La lutte contre la corruption accélérera les progrès vers la réalisation des Objectifs mondiaux pour un avenir plus cohérent, plus résistant et plus durable. Crédit photo : Atstock Productions/Shutterstock.com

 

Alors les conséquences socio-économiques dévastatrices de la pandémie de COVID-19 continuent de se répercuter dans le monde entier, le virus crée « de nouvelles possibilités pour exploiter les faiblesse des systèmes de contrôle et le manque de transparence, détournant les fonds des personnes qui en ont le plus besoin ». La corruption alimente par ailleurs la méfiance à l’égard des dirigeants et des institutions, et épuise de précieuses ressources pour le financement du développement et de la relance. Nous voyons les effets de la corruption se faire ressentir dans la prestation des services, les processus de passation des marchés, la gestion des fonds, les plans de relance économique et les mesures de protection sociale. Ainsi, la corruption se manifeste par la mise en circulation de ventilateurs défectueux, de tests COVID-19 mal fabriqués et de médicaments contrefaits, tandis que la distribution équitable de vaccins vitaux est gravement menacée. 

Chaque année, la corruption fait perdre environ 2 600 milliards de dollars au monde. Au moins 500 milliards de dollars sont détournés en raison de la corruption dans le secteur de la santé, ce qui peut représenter plus que le coût total de la couverture médicale universelle. Sur le terrain dans 170 pays, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aide les gouvernements à intégrer la transparence, la responsabilisation et la lutte contre la corruption dans leurs priorités d'intervention et de relance. Au cours de la pandémie COVID-19, notre soutien s'est concentré sur tous les aspects, de la collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour intégrer des mesures anticorruption dans les systèmes de santé, à l'aide apportée à l'Ukraine pour mettre en œuvre une nouvelle plateforme électronique visant à accroître la transparence des marchés publics. En effet, parmi toute une série de domaines, la prochaine génération de programmes anti-corruption du PNUD vise à exploiter davantage les avantages de la technologie et de l'innovation pour améliorer la transparence et l'ouverture.

Le PNUD lui-même prend très au sérieux tous les cas de mauvaise gestion financière et autres irrégularités afin de s'assurer que l'organisation est apte à remplir sa mission. Concrètement, nous nous efforçons d'améliorer en permanence nos systèmes de contrôle et de gestion des risques. En effet, l'ensemble du système des Nations Unies continuera à donner la priorité à la transparence et à la responsabilité, dans le cadre de la réponse à la COVID-19 et au-delà. 

Cette année, la campagne des Nations Unies pour la Journée internationale de lutte contre la corruption 2020, intitulée Rétablir avec intégrité, souligne qu’un rétablissement inclusif de la COVID-19 ne peut être réalisé qu’avec intégrité et responsabilité. L’ONU sera présente, à la demande des gouvernements, pour renforcer les mesures cruciales de transparence, de responsabilisation et de lutte contre la corruption. Cela inclut la mise en application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (pdf) et le suivi des progrès de l’Objectif de développement durable no 16 de l'Agenda 2030. En résumé, la lutte contre la corruption permettra d'accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs mondiaux en vue d’un avenir plus solidaire, résilient et durable.

Achim Steiner, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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