Le PNUD appuie le Burundi pour mettre en place la stratégie nationale de lutte contre la corruption

22 décembre 2025
Le PNUD appui le Burundi pour mettre en place la stratégie nationale de lutte contre la corruption

Le Président de la République adresse son allocution lors de l'atelier de validation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption

©UNDP Burundi/Gakuba Landry, 2025

Par GAKUBA Landry 

En vue de mettre fin à la corruption, avec l'appui du PNUD, le Gouvernement du Burundi, à travers l’Inspection Générale de l’Etat a organisé du 17 au 18 décembre, à Gitega, un atelier de validation du document de “Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption”. 

 

Afin montrer l'importance que le Gouvernement attache à la lutte contre ce fléau, l'ouverture de cet atelier a été placé sous le haut du Président de la République du Burundi, S.E Evariste Ndayishimiye, qui, dans son discours de circonstance a exhorté les leaders à être de bons serviteurs et non de simples employés de l’Etat, à jouer pleinement leur triple rôle de parents, gardiens et visionnaires vis-à-vis de la population pour son développement.

 

Le Président Ndayishimiye, a indiqué que ce document est un projet phare pour l’Etat car pour lui, il constitue son pari à gagner de voir les biens de l’Etat servir entièrement la population et non les poches individuelles, a-t-il énergiquement souligné lors de cet atelier.

 

Le Président de la République a rappelé que le manque de l’Ubuntu (philosophie encrée dans la culture burundaise qui prône les valeurs humaines supérieures) est la source de la corruption. Il a exhorté vivement les leaders à adhérer à ce concept sacré qui renvoie à l’amour, la solidarité et le respect des biens d’autrui, des caractéristiques sur lesquelles se fonde le solide socle pour éradiquer la corruption.

La Représentante résidente du PNUD au Burundi, Mme Emma N’gouan - Anoh a, quant à elle, souligné que la corruption est un phénomène mondial qui constitue un frein majeur à la transformation structurelle et économique, au développement durable et à l’émergence des pays. Elle a tenu à préciser qu'en validant cette Stratégie, le Burundi aura aujourd'hui tourné une page et ouvert une nouvelle ère, une ère où l’Ubuntu redevient la norme, où l’intégrité guide l’action publique, où les institutions délivrent des résultats et où chaque franc public est protégé et orienté vers le bien commun. "Cette stratégie que vous allez valider aujourd’hui est plus qu’un document, il s’agit d’un contrat de confiance que vous allez signer avec la population Burundaise.”, a dit Mme Emma

 

A son tour, l’Inspecteur Général de l’Etat M. Élisé Ndaye, a tenu d’abord à spécifier que la rédaction de ce document émane de l’initiative du Président Evariste Ndayishimiye. Il a rappelé que ce document est un résultant d'une large concertation car pour sa formulation, à toutes les étapes de ce processus du début à ce jour de validation ayant nécessité les contributions substantives d’équipes multisectorielles.

 

M. Ndaye a aussi relevé la cohérence des six objectifs de la stratégique qui permettent de répondre aux enjeux et aux défis :

1. La restauration de l’Ubuntu et l’esprit patriotique dans la gestion publique, car la lutte contre la corruption est avant tout question de changement de mentalité et de mise en avant de valeurs positives, 

2. Le renforcement du cadre légal et institutionnel parce que tout doit se faire dans un cadre respectueux de l’état de droit,

3. L’éradication de l’impunité parce qu’au-delà des sensibilisations, il faut punir ceux qui transgressent les lois de manière exemplaire, afin de décourager toute tentative de corruption ;   

4. La promotion de la transparence et de la redevabilité. Pour cela, la digitalisation des services et des processus pourra être un levier efficace. 

5. L’impulsion de la synergie des intervenants et le partenariat, c’est-à-dire le concours de tous - un chacun, y compris les populations elles-mêmes, ainsi enfin,

6. La mise en place d’un système de coordination et de suivi - évaluation robuste

Les deux jours de travaux se sont clôturés avec la validation du document par les participants. La mise en œuvre de cette stratégie permettra d’atteindre les deux premiers piliers de la Vision 2040-2060, à savoir, l’Engagement de l’Etat et l’Efficacité Economique. Les deux piliers sont en effet les pierres angulaires pour l’émergence et le développement du Burundi, car aucun autre objectif de la vision ne pourrait être atteint si la gestion des ressources et de la chose publique n’est pas assainie.