Les acteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se mobilisent pour renforcer l’action antimines humanitaire

27 août 2026
Group of formally dressed people posing outside a peach-colored building with a circular emblem.

Photo de famille des participants à l'atelier de la plateforme africaine d'action contre les mines au Bénin

Photo: PNUD Bénin

Les mines et restes explosifs de guerre continuent de menacer des vies humaines, de freiner le développement économique et de compromettre la stabilité de nombreuses communautés africaines. Réunis à Ouidah, au Bénin, du 25 au 28 août 2026, les acteurs de l’action antimines d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont échangé leurs expériences et renforcé leur coopération, afin d’accélérer les efforts en faveur de la sécurité humaine, de la paix durable et du développement.

Cette rencontre a été coorganisée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS), le Centre cambodgien de lutte antimines (CMAC) et le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD). Elle a réuni les directeurs et cadres supérieurs, des autorités nationales chargées de l’action antimines du Sénégal, de la République démocratique du Congo (RDC), de la République centrafricaine (RCA), de la Mauritanie, du Tchad et du Nigéria. 

L’objectif était de renforcer la coopération régionale et l’apprentissage entre pairs en Afrique francophone à travers le partage d’expériences, de bonnes pratiques, de leçons apprises et des défis rencontrés dans la lutte antimines. Cette dynamique contribue à bâtir une plateforme africaine plus résiliente et plus efficace.

Les travaux de l’atelier se sont articulés autour de quatre (4) axes majeurs. Le premier a été consacré à des présentations portant sur l’initiative japonaise en matière d’action antimines humanitaire, l’évolution du CMAC, les questions d’appropriation nationale, ainsi que la collaboration avec les organisations non gouvernementales et les partenaires techniques et financiers. Les pays participants ont également présenté leurs expériences nationales en matière de lutte contre les mines.

Le deuxième axe a porté sur des conférences thématiques. L’UNMAS a présenté les tendances actuelles de l’action antimines humanitaire en Afrique francophone, tandis que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a animé une session consacrée aux retombées de l’action antimines et à la sécurité régionale au-delà de la seule lutte contre les mines.

Le troisième axe a mis l’accent sur le partage d’expériences avec Humanity & Inclusion (HI) et MAG. Les échanges ont notamment porté sur les enquêtes non techniques, l’éducation aux risques liés aux engins explosifs (EREE), la collecte d’informations ainsi que la collaboration entre les ONG et les collectivités locales dans les opérations de déminage. Une discussion a permis d’examiner les besoins en renforcement institutionnel des Autorités nationales de l’action contre les mines (ANLAM), les priorités en matière de formation ainsi que les préoccupations exprimées par les participants. 

Enfin, le quatrième axe a porté sur l’élaboration et la présentation de plans d’action nationaux par chacun des pays représentés.

Il convient de souligner que le PNUD entretient depuis plus de quinze ans un partenariat solide avec le CPADD, marqué par de nombreuses réalisations à travers plusieurs projets en collaboration avec le Japon. Cette coopération a débuté en 2010 avec le Projet d’appui au renforcement des capacités institutionnelles du CPADD (PARCI/CPADD), financé par le Gouvernement du Japon. Les résultats obtenus ont permis de consolider une collaboration durable. Aujourd’hui, le PNUD et le CPADD poursuivent leur coopération à travers la deuxième phase du Projet d’appui à la consolidation de la paix par le renforcement des capacités du CPADD.