Discours de Dr Edward A. Christow, Représentant résident du PNUD lors de la Cérémonie de remise de capteurs de suivi de la qualité de l’air

18 mars 2026
" Grâce à ces capteurs, les autorités disposeront d’outils scientifiques pour mieux surveiller la qualité de l’air. Les chercheurs et les institutions pourront analyser les données pour mieux comprendre l’évolution de la pollution. Les citoyens pourront également être informés et sensibilisés aux risques liés à la pollution atmosphérique ".
Dr. Edward A. Christow, Représentant résident du PNUD

(Liste Protocolaire) 

Je suis très honoré d’être parmi vous aujourd’hui au centre Akamasoa pour cette cérémonie importante consacrée à la remise de matériels de suivi de la qualité de l’air.

Je remercie chaleureusement le Gouvernement de Madagascar, à travers le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, pour son engagement constant en faveur de la protection de l’environnement et de la santé des populations. Je tiens également à saluer la présence des partenaires et des communautés locales, dont l’implication est essentielle pour relever les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.

Aujourd’hui, le monde fait face à trois grandes crises environnementales interconnectées : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. Parmi celles-ci, la pollution de l’air constitue l’une des menaces les plus graves pour la santé humaine.

Mesdames et Messieurs,

Imaginez la ville d’Antananarivo. Une ville dynamique, animée par le mouvement de sa population, de ses marchés et de ses activités. Pourtant, derrière cette vitalité se cache une réalité de plus en plus préoccupante : la dégradation progressive de la qualité de l’air.

Chaque jour, plusieurs facteurs contribuent à cette situation. Le trafic routier, de plus en plus dense, mais aussi vieillissement du parc automobile. Dans de nombreux ménages, l’utilisation du charbon de bois et du bois de chauffe demeure une pratique courante pour la cuisson, ce qui accentue encore les émissions de fumée et de particules fines. 

À cela s’ajoutent certaines activités industrielles et la proximité de zones fortement exposées à la pollution, qui aggravent les risques environnementaux auxquels la ville est confrontée.

Face à ces défis, une question essentielle se pose : Comment agir efficacement sans comprendre précisément l’ampleur du problème ? Pour protéger notre environnement et la santé des habitants, il devient indispensable de mesurer et d’analyser la pollution de l’air. Car, en réalité, on ne peut pas gérer ce que l’on ne mesure pas.

Mesdames et Messieurs,

C’est précisément l’objectif des capteurs de suivi de la qualité de l’air que nous remettons officiellement aujourd’hui. 

Ces capteurs permettront de collecter des données fiables sur les niveaux de pollution atmosphérique dans la ville d’Antananarivo mais aussi àTamatave où une partie de ces capteurs sera également installé. Ils permettront d’identifier les zones les plus exposées et les périodes où la pollution est la plus élevée. Ces informations sont essentielles pour orienter les politiques publiques et les actions de protection de l’environnement. 

Grâce à ces capteurs, les autorités disposeront d’outils scientifiques pour mieux surveiller la qualité de l’air. Les chercheurs et les institutions pourront analyser les données pour mieux comprendre l’évolution de la pollution. Les citoyens pourront également être informés et sensibilisés aux risques liés à la pollution atmosphérique.

Ces capteurs de suivi de la qualité de l’air constitue donc une étape importante pour renforcer le dispositif national de surveillance environnementale.  L’initiative menée aujourd’hui est un exemple concret d’action locale pour un impact global. Elle montre que la protection de l’environnement est l’affaire de tous. Les autorités publiques, les partenaires techniques, le secteur privé et les communautés doivent agir ensemble. Et cette collaboration contribuera directement à des résultats concrets et à l’atteinte de plusieurs Objectifs de Développement Durable.

Mesdames et Messieurs,

Au nom du Programme des Nations Unies pour le développement, je réaffirme notre engagement à accompagner Madagascar dans ses efforts pour un développement durable, inclusif et respectueux de l’environnement.

Ensemble, nous pouvons construire une ville qui respire mieux, une ville plus verte et plus saine pour tous.

Je vous remercie pour votre aimable attention.