Des élections libres et équitables sont un signe de bonne santé d'une démocratie

17 juin 2019

Démarrage à Djerba d’un cycle de formation et d’échange pour magistrats sur le contentieux électoral et les crimes électoraux

Le représentant du HCDH à Tunis : « Le droit de participer à la gestion de la chose publique, y compris le droit de voter et de se présenter aux élections, en plus d’être l’un des droits humains fondamentaux, constitue le cœur des systèmes politiques basés sur la liberté, la redevabilité et la souveraineté populaire ».

Djerba - Une cinquantaine de juges, de procureurs et de substituts de procureurs ont discuté du rôle de la justice pénale en tant que garantie d’élections libres et équitables, lors d’une session de formation et d’échange de deux jours à Djerba sur le contentieux électoral et les crimes électoraux qui a pris fin dimanche 16 juin.

Cette session inaugure un cycle de formation et d’échange pour magistrats sur les élections organisé par le ministère de la Justice et l’Instance supérieure indépendante des élections, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement et le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

Ce cycle s’inscrit dans le cadre de la préparation aux futures échéances du calendrier élecototal, qui a fixé au 7 aout 2019 la date de début de réception des contentieux électoraux, a indiqué M. Slim Medini, directeur de cabinet du ministre de la Justice.

Selon le calendrier annoncé par l’ISIE début mars, des scrutins législatifs et présidentiel se tiendront respectivement les 6 octobre et 17 novembre 2019. En cas d’absence de vainqueur au premier tour des présidentielles, un second tour aura lieu quinze jours plus tard.

Ce cycle de formations, a dit M. Medini, répond aussi à la nécessité d’initier un dialogue entre magistrats sur les défis du contentieux électoral, d’anticiper certains problèmes qui peuvent surgir, et de faire connaitre les derniers développements de la jurisprudence en la matière.

De son côté, Mme Hasna Ben Slimane, membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections a souligné l’importance des prochaines élections législatives et présidentielle de 2019 pour la consolidation de la transition démocratique en Tunisie.

Toutes les parties prenantes, y compris la magistrature, doivent être mobilisées pour respecter le calendrier électoral mis en place par l’ISIE, ainsi que les principes garantissent des élections libres et équitables, a-t-elle dit.

M. Nidal Jurdi, représentant du HCDH à Tunis, a souligné pour sa part les progrès considérables réalisés par la Tunisie en matière de droits de l’homme et de gouvernance démocratique, faisant écho à la déclaration de la cheffe des droits de l’homme des Nations Unies, Michelle Bachelet, à l’issue de sa visite en Tunisie du 11 au 13 juin.

“Les Tunisiens peuvent être très fiers de ce qu’ils ont accompli en peu de temps,” avait déclaré Mme Bachelet. “Je les encourage à poursuivre dans cette voie en renforçant la protection des droits de l’homme. Ceci les aidera à vaincre les défis considérables qui restent à relever.”

Les prochaines sessions auront lieu les 22 et 23 juin à Hammamet et les 29 et 30 juin à Sousse.