Les visages de la reconstruction

Les travailleurs locaux de Gaza au cœur du relèvement

7 janvier 2026
Aerial view of a dusty excavation site with dirt roads, parked trucks, and stone walls.

Vue aérienne du site de concassage des décombres d’Al Berka du PNUD.

Photo : PNUD/PAPP

Les Palestiniens ont subi deux années de guerre dévastatrices à Gaza. Ils ont perdu des proches, leurs maisons, leurs biens, et ont été témoins de la destruction de routes, d’écoles, d’immeubles d’appartements et d’hôpitaux.

Aujourd’hui, ils sont en première ligne du travail de relèvement dans des conditions toujours difficiles.

Le PNUD participe à créer les conditions pour des communautés plus sûres et en meilleure santé. Ce travail passe par le déblayage des débris, la remise en état des systèmes de traitement des eaux usées et des puits, et l'approvisionnement en eau potable des zones qui en ont le plus besoin. Ces missions nécessitent des conducteurs d’engins, des ingénieurs et des ouvriers dévoués et qualifiés.

Par l’intermédiaire de partenaires de mise en œuvre, les projets du PNUD ont embauché 2 819 travailleurs locaux pour soutenir la fourniture de services essentiels à Gaza en 2025.

Yousef, 22 ans, participe à la réparation de tronçons de l’autoroute Salah al-Din, l’une des deux principales artères qui traversent toute la bande de Gaza dans le sens de la longueur. Un axe crucial pour le transport de personnes et de marchandises.

Yousef a été déplacé dix fois depuis octobre 2023, allant d’un camp à l’autre pour se mettre à l’abri des frappes aériennes.
 

« C’est merveilleux pour moi de faire ce travail. Nous permettons aux gens de se déplacer plus facilement, et ils sont très heureux de voir les travaux avancer. »

Worker in orange safety vest before a large excavator bucket on a dusty desert construction site.

Yousef, 22 ans, travaille sur le chantier de l’autoroute Salah al-Din.

Photo : PNUD/PAPP

À Gaza, le PNUD enlève les décombres et procède à leur concassage sur cinq sites au rythme d’environ 1 500 tonnes par jour. Ces gravats broyés sont ensuite utilisés pour niveler les routes et revêtir le sol des abris, ainsi que pour améliorer l’accès aux boulangeries, aux cuisines et aux hôpitaux. Plus de 267 tronçons routiers de la bande de Gaza ont été remis en état avec les débris concassés, sur plus de 80 km en longueur mis bout à bout. 

Fareq, 54 ans, conduit des engins lourds sur le chantier.
 

« Je suis très heureux de participer à ces travaux. Quand les gens nous voient au travail, ils ressentent une énergie positive, une impression que notre communauté commence à guérir. »

School bus driver in an orange safety vest sits at the wheel inside a bus.

Fareq, 54 ans, conduit des engins sur le chantier de réparation de la route Salah al-Din.

Photo : PNUD/PAPP

Dima, 25 ans, travaille comme ingénieure civile sur l’un des cinq sites de concassage de débris du PNUD dans la bande de Gaza. Elle est chargée de s’assurer que les bons engins sont sur le site et d’enregistrer le poids des gravats. 

La pesée des débris et l’enregistrement des données statistiques y relatives se font durant cinq heures chaque jour, à l’exception du vendredi.
 

« C’était un travail difficile au début, mais c’est devenu une routine maintenant. Les journées sont longues. Il faut être forte pour travailler dans les conditions difficiles des décharges et des sites de concassage de débris. »

Person in a high-visibility safety vest on a construction site with machinery in the background.

Dima, ingénieure civile, travaille sur l’un des cinq sites de concassage de débris du PNUD.

Photo : PNUD/PAPP

Le transport d’eau par camion demande lui aussi une grande détermination, pour manœuvrer sur des routes cahoteuses et se frayer un chemin dans des camps d’abris étroits. Chaque jour, le PNUD transporte environ 1 800 mètres cubes d’eau dans la bande de Gaza – assez pour approvisionner 3 000 personnes par jour.

Waleed, 33 ans, a récemment livré un camion d’eau au plus grand abri de Zaytoun, dans le nord de Gaza, où 300 familles sont actuellement déplacées. Le PNUD a revêtu le sol de ce site de débris concassés et il soutient le transport quotidien d’eau par camion.
 

« J’ai l’impression de faire une bonne action pour les gens, en leur apportant de l’eau potable pendant la crise. Les gens accourent dès qu’ils voient le camion. Ils souhaitent qu’il y ait plus d’eau. »

Volunteer in beige vest with logo beside a large truck, crowd in background.

Waleed, 33 ans, livre de l’eau à un abri à Zaytoun, dans le nord de Gaza.

Photo : PNUD/PAPP

Garantir les normes de sécurité adéquates sur chaque chantier est essentiel. Naema, 36 ans, travaille sur des sites de collecte de débris pour évaluer les mesures de sécurité. Elle veille à l’application des normes de sécurité et s’assure que les travailleurs utilisent des équipements de protection.

Mère de deux enfants en bas âge, elle trouve néanmoins un équilibre entre son emploi et la protection de sa famille pendant la guerre.
 

« C’est difficile de concilier la vie professionnelle et les responsabilités familiales, mais je fais de mon mieux. Ce travail sauve des vies. »

Person in black hijab and neon safety vest stands at a rocky quarry under a blue sky.

Naema sur le site de concassage de débris du PNUD à Al Berka.

Photo : PNUD/PAPP

Ahmed, 31 ans, a également deux enfants. Grâce à son travail de surveillance de la collecte des débris, il peut subvenir aux besoins de sa famille.

Ahmed a perdu une partie de sa jambe en 2024 lors d’une frappe aérienne, mais il reste déterminé à travailler chaque jour.
 

« Avec cet emploi, je me réveille plein d’énergie le matin, prêt à travailler. Les gens sont heureux que nous aidions à rouvrir les rues »

Photograph of a man in a red jacket standing beside a large blue dump truck on a sandy lot.

Ahmed, 31 ans, à Dheir al Balah, Gaza.

Photo : PNUD/PAPP

Le Programme d’assistance du PNUD au peuple palestinien travaille en étroite collaboration avec les partenaires de mise en œuvre sur le terrain pour fournir des services essentiels aux communautés de Gaza. Avec la main-d’œuvre locale, ces efforts remettent en place les premières bases pour la sécurité, la dignité et la stabilité. 

Chaque route réparée, chaque litre d’eau potable livré et chaque tonne de décombres enlevée symbolise la détermination des populations de Gaza.