Discours de Monsieur Jean François Dubuisson, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement-PNUD, à l’occasion de : « l’atelier de restitution nationale sur l'étude Paludisme et Approche Multisectorielle »
30 avril 2026
Le mandat du PNUD est d’accompagner Madagascar vers l'atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). L'ODD 3, qui vise la santé et le bien-être, ne peut être atteint de manière isolée. Il est intrinsèquement lié à l’élimination de la pauvreté (ODD 1) et à l’action climatique (ODD 13).Monsieur Jean François Dubuisson, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement-PNUD
(Liste protocolaire)
C’est un honneur et un réel plaisir pour moi de vous accueillir aujourd’hui à cet atelier de restitution nationale, consacré à un sujet qui touche au cœur même du développement de Madagascar : la lutte contre le paludisme à travers le prisme de l’approche multisectorielle.
Un défi qui dépasse le cadre médical
Le paludisme n’est pas qu’une simple question de santé publique. C’est un frein majeur au développement humain. À Madagascar, malgré les efforts louables du Gouvernement et de ses partenaires, cette maladie continue de peser lourdement sur l’économie des ménages, la scolarisation des enfants et la productivité nationale.
Pendant trop longtemps, nous avons abordé la lutte contre le paludisme comme une bataille purement médicale.
Or, nous savons aujourd’hui que les facteurs favorisant la transmission sont multiples :
L'aménagement du territoire et la gestion de l'eau ;
Le changement climatique qui modifie les zones de propagation ;
La précarité de l'habitat et l'accès limité à l'assainissement ;
L’éducation et les barrières socioculturelles.
Pourquoi l’approche multisectorielle ?
Le mandat du PNUD est d’accompagner Madagascar vers l'atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). L'ODD 3, qui vise la santé et le bien-être, ne peut être atteint de manière isolée. Il est intrinsèquement lié à l’élimination de la pauvreté (ODD 1) et à l’action climatique (ODD 13).
L’étude dont les résultats vont vous être présentés aujourd’hui démontre qu’investir dans d’autres secteurs — comme l’agriculture, l’éducation ou les infrastructures — a un impact direct et durable sur la réduction de l’incidence du paludisme. Sortir de l'approche "en silo" n'est plus une option, c'est une nécessité stratégique.
Cet atelier de restitution a pour ambition de :
Partager les preuves scientifiques et les analyses contextuelles recueillies sur le terrain malgache.
Identifier les points d'ancrage où chaque ministère ici présent peut intégrer la lutte contre le paludisme dans ses propres plans d'action.
Renforcer la synergie entre les acteurs pour que chaque ariary investi produise un impact maximal.
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à remercier chaleureusement le Ministère de la Santé Publique pour son leadership, ainsi que tous les experts qui ont contribué à cette étude. Votre présence ici témoigne de votre engagement à bâtir un Madagascar plus sain et plus résilient.
Le PNUD restera à vos côtés pour transformer ces recommandations en actions concrètes. Car, au-delà des chiffres et des graphiques, notre objectif ultime est de sauver des vies et de permettre à chaque citoyen malgache de contribuer pleinement à l'essor de son pays.