Discours de Noëlla Richard : renforcer la transparence climatique au Maroc
7 septembre 2026
Discours de Mme Noëlla Richard à l’occasion de l’atelier de lancement et du premier COPIL du projet « Développement du deuxième Rapport biennal de transparence (RBT2) et du rapport combiné de la sixième Communication nationale et du troisième Rapport biennal de transparence (CN6/RBT3) du Maroc »
Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels et autres institutions,
Cher.e.s partenaires,
Cher.e.s collègues,
Je suis très heureuse d’être avec vous aujourd’hui pour le lancement et le premier comité de pilotage de ce projet important, consacré au RBT2 et au rapport combiné 6ème Communication Nationale/RBT3 du Maroc.
Je voudrais commencer par remercier très sincèrement le Département du Développement Durable, partenaire de longue date du PNUD, pour la confiance, la qualité du dialogue et cette collaboration constante au service des priorités du Royaume du Maroc.
Je remercie aussi chaleureusement toutes les institutions et tous les partenaires présents. Votre mobilisation est essentielle, car la transparence climatique se construit ensemble, avec les données, l’expertise et l’engagement de chaque secteur.
Mesdames et Messieurs,
Nous nous retrouvons aujourd’hui dans un contexte climatique qui requiert à la fois de la lucidité et de l’action.
Les toutes dernières données des Nations Unies sont claires : les onze années de 2015 à 2025 ont été les plus chaudes jamais enregistrées, et les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record.
Cette semaine encore, les Nations Unies ont rappelé l’intensification des risques climatiques. Le message du Secrétaire général est simple : chaque fraction de degré compte, pour les vies humaines, les moyens de subsistance, les inégalités et les écosystèmes.
Mais ce constat est aussi un appel à accélérer. Les solutions existent ; elles doivent être mieux coordonnées, mieux financées et mieux suivies. C’est là que la transparence climatique devient centrale.
La transparence, ce n’est pas seulement produire un rapport. C’est disposer des bonnes informations pour mieux comprendre, mieux décider et mieux agir : suivre les émissions, mesurer les progrès, identifier les besoins et orienter les politiques comme les investissements là où ils auront le plus d’impact.
C’est dans cet esprit que le PNUD accompagne le Maroc. Il s’agit bien sûr d’appuyer les rapports attendus dans le cadre de la CCNUCC et de l’Accord de Paris, mais aussi de renforcer durablement les capacités, les systèmes et les mécanismes qui permettront au pays de piloter son action climatique avec des données solides et utiles à la décision.
C’est là que se situe la valeur ajoutée du PNUD : être aux côtés des institutions, apporter une expertise technique, faciliter le dialogue, mobiliser les expériences d’autres pays et veiller à ce que les outils développés soient utiles, appropriés et ancrés dans les priorités du Maroc. L’objectif est de passer progressivement d’un reporting périodique à un système national de transparence robuste et pérenne.
Mesdames et Messieurs,
Et ce projet s’inscrit dans une trajectoire déjà bien engagée. Le Maroc dispose d’un socle solide, construit à travers ses Communications Nationales, ses BUR, son premier Rapport Biennal de Transparence et le projet CBIT, qui a permis de renforcer plusieurs composantes du système national de transparence.
Aujourd’hui, l’enjeu est de capitaliser sur ces acquis : les outils développés, les capacités renforcées, les mécanismes institutionnels mis en place, ainsi que les enseignements du premier RBT et de son examen technique international.
Mais nous le savons tous : au-delà des outils techniques, la réussite de ce projet dépendra surtout de la mobilisation des institutions.
Un bon système de transparence repose sur des données de qualité, mais aussi sur des responsabilités claires, une coordination simple, des mécanismes durables de collecte et de validation, et une culture partagée de l’utilisation des données pour éclairer l’action publique.
C’est cette ambition que nous voulons porter avec vous : faire en sorte que ces rapports reposent de moins en moins sur des efforts ponctuels, et de plus en plus sur un dispositif national permanent et pleinement approprié.
C’est pourquoi votre présence aujourd’hui compte beaucoup. Elle montre que la transparence climatique peut devenir un outil vivant, utile et durable au service des ambitions climatiques du Royaume.
Mesdames et Messieurs,
Notre objectif aujourd’hui est simple : partir sur de bonnes bases.
Il s’agit de bien comprendre ensemble les objectifs, les résultats attendus, les rôles de chacun et le plan de travail, tout en créant les conditions d’une mise en œuvre fluide, coordonnée et utile pour toutes les parties prenantes.
Je vous invite donc à faire de cet atelier un espace de dialogue ouvert et concret. Vos recommandations et vos propositions seront essentielles pour que ce projet soit bien lancé, pleinement approprié et utile dans la durée.
Au nom du PNUD, je veux redire notre engagement à rester aux côtés du Maroc, avec humilité, exigence et la conviction que des institutions fortes, des données fiables et des partenariats solides sont essentiels pour une action climatique plus ambitieuse et plus résiliente.
Je voudrais enfin remercier toutes les équipes qui ont préparé ce lancement, au sein du Département du Développement Durable, du PNUD et des institutions partenaires. Ce premier comité de pilotage est aussi l’occasion de saluer le travail déjà engagé et l’esprit de collaboration qui nous réunit.
Je nous souhaite un excellent atelier, des échanges francs et constructifs, et une mise en œuvre réussie de ce projet important pour le Maroc et pour l’agenda climatique que nous portons ensemble.
Je vous remercie.
Un bon système de transparence repose sur des données de qualité, mais aussi sur des responsabilités claires, une coordination simple, des mécanismes durables de collecte et de validation, et une culture partagée de l’utilisation des données pour éclairer l’action publique.