Renforcement des mécanismes locaux d’alerte précoce pour la paix et la prévention des conflits dans le Nord du Bénin
23 juillet 2026
Des participants en travaux de groupes réunissant des fonctionnaires de forces de défense et de sécurité et les populations civiles.
Face aux défis sécuritaires croissants dans les régions septentrionales du Bénin, le renforcement des systèmes locaux d’alerte précoce s’impose comme un levier pour prévenir les conflits, promouvoir le dialogue et consolider la paix au sein des communautés.
Du 13 au 17 juillet 2026, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont organisé des sessions de formation au profit des membres des mécanismes locaux d’alerte précoce dans les communes de Bassila, Kouandé, Péhunco et Toukountouna. Cette initiative, soutenue par le Royaume de Norvège dans le cadre du Projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le Corridor Atlantique, a également permis d’accompagner la mise en œuvre des plans d’action élaborés par ces structures communautaires.
Afin de préserver la cohésion sociale et la stabilité des communautés, le PNUD avait déjà appuyé, lors de la première phase du projet, la mise en place de Systèmes Locaux d’Alerte Précoce (SLAP) ainsi que de Comités communaux de paix dans ces quatre communes. Ces mécanismes jouent un rôle stratégique dans la prévention des conflits et le renforcement de la résilience communautaire.
Grâce à leur ancrage local, ils permettent d’identifier rapidement les signes précurseurs de tensions, de recueillir et de transmettre les alertes émanant des populations, puis de favoriser des réponses concertées avant que les différends ne dégénèrent en crises. Ils constituent ainsi un maillon important de l’architecture locale de paix en renforçant la confiance entre les communautés, les autorités locales et les forces de défense et de sécurité.
Dans le cadre de la deuxième phase du projet, financée par le Royaume de Norvège, une attention particulière a été accordée au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs locaux. À cet effet, les membres des mécanismes d’alerte précoce et des Comités communaux de paix ont bénéficié, dans chacune des quatre (4) communes, de formations portant sur l’analyse des conflits, la gestion des alertes communautaires, les techniques de médiation, ainsi que les outils de planification et de suivi des actions de prévention des crises.
Ces sessions ont également permis d’accompagner les participants dans l’actualisation et la mise en œuvre de leurs plans d’action, afin de renforcer leur capacité à anticiper les risques, à promouvoir le dialogue intercommunautaire et à contribuer durablement à la stabilité de leurs communes respectives.
L’initiative a réuni une diversité d’acteurs locaux, notamment des représentants d’associations de femmes, des jeunes, des agriculteurs, des éleveurs, des leaders religieux, des autorités locales, ainsi que des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ont également pris part aux travaux les membres des Systèmes Locaux d’Alerte Précoce (SLAP) et des Comités communaux de paix des quatre communes, ainsi que les représentants du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme, de la Coalition nationale pour la paix et des mairies des jeunes.
Photo de famille des participants à la formation à Kouandé