Le rapport du PNUD « Au-delà des barrières » met en évidence certaines des raisons pour lesquelles des gens quittent leur pays. Photo: Lena Mucha

 

Lors du premier Forum mondial sur les réfugiés à Genève, pays et organisations concernés se sont concertés pour répondre à l'un des défis les plus complexes de notre temps : le mouvement de personnes à grande échelle. Des anciens réfugiés, porteurs d’une diversité d'histoires et d’expériences uniques, ont parlé d'aider les réfugiés actuels à trouver la sécurité, la sûreté et à amorcer un nouveau départ. Des communautés locales ont exprimé leur solidarité et leur volonté de travailler avec les réfugiés. Des maires ont détaillé les mesures prises pour accueillir de nouveaux habitants et pour donner aux réfugiés comme aux communautés d'accueil des chances égales. Et enfin, des associations juridiques et cabinets d’avocats ont promis de  fournir un soutien gratuit aux réfugiés et aux apatrides. 

Pour mettre fin au déplacement forcé et l'empêcher de se produire, des facteurs sous-jacents comme la violence, les catastrophes naturelles ou la persécution doivent être tout d’abord pris en compte. Parallèlement, les institutions locales de justice et de sécurité doivent être soutenues pour être en mesure de répondre aux pressions imposées aux communautés d'accueil lors de l’afflux de réfugiés. Aussi, une collaboration entre les secteurs de l'humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix est nécessaire pour répondre de manière globale aux déplacements de populations.

Au cours des deux dernières années, le PNUD a œuvré pour les réfugiés et les communautés hôtes par le biais de son partenariat avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) portant sur l'état de droit et la gouvernance locale.

Dans la région de Gambella en Éthiopie, le PNUD travaille en collaboration avec le HCR et des partenaires locaux pour soutenir les services d'aide juridique dans 5 districts, épauler les comités de paix communautaires, appuyer les bureaux de justice mobile et renforcer les services de police et de surveillance communautaires. À cela s’ajoutent des efforts pour identifier des opportunités économiques pour les nouveaux arrivants comme pour les communautés hôtes, et pour consolider la cohésion sociale, faire respecter l'état de droit, et améliorer la sécurité et les moyens de subsistance.

Au Pakistan, le PNUD et le HCR travaillent à intégrer les préoccupations des réfugiés dans le cadre du programme de renforcement de l'état de droit (en anglais) dans les provinces du Khyber Pakhtunkhwa. Cela implique de permettre leur participation à des forums de police axés sur la communauté et d'élaborer des modules de formation sur les droits des réfugiés pour les policiers et les étudiants en droit. Le programme soutient également l’accès des réfugiés aux bureaux d’aide juridique et à des services de police adaptés notamment au genre et à la lutte contre la violence sexuelle et sexiste.

En Serbie, le PNUD, le programme des Volontaires des Nations Unies et le HCR travaillent sur des initiatives favorisant l’inclusion sociale des Roms et encourageant la participation des jeunes Roms à des institutions de gouvernance locales, ce qui a permis de créer des réseaux de jeunes capables de plaider collectivement pour des politiques plus inclusives.

Forts de ces succès, le PNUD et le HCR se sont engagés à Genève à intensifier leurs efforts et à épauler au moins 20 pays avant le prochain Forum mondial sur les réfugiés en 2023.

L’intensité des déplacements de populations dans le monde souligne le besoin de nouvelles approches. Or, celles-ci ne pourront être réalisées sans la participation de toutes les parties prenantes. C’est pourquoi le PNUD s’est engagé à réunir ces partenaires et à coordonner les diverses initiatives pour appuyer les réfugiés et les communautés d'accueil dans le futur.

 

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