Discours de Marie DIMOND, Représentant Résident Adjoint à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté à l’Université d’Antananarivo

17 octobre 2018

Marie Dimond, Représentant Résident Adjoint au Programme du PNUD lors de son allocution.

(Liste protocolaire)

C’est pour nous, le PNUD, un grand plaisir de nous retrouver à l’Université d’Antananarivo pour marquer avec vous la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.
L’élimination de la pauvreté et le développement humain durable sont au cœur de notre mandat en tant qu’agence du Système des Nations Unies.


Le PNUD forge des partenariats à tous les niveaux de la société pour aider à construire des nations résilientes, afin de mener à bien une croissance qui améliore la qualité de vie de chacun. Présents dans plus de 170 pays et territoires, nous offrons une perspective mondiale et des connaissances locales au service des peuples et des nations.


C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles, nous nous sommes associés avec l’Université d’Antananarivo et des associations des jeunes pour marquer cette journée internationale clé pour les Nations Unies.


L’Université est le berceau par excellence des connaissances qui forgent les jeunes à devenir des citoyens actifs dans leurs communautés, dont certains participeront aux débats de cet après-midi.


A travers cette initiative, nous avons en particulier choisi de donner la voix aux jeunes et aux citoyens qui ont des initiatives déjà en cours et à des praticiens de développement pour témoigner de leurs actions en faveur du développement et de l’éradication de la pauvreté afin d’inspirer d’autres jeunes, d’autres acteurs à l’action.


Nous sommes confiants qu’en chacun de nous qui sommes présents ici, il existe cette étincelle qui ne veut que s’enflammer pour mieux contribuer au changement, surtout comme les jeunes jouent un rôle fondamental dans le développement de leur nation.


Mesdames et Messieurs


L'Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 17 octobre comme étant la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, et elle a invité tous les États à consacrer cette journée à la présentation et à la promotion d'activités concrètes, en fonction de leur contexte national, visant à éliminer la pauvreté et la misère. L’élimination de la pauvreté reste comme vous le savez, un défi majeur à Madagascar, avec un taux de pauvreté et d’extrême pauvreté parmi les plus élevés du monde.
Aujourd’hui, avec le thème international « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés », nous mettrons l’accent sur des solutions, des activités concrètes qui peuvent inspirer à plus d’actions. A noter qu’une condition sine qua non est l’adhésion de l’Etat aux principes de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.


Permettez moi, Mesdames et Messieurs de partager avec vous un extrait du message du Secrétaire général de l’ONU M. Antonio Guterres, à l’occasion de cette journée. Je cite :
“Il y a 25 ans, le monde célébrait la première Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Depuis lors, près d’un milliard de personnes ont échappé à la pauvreté, grâce à la volonté des dirigeants politiques, au développement économique sans exclusion et à la coopération internationale.
Toutefois, il y a encore de nombreux laissés-pour-compte, et plus de 700 millions de personnes se trouvent dans l’incapacité de satisfaire à leurs besoins quotidiens essentiels. Nombre d’entre elles vivent dans des situations de conflit et de crise ; d’autres se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’accéder aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi, et donc de profiter du développement économique en général. Et les femmes sont touchées de manière disproportionnée.
L’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, comme cela est énoncé dans l’objectif 1 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, est l’un des principaux défis auxquels le monde est confronté et l’une des grandes priorités de l’Organisation des Nations Unies.
En cette année, qui marque le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, rappelons-nous que l’élimination de la pauvreté n’est pas un acte de charité mais une question de justice. Il existe un lien fondamental entre l’élimination de l’extrême pauvreté et l’égalité des droits pour tous.
Il faut écouter les millions de personnes vivant dans la pauvreté et le dénuement le plus complet partout dans le monde, lutter contre les rouages du pouvoir qui empêchent leur inclusion dans la société et mettre fin aux humiliations qu’elles subissent. Nous devons instaurer une mondialisation juste, offrant de nouvelles perspectives à tous, et faire en sorte que les avancées technologiques rapides viennent renforcer les mesures que nous prenons en vue d’éliminer la pauvreté. En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, faisons la promesse de respecter l’engagement que nous avons pris de ne pas faire de laissés-pour-compte et qui est au cœur du Programme 2030.” Fin de citation.


Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention.

(seul le prononcé fait foi)