Reconstruire plus fort et plus résilient après le passage du cyclone Gezani

20 juillet 2026

À Toamasina, le rapport d'Évaluation des Besoins Post-Catastrophe (Post-Disaster Needs Assessment, PDNA) ainsi que le cadre de relèvement qui en découle ont été présentés aux institutions nationales, aux partenaires techniques et financiers et aux acteurs régionaux, marquant une nouvelle étape dans le processus de reconstruction post-cyclone Gezani. Cette présentation s'inscrit dans le processus de relèvement post-cyclone Gezani, porté conjointement par le Gouvernement de Madagascar, le Système des Nations Unies, l'Union européenne, ainsi que la Banque mondiale et l'ensemble des partenaires techniques et financiers mobilisés à Toamasina.

Une feuille de route au-delà des chiffres

Au-delà des chiffres sur les dommages et les pertes causés par le cyclone, ce rapport constitue avant tout une feuille de route opérationnelle. Il doit permettre de guider les priorités d'action, de renforcer la préparation des communautés face aux futurs chocs climatiques et de garantir une reconstruction inclusive et durable. Le PDNA prépare l'avenir en identifiant les besoins de relèvement et les actions nécessaires pour reconstruire mieux, plus durablement et de manière plus résiliente.

L'objectif affiché est clair : s'assurer que chaque besoin identifié soit pris en compte, en veillant à ne laisser personne de côté dans le processus de relèvement.

« Nous disposons désormais d'éléments consolidés sur les dommages, les pertes et les besoins de relèvement. Ces résultats nous permettent de progresser vers la finalisation du rapport PDNA consolidé et du cadre de relèvement que nous avons le plaisir de vous présenter aujourd'hui », a déclaré Monsieur Razafimandimby John Heriniandry, Directeur Général Adjoint du BNGRC.

Au-delà de l'évaluation des dommages et des pertes, le PDNA prépare l'avenir en identifiant les besoins de relèvement et les actions nécessaires pour reconstruire mieux, plus durablement et de manière plus résiliente.

La force du partenariat

Cette démarche repose sur un partenariat multi-acteurs solide. Le Système des Nations Unies à Madagascar, à travers le PNUD et ses agences sœurs, accompagne le Gouvernement malagasy, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), la Cellule de prévention et d'appui à la gestion des urgences (CPGU), ainsi que l'Unité de coordination pour la Reconstruction de Toamasina. Les échanges entre experts, institutions publiques et partenaires ont permis d'affiner les recommandations et de construire une vision commune pour un relèvement coordonné, inclusif et durable.

« Notre travail avec le PDNA n'est donc pas seulement d'évaluer les effets de ce désastre, mais aussi d'engager une réflexion et de nous poser la question : pourquoi étions-nous si vulnérables ? Existe-t-il des moyens de réduire cette vulnérabilité et, par conséquent, de renforcer notre résilience ? C'est un élément sur lequel je vous invite à réfléchir », a déclaré Monsieur Roberto Schiliro, Chef de coopération auprès de la Délégation de l'Union européenne à Madagascar.

Ensemble pour un avenir plus résilient. Cette photo illustre l'engagement de toutes les parties prenantes mobilisées pour finaliser le rapport PDNA et le cadre de relèvement de Madagascar.

Vers une reconstruction inclusive et durable

« Ce travail n'est pas un exercice technique isolé. Il porte la voix des communautés sinistrées de l'Atsinanana et des autres régions affectées. Il s'inscrit pleinement dans le mandat collectif du Système des Nations Unies et de nos partenaires à Madagascar, au croisement des enjeux de gouvernance et de résilience. Il incarne, très concrètement, notre engagement commun aux côtés du Gouvernement malagasy pour une reconstruction qui ne laisse personne de côté », a déclaré Jean-François Dubuisson, Représentant Résident adjoint du PNUD Madagascar.

Le relèvement est un effort collectif réunissant ainsi les principaux bailleurs et institutions engagés dans le relèvement de la région Atsinanana. Ce travail est mené main dans la main avec des partenaires clés, le BNGRC, la CPGU, la Banque mondiale, l'Union européenne, ainsi que de nombreux acteurs, qui accompagnent Madagascar dans le renforcement de sa résilience face aux catastrophes.

En articulant évaluation rigoureuse des besoins et cadre de relèvement, cette étape pose les bases d'une reconstruction qui dépasse le simple retour à la normale. Il s'agit, pour Madagascar et ses partenaires, de bâtir une résilience durable face aux chocs climatiques à venir, en plaçant les communautés les plus affectées au cœur de la réponse.