BIOFIN : vers un financement durable de la biodiversité – lancement opérationnel du Comité de pilotage en RCA

15 janvier 2026

Les acteurs publics, privés et de la société civile réunis à Bangui à l’occasion de la première réunion du Comité de pilotage BIOFIN et de l’atelier de consultation pour l’Analyse des politiques et institutions, les 13 et 14 janvier 2026.

PNUD Centrafrique / Anaïs Ariane Alatan-Bally

Les 13 et 14 janvier 2026, la République centrafricaine a franchi une étape dans la structuration du financement de la biodiversité avec la tenue de la première réunion du Comité de pilotage de l’Initiative de financement de la biodiversité (BIOFIN), couplée à un atelier de consultation des acteurs nationaux. Cette rencontre, organisée à Bangui avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement, marque le lancement opérationnel d’un processus stratégique visant à intégrer durablement la biodiversité dans les politiques publiques et les mécanismes de financement nationaux.

Dotée d’un patrimoine naturel exceptionnel, la République centrafricaine fait face à une pression croissante sur ses écosystèmes, exacerbée par le sous-financement chronique du secteur environnemental. Malgré l’importance de la biodiversité pour la sécurité alimentaire, la résilience des populations et le développement économique, les ressources allouées à sa protection demeurent limitées et fortement dépendantes de l’aide extérieure.

C’est pour répondre à ce défi structurel que l’initiative BIOFIN a été lancée dans le pays en septembre 2025. Présente dans plusieurs pays à travers le monde, cette initiative soutient les gouvernements dans l’analyse de leurs cadres politiques et institutionnels, l’évaluation des dépenses existantes en faveur de la biodiversité et l’identification de mécanismes de financement innovants, adaptés aux réalités nationales.

Pour plus d'informations sur le lancement de l'initiative BIOFIN, le communiqué de presse publié à cette occasion est disponible ici. 

La réunion du Comité de pilotage a permis de présenter l’état d’avancement du projet, de valider la feuille de route technique ainsi que le plan de travail annuel, et de clarifier les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Ce cadre de gouvernance constitue un levier essentiel pour garantir l’appropriation nationale du processus et assurer la cohérence des actions à venir.

En parallèle, l’atelier de consultation a réuni des représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile, du monde académique et des partenaires techniques et financiers autour de la consolidation de l’Analyse des politiques et institutions (API). Cette analyse vise à identifier les forces et faiblesses du cadre institutionnel existant, les incohérences ou chevauchements éventuels, ainsi que les opportunités de réforme nécessaires pour améliorer l’efficacité de l’action publique en faveur de la biodiversité.

Au-delà des échanges techniques, cette rencontre a surtout posé les bases d’un dialogue multisectoriel indispensable à la mobilisation de financements durables. En associant l’ensemble des acteurs concernés, BIOFIN ambitionne de faire de la biodiversité un enjeu transversal, pleinement intégré aux décisions économiques, budgétaires et de développement du pays.

Les travaux engagés à Bangui ouvrent ainsi la voie à l’élaboration progressive d’un Plan national de financement de la biodiversité, étape clé pour transformer les engagements politiques en actions concrètes et durables au bénéfice des générations présentes et futures.