Renforcement de la sécurité des populations : : le PNUD et l’ABPC fédèrent les institutions béninoises autour d’une réponse intégrée

19 mai 2025
Group of people posing in front of a building, holding a large banner.

Photo de famille des participants à l'atelier de renforcement de capacités

Photo: PNUD Bénin

Du 28 au 30 avril 2025 à Porto-Novo, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec l’Agence Béninoise de Protection Civile (ABPC), a organisé un atelier technique et stratégique visant à renforcer les capacités des institutions nationales en matière de collecte, de contrôle, de destruction et de gestion sécurisée des armes légère de petit calibre et des munitions.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Facilité de prévention, porté par le PNUD avec le soutien financier des Gouvernements du Danemark, du Luxembourg et de la République de Corée. 

A l’ouverture des travaux de l’atelier, le Représentant Résident Adjoint du PNUD au Bénin, M. Elhadj Oumar Diallo a réaffirmé la volonté du PNUD de poursuivre la dynamique d’accompagnement technique, en synergie avec les autorités béninoises et les partenaires internationaux, pour contribuer à un Bénin plus sûr, plus stable et plus résilient face aux défis sécuritaires contemporains.

En effet, la crise sécuritaire régionale, en particulier dans le Sahel, a favorisé une intensification préoccupante de la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, dont le Bénin. En raison de sa proximité géographique avec des pays fortement touchés par l’insécurité — notamment le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et le Togo — le nord du Bénin est devenu un corridor vulnérable à la circulation illicite d’armes, de munitions et de composants d’engins explosifs improvisés (EEI).

Depuis 2019, les groupes armés terroristes opérant dans la région ont accru leur capacité d’action grâce à un accès facilité aux armements, souvent obtenus par détournement, contrebande ou à travers des réseaux criminels transnationaux. Cette prolifération alimente les violences, met en péril la stabilité des communautés locales et fragilise les forces de défense et de sécurité. Au Bénin, bien que les données précises sur le nombre d'armes en circulation soient limitées, les autorités reconnaissent les conséquences que peuvent avoir une telle situation sur la sécurité humaine.

Face à cette menace croissante, le renforcement des institutions chargées du contrôle, de la traçabilité et de la gestion sécurisée des armes apparaît comme une priorité stratégique. Il s’agit non seulement d’endiguer l’expansion des flux illicites, mais aussi de consolider les efforts de prévention de l’extrémisme violent et de sécurisation du territoire national.

Un engagement collectif au service de la sécurité nationale

L’atelier a réuni des représentants de l’Agence béninoise de protection civile, des forces de défense et de sécurité, des douanes, du ministère de la Justice, ainsi que des organisations de la société civile. Les participants ont bénéficié de sessions interactives portant sur les cadres juridiques, les normes internationales de gestion des armes, et les meilleures pratiques en matière de stockage, de transport sécurisé, de destruction contrôlée et de traçabilité des ALPC.

Cette rencontre a permis de :

  • Renforcer les compétences techniques des acteurs nationaux concernés par la gestion des armes et des munitions.
  • Favoriser une meilleure coordination interinstitutionnelle pour une réponse nationale intégrée face aux menaces liées à la prolifération des ALPC.
  • Élaborer des stratégies communes pour prévenir la circulation illicite des armes et renforcer la sécurité des populations.

Au-delà du renforcement de capacités, cette activité a favorisé un espace de dialogue stratégique entre institutions. Elle a contribué à fédérer les efforts nationaux autour d’une vision commune de la sécurité, ancrée dans les principes de prévention, de résilience et de protection des populations.