Lancement du projet HADHARI: Transformer les alertes en actions pour sauver des vies

Lancement du projet HADHARI: Transformer les alertes en actions pour sauver des vies

23 avril 2026
Five formally dressed people seated in a row at an outdoor ceremony, with water bottles on a table.

Aux Comores, où les aléas climatiques et naturels mettent régulièrement à l’épreuve les populations, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la gestion des risques. Le Gouvernement de l’Union des Comores, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le soutien financier de la République populaire de Chine, a lancé le projet TIAEWS/HADHARI, visant à renforcer les systèmes d’alerte précoce orientés vers l’action.

Face aux cyclones, inondations, glissements de terrain et risques volcaniques, ce projet ambitionne de faire évoluer les systèmes d’alerte existants vers une approche plus efficace, plus inclusive et surtout plus utile pour les populations. Pendant longtemps, les systèmes d’alerte se sont concentrés sur la production et la diffusion d’informations. Aujourd’hui, le défi est ailleurs : faire en sorte que ces alertes déclenchent des actions rapides et appropriées sur le terrain. « Disposer d’informations sur les risques ne suffit pas. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à transformer ces informations en actions rapides, coordonnées et efficaces au bénéfice des populations », souligne le Représentant résident du PNUD.

L’ambition du projet HADHARI est simple mais essentielle : permettre à chaque citoyen, sur chaque île, de recevoir une alerte à temps, de la comprendre immédiatement et de savoir comment agir pour se protéger.

Au cœur du projet se trouve un renforcement des capacités nationales. La Direction Générale de la Sécurité Civile, la Direction Technique de la Météorologie et l’Observatoire Volcanologique du Karthala seront appuyés pour améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion des données. « Le renforcement des systèmes d’alerte précoce constitue un levier fondamental de notre politique nationale de protection civile », indique le Directeur Général de la Sécurité Civile. Le projet prévoit également des investissements concrets, notamment le déploiement d’équipements modernes et le renforcement des infrastructures de gestion des urgences à Mohéli notamment la construction de la Direction Régionale de la Sécurité Civile de Mwali, une infrastructure clé pour renforcer la réponse aux catastrophes.

 

 

Pour les autorités, cette initiative s’inscrit dans une volonté d’équité territoriale, afin que chaque île dispose des moyens nécessaires pour protéger ses populations. Le projet HADHARI marque un tournant dans l’approche nationale de la gestion des catastrophes. « Il ne s’agit plus uniquement de répondre aux crises lorsqu’elles surviennent, mais de les anticiper, de les prévenir et d’en réduire durablement les impacts », rappelle le Ministre de l’Intérieur. En renforçant la préparation et la coordination, le projet contribue à bâtir une culture de prévention et de résilience à l’échelle nationale. Le projet illustre également la force des partenariats internationaux. 

Soutenu par la République populaire de Chine et mis en œuvre avec l’appui du PNUD, il reflète un engagement commun en faveur du développement durable et de la protection des populations. « Ce projet illustre la solidité de la coopération entre la Chine, le Gouvernement comorien et le PNUD », souligne l’Ambassadeur de Chine.

Au-delà des infrastructures et des technologies, HADHARI place les populations au centre de son action. “Imaginer une mère recevant une alerte à temps. Comprendre immédiatement le message. Savoir comment protéger ses enfants. C’est dans ces moments que l’efficacité d’un système d’alerte prend tout son sens” a déclaré le Représentant Résident du Pnud

Le lancement du projet HADHARI s’inscrit dans la continuité des efforts visant à améliorer la préparation des communautés et à renforcer les systèmes d’alerte face aux risques climatiques.