Projet d’Urgence d’Appui à la Stabilisation et au Relèvement des Réfugiés Soudanais et des Communautés Hôtes au Tchad

PASRRC

Three people in a desert with a cart carrying a large burlap bag under a blue sky.

Statut :

Actif

Durée :

2024 – 2026

Budget :

30,4 millions USD

Donateur :

Banque Africaine de Développement BAD)

Couverture :

Est du Tchad (Ouaddaï, Wadi Fira, Sila)

Bénéficiaires :

Réfugiés soudanais, communautés hôtes, femmes et jeunes, agriculteurs et ménages vulnérables

Domaine d’intervention :

Stabilisation, Relèvement et Résilience

Partenaires :

Gouvernement de la République du Tchad

Résumé du projet

Le Projet d’Urgence d’Appui à la Stabilisation et au Relèvement des Réfugiés Soudanais et des Communautés Hôtes au Tchad (PASRRC) soutient la réponse du Gouvernement face à l’afflux massif de réfugiés dans l’Est du pays.

L’objectif global du projet est de restaurer l'accès aux services de base et d'accroître les revenus et la résilience socio-économique durable des réfugiés et des populations hôtes dans les provinces de Ouaddaï, Sila et Wadi Fira au Tchad. Pour atteindre le résultat escompté, le programme est articulé autour de trois composantes complémentaires concourant à l'obtention des trois résultats suivants :

  • Accès inclusif aux services sociaux de base restauré ;
  • Résilience durable des acteurs économiques et de l’économie locale renforcée ; 
  • Gouvernance de la réponse à la crise améliorée. 

Le projet sera attentif à respecter le principe de « Ne pas nuire », en œuvrant pour une meilleure cohésion sociale grâce à l’extension de 50 % des bénéfices du projet aux populations hôtes, également très affectées par la crise d’afflux de réfugiés dans des régions déjà très précaires. 

Par ailleurs, le PASRRC a un focus territorial et local très fort, et en ce sens, il entend dérouler une approche territoriale intégrée dont les principes sont en adéquation avec l’approche résilience : une approche territoriale qui propose une méthode systémique qui cartographie la diversité des dynamiques socio-économiques locales, analyse les causes profondes des conflits et de la pauvreté, évalue la diversité des capacités de réponse aux réformes politiques et aux chocs, et finalement réduit le risque d’échec politique et améliore la répartition des ressources rares. 

En mettant l’accent sur les facteurs intangibles (capital humain et savoir) et sur les facteurs relationnels et de réseaux (coopération, partenariats, culture locale, vocations locales, réseaux de communication, etc.), et en impliquant les partenaires et acteurs dans la détermination des forces et faiblesses de leur localité, ainsi que les possibilités de développement, l’approche territoriale souligne l’importance des négociations, la construction du consensus, la résolution des conflits. En tant que tel, il favorise la prise de décision inclusive et autonomise les populations locales à travers leurs organisations et réseaux formels et informels. 

En outre, le projet s'appuiera sur les structures étatiques au niveau central et déconcentré des ministères sectoriels, y compris les structures décentralisées, et impliquera les parties prenantes pour répondre efficacement aux besoins des communautés touchées. Cette approche sera inclusive, participative et équilibrée en termes de genre et d'âge, reconnaissant que les populations des zones cibles sont les véritables bénéficiaires des résultats du processus de stabilisation, de relèvement et de résilience. 

En vue de valoriser le potentiel des femmes en levant les contraintes ainsi mentionnées, le projet adoptera une triple stratégie : l’intégration transversale du genre dans tout le projet ; la réalisation d’activités spécifiques bénéficiant aux femmes ; la protection des droits et de la cohésion sociale basée sur le genre. L’atteinte de nos objectifs d’égalité du genre mettra l’accent sur la mise en œuvre du nouveau programme d’action en dix points sur le genre en situation de crise, adopté par le PNUD en 2022.


Résultats attendus

  • Infrastructures sociales réhabilitées et construites (centres de santé, écoles, infrastructures communautaires)
  • Accès amélioré à l’eau potable et à l’énergie durable
  • Activités génératrices de revenus soutenues et chaînes de valeur locales renforcées
  • Opportunités économiques accrues pour les femmes et les jeunes
  • Mécanismes de dialogue communautaire renforcés
  • Capacités institutionnelles améliorées pour une meilleure coordination et gestion des crises