Festival Amani : des voix venues de l’Est pour témoigner de la résilience et porter le plaidoyer
19 avril 2026
Des délégués des ONG et Associations de mise en oeuvre du Plan de réponse à la crise de l'Est présentent leurs réalisations
Ils/elles ont fait le tour du monde pour être présent (e)s au Festival Amani à Lubumbashi. Il s’agit bien des partenaires du PNUD-RDC dans la mise en œuvre du Plan de réponse à la crise de l’Est. De Goma à Lubumbashi en passant par Addis Abeba, les délégués de RAPDFEM (Réseau d'Associations pour la Promotion des Droits de la Femme), ADAP (Association des démographes et analystes des populations), l’UNIGO ( Université de Goma) et de la CAPT (Coopérative Agro-pastorale Tuungane) ont démontré que c’est possible de se reconstruire après la crise. Ils ont porté la voix des communautés de l’Est et ont partagé leurs réussites en matière de résilience et cohésion sociale, leadership et autonomisation des femmes, renforcement des capacités et formation, entreprenariat et innovation.
Sifa Anifa présente les réalisation de l'Association de Démographes et Analystes de Populations dans le cadre du Plan de réponse
De son côté, l’ADAP a mis en avant ses résultats concrets : « Nous avons formé 30 femmes en leadership, 130 en activités génératrices de revenus, créé 6 Associations Villageoises et formé 100 relais communautaires. Ces actions ont permis de générer 130 emplois et de mener 295 sensibilisations malgré l’insécurité. Le Festival Amani a été pour nous un espace fort de connexion, de plaidoyer et d’espoir partagé », a déclaré Anifa Sifa responsable de l'ADAP.
L'ADAP forme les femmes à la Coupe et couture, à la savonnerie, au petit commerce, au tissage, à la coiffure et l'agriculture...pour les rendre autonome
Pour Éphrem Zihalirwa, Chef de projet de cohésion sociale PNUD-UkAid et représentant du RAPDFEM (Réseau d'Associations pour la Promotion des Droits de la Femme), « La participation au Festival Amani a été une expérience constructive et d’espoir. Elle nous a permis de porter la voix des communautés et de partager sur les efforts de cohésion sociale dans les zones affectées par les conflits armés de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo. »
Éphrem Zihalirwa, Chef de projet de cohésion sociale Pnud-UkAid présente ses résultats au Chef économiste global du Bureau des affaires étrangères et du Commonwealf
L’Université de Goma a insisté sur le rôle de la recherche et du plaidoyer : « Notre présence au dialogue public aux côtés du PNUD et des bailleurs comme la Suède et le Royaume-Uni s’inscrit dans une perspective de démocratisation de la réponse humanitaire. Nous plaidons pour l’intégration de la recherche scientifique afin de rendre les interventions plus efficaces et pertinentes face aux crises complexes à l’Est », a affirmé un représentant de l’UNIGO.
Éric Kambale , Directeur de Cabinet du Recteur de l’université de Goma a modéré le panel dédié au PNUD sur la cohésion sociale et la résilience
La Coopérative Agro-Pastorale Tuungane « CAPT » a plaidé pour les femmes et filles victimes des conflits à l’Est de la RDC. Avec l’appui du PNUD-RDC, elle a présenté ses réussites : les activités génératrices des revenus individuelles et collectives, mise en place de l’association villageoises d’épargne et de crédit , l’octroi de cash for work via HIMO, cohésion sociale et leadership féminin. Les artisanats et fromages produits par les femmes de Masisi témoignent de leur résilience. « Nous remercions le PNUD pour avoir porté notre voix auprès des partenaires et bailleurs », a déclaré David Ngufu responsable de la CAPT.
Les femmes sont financièrement autonomes grâce aux activités génératrices de revenu