PNUD : renforcer les capacités des magistrats du Burundi pour mieux protéger les droits humains dans le contexte du VIH, du genre et la santé sexuelle et reproductive

15 septembre 2026
PNUD :  renforcer les capacités des magistrats du Burundi pour mieux protéger les droits humains dans le contexte du VIH, du genre et la santé sexuelle et reproductive

Les participants de différentes provinces à la formation des magistrats pour mieux protéger les droits humains

PNUD Burundi 2026 / Daniella Ninteretse

Par Daniella Nintereste

Burundi, La lutte contre le VIH ne se limite pas aux interventions sanitaires. Elle nécessite également un environnement juridique et social favorable qui protège les droits humains, combat la stigmatisation et favorise un accès équitable aux services, tout en favorisant la bonne santé et le bien-être des personnes les plus touchées par la maladie.

C’est dans cette perspective que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec l’appui financier du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, a organisé, des sessions de renforcement des capacités des magistrats sur le VIH, les droits humains, le genre et la santé sexuelle et reproductive (SSR).

Tenues notamment à Cibitoke, Muramvya et Bubanza, ces sessions ont offert aux magistrats un espace d’apprentissage, d’échange et de réflexion sur leur rôle dans la protection des droits des personnes vivant avec le VIH et des populations les plus marginalisées. 

La justice au cœur de la réponse au VIH

Les magistrats, en tant que garants de l’État de droit, jouent un rôle essentiel dans l’application impartiale de la loi, l’accès à la justice et la protection des personnes vulnérables. Dans le contexte du VIH, le renforcement de leurs capacités contribue à mieux prendre en compte les situations de stigmatisation et de discrimination auxquelles certaines populations vulnérables sont confrontées dans l’accès aux services sociaux de base. 

Bernard BIZIMINA, Conseiller du Ministre de la Justice, témoigne :

« Cette formation nous a permis d’approfondir nos connaissances sur le VIH, le genre, la santé sexuelle et reproductive et les cadres juridiques relatifs à la protection des droits humains. Les magistrats ont un rôle essentiel à jouer dans la protection des personnes vivant avec le VIH, encore confrontées à la stigmatisation et à la discrimination. Au regard de l’engouement des participants, nous souhaitons que ces sessions se poursuivent et touchent l’ensemble des magistrats du pays. »

Approfondir les connaissances et mieux comprendre le cadre légal

Les sessions ont permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur plusieurs thématiques : les orientations stratégiques nationales de lutte contre le VIH, le cadre légal burundais et la loi spéciale portant protection des personnes vivant avec le VIH, les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH, le genre, l’identité de genre, la lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre ainsi que les principes de la santé sexuelle et reproductive.

Les échanges ont également porté sur la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles, ainsi que la protection des droitsdes populations vulnérables et marginalisées. 

Une attention particulière a été accordée aux différents cadres juridiques de protection des droits humains et à leur importance dans l’exercice des responsabilités des magistrats.

Une approche participative basée sur les réalités du terrain

La formation a privilégié une approche participative et interactive, combinant échanges d’expériences, discussions guidées, travaux de groupe et études de cas inspirées de situations réelles. 

Cette démarche a favorisé le partage d’expériences entre participants et une réflexion sur les pratiques professionnelles permettant de promouvoir davantage la non-discrimination, l’égalité de genre et le respect de la dignité humaine.

Au-delà de l’acquisition de nouvelles connaissances, les sessions ont ainsi constitué un cadre de dialogue sur le lien entre la santé et les droits humains, le rôle de la justice dans la protection des personnes vivant avec le VIH et des autres populations vulnérables et marginalisées.  La formation a renforcé le lien entre la protection des droits humains pour tous et la santé ainsi que le bien-être de l'ensemble de la population du Burundi.

Vers une justice plus inclusive

L’initiative prévoit également une démultiplication des connaissances, les participants étant encouragés à partager les acquis de la formation avec leurs pairs. 

À travers ces sessions, le PNUD et le Fonds Mondial contribuent au renforcement des capacités du secteur judiciaire et à la promotion d’un environnement plus favorable à la protection et la promotion des droits humains.

Cette démarche rappelle que la réponse au VIH est une responsabilité partagée. Protéger les droits, lutter contre la stigmatisation, la discrimination et renforcer les capacités des acteurs de la justice, c’est contribuer à une réponse au VIH plus efficace, inclusive et équitable.