À Bossangoa, le Président de la RCA découvre une mairie au service des citoyens, réhabilitée avec le financement de l’Union européenne et l’appui du PNUD

24 avril 2026

Photo de famille à l'issue de la visite de la Mairie de Bossangoa. Au centre le Président de la RCA entouré du Président de l'Assemblée NAtionale, du Premier Ministre de la RCA, des membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des autorités locales, ainsi que des représentants des communautés de Bossangoa.

Photo : PNUD Centrafrique / Alexia Sanzey G.

En visite à Bossangoa le 23 avril 2026, le Président de la République Centrafricaine a découvert la mairie de la ville, entièrement réhabilitée dans le cadre du Programme de stabilisation mis en œuvre par le PNUD avec le financement de l’Union européenne.

Un retour sur site hautement symbolique : c’est ici même qu’il avait, en octobre 2024, lancé les travaux de réhabilitation de cette infrastructure clé pour la vie administrative locale.

Près d’un an et demi plus tard, le bâtiment se dresse à nouveau, modernisé et fonctionnel, témoignant des progrès concrets accomplis en matière de relèvement et de restauration des services publics dans la préfecture de l’Ouham.

D’un bâtiment dégradé à une infrastructure moderne et fonctionnelle

Avant les travaux, la mairie de Bossangoa se trouvait dans un état de dégradation avancé, conséquence de plusieurs années de crises et de manque d’entretien.

L’intervention a permis une réhabilitation complète du bâtiment, incluant la construction de latrines, l’installation de panneaux solaires ainsi que la mise en place d’un château d’eau. Désormais, les services municipaux disposent de bureaux adaptés, facilitant le travail administratif et l’accueil des usagers.

Au-delà de l’amélioration des infrastructures, c’est toute l’organisation du travail qui a été renforcée, avec des espaces dédiés à chaque service et des conditions propices à une meilleure coordination.

Un projet global pour renforcer l’état civil et la justice

La réhabilitation de la mairie s’inscrit dans un projet plus large de modernisation de la gestion de l’état civil et des services judiciaires à Bossangoa.

Dans ce cadre, le Tribunal de Grande Instance (TGI) a également été réhabilité et équipé, avec notamment la construction d’une salle d’audience fonctionnelle. Un véhicule a été mis à disposition pour faciliter la tenue d’audiences foraines à travers la préfecture.

Ces investissements répondent à un enjeu majeur : permettre aux populations d’accéder à des documents d’état civil essentiels, condition indispensable pour exercer leurs droits fondamentaux.

Des impacts concrets pour les populations

Grâce aux audiences foraines organisées dans plusieurs localités de l’Ouham, plus de 1 700 jugements supplétifs et actes de reconstitution ont déjà été délivrés, permettant à de nombreux citoyens de retrouver une identité administrative.

Ces documents ouvrent l’accès à des services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’obtention de la carte nationale d’identité ou encore l’inscription sur les listes électorales.

Par ailleurs, des registres d’état civil ont été distribués à plusieurs communes afin de renforcer les capacités d’enregistrement des faits d’état civil au niveau local. Dans ce cadre, la maternité de l’Hôpital Universitaire de Bossangoa a également reçu un lot de registres destinés à la déclaration des naissances, préalable indispensable à l’établissement des actes de naissance.

Des sessions de formation ont également été organisées à l’intention des agents de la mairie, du tribunal et des structures sanitaires afin de renforcer leurs capacités en matière de gestion et d’archivage des documents.

En parallèle, des campagnes de sensibilisation sont menées pour informer les populations sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil.

Une approche globale pour restaurer le lien entre l’État et les citoyens

Au-delà des infrastructures, le projet repose sur une approche intégrée combinant investissements matériels, renforcement des capacités et sensibilisation des communautés.

L’objectif est clair : améliorer l’accès aux services d’état civil, notamment pour les groupes les plus vulnérables, et contribuer à restaurer le contrat social entre l’État et les citoyens .

En facilitant l’accès à des services publics fiables et inclusifs, cette initiative participe au renforcement de la gouvernance locale, à la consolidation de la paix et à la restauration de la confiance entre les populations et les institutions.

Un modèle pour une mise à l’échelle nationale

Financé par l’Union européenne à hauteur d’un million d’euros et mis en œuvre par le PNUD avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels, dont le Ministère de l’Administration du Territoire et les autorités locales de l’Ouham, ce projet constitue aujourd’hui un exemple concret des résultats pouvant être obtenus grâce à une approche coordonnée.

Il offre ainsi des perspectives pour une extension à d’autres régions du pays, afin de renforcer durablement l’accès des citoyens centrafricains à leurs droits fondamentaux.

La prochaine étape de cet appui portera sur la fourniture d’équipements informatiques et la formation du personnel de la mairie, du Tribunal de Grande Instance et des structures sanitaires à la numérisation des documents d’état civil, contribuant à moderniser davantage les services et à sécuriser les données administratives.