Accélérer les opportunités économiques

17 octobre 2026
Photograph: two women with goats in a rural yard, mud-brick house with thatched roof behind.

Promotion de l'élevage de petits ruminants pour renforcer les moyens de subsistance des communautés rurales

Photo: PNUD Bénin/ Hugues Ahounou

Comment sortir durablement les communautés rurales de la pauvreté dans un contexte de changements climatiques? Au Bénin, le Projet intégré de restauration et d’amélioration de la valeur des terres et des écosystèmes forestiers dégradés pour une meilleure résilience climatique au Bénin (PIRVaTEFoD) apporte une réponse concrète en développant des chaînes de valeur agricoles porteuses, créatrices de revenus et adaptées aux besoins des populations les plus vulnérables.

A Djikpamè, dans la commune d’Aplahoué, Beaugard Fiogbé regarde aujourd’hui ses champs avec un tout autre regard. « Il y a deux ans, je récoltais à peine sept sacs de 100 kg de maïs. Aujourd’hui, j’en récolte vingt sur une superficie de moins de quatre hectares », raconte-t-il. Grâce aux revenus tirés de sa production, il a pu acquérir une parcelle de 400 m² et prendre en charge les besoins de ses dix enfants.

L’histoire de Beaugard est celle de nombreux producteurs des communes de Karimama, Gogounou, Sègbana, Kouandé, Covè, Zagnanado, Aplahoué et Klouékanmè, où l’agriculture et l’élevage constituent les principales sources de revenus. Dans ces zones rurales fortement exposées aux effets des changements climatiques et à la dégradation des terres, la pauvreté s’installe souvent lorsque les récoltes diminuent et que les opportunités économiques se raréfient.

Un éleveur de volaille

Un éleveur de pintades dans la commune d'Aplahoué

Photo: PNUD Bénin/ Elsie Assogba
Développer des chaînes de valeur résilientes

Pour répondre à ces défis, le PIRVaTEFoD-Bénin, appuyé par le Gouvernement du Bénin à travers le Ministère du Cadre de vie, le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), mise sur un levier simple : développer des activités génératrices de revenus et renforcer les chaînes de valeur agricoles afin de créer des opportunités économiques durables pour les communautés.

Dans les communes d’intervention, le PIRVaTEFoD-Bénin a contribué à la lutte contre la pauvreté en renforçant les moyens d’existence de plus de 24 000 bénéficiaires grâce à la restauration des terres productives ; le développement de chaînes de valeur résilientes au climat ; la fourniture d’intrants et d’équipements productifs ; le soutien à l’élevage ; l’appui à l’apiculture ; le développement de la transformation agroalimentaire.

Pour répondre à ces défis, le PIRVaTEFoD-Bénin, appuyé par le Gouvernement du Bénin à travers le Ministère du Cadre de vie, le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), mise sur un levier simple : promouvoir des activités génératrices de revenus et renforcer les chaînes de valeur agricoles afin de créer des opportunités économiques durables pour les communautés.

Dans les communes d’intervention, le projet a contribué à la lutte contre la pauvreté en renforçant les moyens d’existence de plus de 24 000 bénéficiaires grâce à la restauration des terres productives, à l’essor de chaînes de valeur résilientes au climat, à la fourniture d’intrants et d’équipements productifs, ainsi qu’au soutien à l’élevage, à l’apiculture et à la transformation agroalimentaire.

Après une vaste consultation des populations, le projet a retenu sept chaînes de valeur adaptées aux réalités locales : le soja grain ; le fromage de soja ; l’apiculture ; l’élevage de petits ruminants; l’élevage de pintades ; la transformation de l’orange en jus ; la transformation de la mangue en jus. Ces filières offrent des opportunités de revenus diversifiés et réduisent la vulnérabilité économique des ménages face aux aléas climatiques.

A Karimama, Julienne fait partie des femmes dont la vie a changé grâce à cet accompagnement. Transformatrice de soja, elle bénéficie désormais d’équipements modernes qui lui permettent de produire un fromage de meilleure qualité et de mieux répondre à la demande du marché. Ses revenus ont augmenté et sa contribution aux dépenses du ménage s’est renforcée.

Un producteur de  maïs dans son champ

Beaugard Fiogbe, agriculteur dans la commune d'Aplahoué ayant bénéficié des formations sur les techniques de gestion durable des terres

Photo: PNUD Bénin/ Elsie Assogba
Des pratiques agricoles qui restaurent les terres

Dans les champs, les changements sont tout aussi visibles. Productrice de soja dans la commune d’Aplahoué, Bella Kakpo Akan a acquis de nouvelles connaissances qui lui permettent d’améliorer durablement la fertilité de ses parcelles.

« Le projet nous a appris beaucoup de choses, notamment comment enrichir les sols avec les feuillages des plantes, les résidus de récolte et les déjections d’animaux », explique-t-elle. Ces pratiques augmentent la productivité tout en préservant les ressources naturelles.

Pour les éleveurs et les agriculteurs, les appuis du projet vont bien au-delà des formations. L’accès à des semences améliorées, à des équipements agricoles, à de petits ruminants et à des pintades reproductrices permet aux ménages de diversifier leurs revenus et de mieux faire face aux périodes difficiles. L’intégration entre agriculture et élevage crée ainsi un cercle vertueux où chaque activité renforce l’autre.

Diane Olou, Spécialiste Chaînes de valeur au PIRVaTEFoD-Bénin en action sur le terrain

Photo: PNUD Bénin/ Hugues Ahounou
A retenir

Le projet a permis à des milliers de ménages ruraux d’accéder à des actifs productifs générateurs de revenus :

  • 24 149 bénéficiaires directs touchés, dont 12 021 femmes ;
  • 21 315 hectares de terres dégradées restaurées ;
  • 15 000 hectares de forêts dégradées restaurées ;
  • 50 tonnes de semences améliorées de soja et d’inoculum distribuées, permettant d’améliorer les rendements agricoles et les revenus des producteurs ;
  • 1 995 producteurs ont bénéficié de batteuses-vanneuses, réduisant les pertes post-récolte et les coûts de production ;
  • 1 162 bénéficiaires ont été dotés de petits ruminants ;
  • 4 670 pintades reproductrices distribuées à 467 bénéficiaires ;
  • + 200 apiculteurs appuyés.