Madagascar lance officiellement sa Lettre de Politique de Développement de la Cuisson Propre - trace la voie vers une cuisson propre, durable et accessible pour tous

2 juillet 2026

Réunissant les représentants des institutions publiques, des collectivités territoriales, des sociétés coopératives et des partenaires au développement, l’atelier a permis de présenter les objectifs et les perspectives du PNRDC

La cuisson est au cœur du quotidien de millions de familles malgaches. Pourtant, la majorité des ménages dépend encore du bois-énergie et du charbon de bois, avec des conséquences importantes sur la santé, l’environnement et les ressources naturelles. Pour relever ce défi, Madagascar franchit une étape décisive avec le lancement officiel de sa Lettre de Politique de Développement de la Cuisson Propre, une feuille de route ambitieuse destinée à accélérer l’accès à des solutions de cuisson plus modernes, plus propres et plus durables. Présentée le 2 juillet 2026 par le Gouvernement de Madagascar, à travers le Ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), avec l’appui du PNUD et de ses partenaires, cette politique nationale, adoptée en Conseil des Ministres le 7 avril 2026, orientera le développement du secteur de la cuisson propre jusqu’en 2035.

 

Une vision nationale pour transformer le secteur de la cuisson 

Aujourd’hui, la dépendance au bois-énergie et au charbon de bois continue d’exercer une forte pression sur les ressources forestières du pays, tout en exposant les populations aux effets de la pollution de l’air domestique et en accentuant les défis climatiques et environnementaux. Selon les données présentées lors de l’événement, près de 200 000 hectares de forêts disparaissent chaque année sous l’effet de diverses pressions, notamment celles liées à la consommation de bois-énergie.

Pour répondre à ces enjeux, la Lettre de Politique de Développement de la Cuisson Propre affirme une ambition claire : permettre à chaque ménage malgache d’accéder progressivement à une énergie de cuisson propre, moderne, abordable et durable. Au-delà de l’accès à l’énergie, cette vision traduit une approche plus globale du développement, où la cuisson propre devient un levier de transformation sociale, économique et environnementale.

La politique fixe ainsi un cap clair pour les années à venir. Elle vise à renforcer la gouvernance du secteur, stimuler l’innovation, développer les solutions de cuisson propre, mobiliser des financements durables et créer un environnement favorable à leur adoption à grande échelle.

Le Gouvernement de Madagascar réitère son ambition de garantir à chaque ménage un accès équitable à une énergie de cuisson propre, moderne, abordable et durable. le Ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures

Une transition qui va bien au-delà de l’énergie

La cérémonie de lancement a réuni les principaux acteurs du secteur afin de présenter les orientations de cette nouvelle politique et de réaffirmer leur engagement en faveur de sa mise en œuvre. Le Ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures a souligné qu’elle constitue une étape majeure pour garantir un accès équitable à des solutions de cuisson propres, modernes et abordables, tout en favorisant les investissements et les emplois verts.

Au nom du PNUD, Jean‑François Dubuisson, Représentant résident adjoint, a rappelé que la cuisson propre est à la fois un enjeu de santé, d’environnement, de résilience climatique et de développement économique. Il a souligné que la réussite de cette transition reposera sur une mobilisation collective pour transformer cette ambition en bénéfices concrets pour les ménages et les communautés à travers Madagascar.

Photograph of a man with glasses in a dark suit speaking into a microphone at a wooden podium.

Le PNUD réaffirme son engagement en faveur de solutions de cuisson propres, au service de la santé publique, de la protection de l’environnement et du développement durable. M. Jean François Dubuisson, Représentant Résident adjoint du PNUD

Mobiliser les financements et les partenariats pour accélérer le changement

La mise en œuvre de cette ambition nécessitera une forte mobilisation des acteurs publics et privés. C’est dans cette perspective que la rencontre s’est achevée par un panel de haut niveau consacré au financement et aux partenariats pour le développement de la cuisson propre à Madagascar.

Réunissant des représentants du PNUD, de l’ONUDI, du WWF, de la Banque mondiale, de la MCCI, du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) et du Ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), les échanges ont porté sur les mécanismes de financement innovants, les partenariats public-privé et le développement des chaînes de valeur nécessaires pour accélérer le déploiement des solutions de cuisson propre à grande échelle.

Faire de la cuisson propre un moteur de prospérité et de développement durable

Au-delà de ses bénéfices environnementaux, la cuisson propre représente une véritable opportunité de transformation économique et sociale. Elle contribue à améliorer les conditions de vie des ménages, à réduire leur vulnérabilité énergétique, à soutenir l’émergence de nouvelles activités économiques et à favoriser la création d’emplois durables.

À travers cette politique, Madagascar ne se fixe pas uniquement un objectif d’accès à l’énergie. Le pays fait le choix de placer la cuisson propre au cœur d’une vision de développement durable, capable de concilier protection des ressources naturelles, amélioration de la santé publique, résilience climatique et croissance économique inclusive.

Portée par l’engagement du Gouvernement, du PNUD, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé, de la société civile et des communautés, cette feuille de route ouvre la voie à un avenir où chaque foyer malgache pourra accéder à une énergie de cuisson plus propre, plus sûre et plus durable, au bénéfice des générations présentes et futures