Payer pour notre planète : tourisme et biodiversité

22 mai 2017 par Midori Paxton, conseillère technique régionale en écosystèmes et biodiversité

Tigres en IndeEn Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Photo: PNUD en Inde
La célébration de la Journée internationale de la diversité biologique nous rappelle avec force la valeur de la nature et des écosystèmes pour la vie humaine et le bien-être de nos sociétés. Comme cette date coïncide avec celle de l’Année internationale du tourisme durable, il convient de souligner le rôle crucial que le secteur du tourisme peut accomplir dans la conservation de la biodiversité. En Namibie, le tourisme est devenu la deuxième plus grande industrie après l’industrie minière, dépassant dans les années 2000 la pêche et l’agriculture. Dans le pays, soutenir le tourisme signifie protéger la nature — la ressource même qui attire des visiteurs du monde entier. Selon une étude commandée par le gouvernement, les investissements dans l’amélioration de la gestion du parc national pourraient avoir un rendement économique de 42 %. De même, en Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Les personnes parcourent la moitié du globe pour aller voir des tigres. Mais que doit faire le gouvernement indien pour garantir des ressources financières suffisantes pour gérer efficacement ces aires protégées ? … Voir

La riposte contre la sécheresse doit être pérenne, pas sporadique

18 mai 2017 par Siddharth Chatterjee,Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Kenya

Des enfants transportant de l'eau, Dadaab, Kenya. Photo : Leonard Odini/PNUD Kenya
Depuis fin 2016, la sécurité alimentaire au Kenya s'est profondément dégradée. Avec la sécheresse, les ruisseaux et rivières se sont asséchés, décimant les récoltes et le bétail sur l'ensemble du territoire. D'après l'UNICEF, près de 110 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d'un traitement, contre 75 300 en août 2016. Dans les comtés les plus sévèrement touchés de Turkana, Marsabit et Mandera, un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe, soit le double du seuil d'urgence. Une riposte sous-financée Il faut répondre de toute urgence à cette crise. La distribution systématique de suppléments alimentaires aux enfants en bas-âge et aux femmes enceintes ou allaitantes peut éviter une flambée catastrophique de la mortalité dans les mois à venir. Lorsque le gouvernement a déclaré la sécheresse « catastrophe nationale », plus de 2,6 millions de Kenyans avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Ce chiffre continuera d'augmenter à moins de lever 166 millions de dollars US pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Seul un tiers de ce montant est disponible à l'heure actuelle. … Voir

La nature à notre rescousse pour réduire les risques d’inondation

16 mai 2017 par Saskia Marijnissen, Conseillère technique régionale, Ecosystème et biodiversité, PNUD Afrique

En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Trouver des alternatives durables et innovantes pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle, devient crucial. © Tommy Trenchard/ PNUE
De l’embouchure du Mississippi à celle du Nil, les communautés sont depuis des siècles attirées par les plaines d’inondation côtières. Et lorsque rivières et océans se rencontrent, la nature donne le meilleur d’elle-même. La sédimentation des rivières nourrit les terres fertiles et augmente ainsi de manière considérable les capacités de production agricole et piscicole. À l’heure actuelle, les rives des estuaires et les littoraux concentrent 60 % de notre population mondiale, et font ainsi partie des régions les plus peuplées au monde. Les zones côtières, aussi attrayantes soient-elles, présentent des risques importants pour ceux qui y vivent. Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus fréquentes, et certains des plus grands cataclysmes se sont produits en zones côtières. Pensez aux ravages provoqués par l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans ou aux terribles inondations qui se produisent chaque année au Bangladesh. … Voir

Dissiper les malentendus sur le genre

15 mai 2017 par Jennifer Baumwoll, Coordinatrice de Projets, Programme Adaptation aux changements climatiques, Canada-PNUD

Les femmes sont des chefs de file en matière de gestion des ressources naturelles. PNUD auc Philippines
Si le concept largement répandu d’« intégration du genre » est devenu synonyme de prise en compte des femmes, il n’est pas question de se contenter d’éparpiller le mot « femme » à travers des documents ou propositions. A travers l’histoire (et encore aujourd’hui), les femmes ont trop souvent été maintenues à l’écart des processus décisionnaires. Intégrer une dimension de genre consiste à comprendre les dynamiques de genre au niveau local, plutôt que de se concentrer sur les femmes en général. … Voir

Au Soudan du Sud, les femmes au coeur de la lutte contre la famine

08 mai 2017 par Kamil Kamaluddeen, Directeur de pays, PNUD au Soudan du Sud

femme au soudan du sud et ses vachesPhoto: PNUD au Soudan du Sud
Le pays le plus jeune au monde est en proie à une famine généralisée. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire atteindra 5,5 millions d'ici juillet 2017, dont plus d'un million d'enfants. Par ailleurs, plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées et 7,5 millions ont besoin d'aide humanitaire d'urgence après 3 dernières années de guerre civile. Plusieurs facteurs alimentent ce conflit, notamment un climat de méfiance collective solidement ancré, la prolifération d'armes légères, le mépris de l'État de droit, la pénurie d'institutions à même de résoudre les litiges, et le dénuement économique. La plupart des ménages déplacés par les combats sont dirigés par des femmes, et elles continuent de subvenir aux besoins de leur famille et de produire le peu de nourriture qu'il reste, tout en jouant un rôle déterminant dans le processus de paix. … Voir