RAPPORT NATIONAL SYNTHESE SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Publié le 28 juin 2012
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Résumé

La communauté internationale s’apprête à célébrer le vingtième anniversaire du premier sommet de la terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, par une nouvelle Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable dans cette même ville. Le sommet de Rio de 1992 avait marqué une véritable prise de conscience et l’engagement de la communauté internationale vers un développement durable. Il aboutit à différents documents :

  • -  Une déclaration politique fondée sur 27 principes mettant en avant les
       liens entre le développement et la conservation de l'environnement,
  •  - Un programme d'action appelé Action 21 (Agenda 21 en anglais) pour la
       mise en oeuvre concrète des principes de la déclaration,
  • -  Une déclaration de principe sur la gestion des forêts,
  • -  Une convention sur la diversité biologique,
  • -  Une Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique,
  • -  Un cadre de convention sur lutte contre la désertification dans les pays
       gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en
       particulier en Afrique, dont le périmètre a été élargi par la suite pour 
                                                               inclure la dégradation des terres au sens large.

 

Dix ans plus tard, une autre conférence se tenait à Johannesburg pour faire le point sur les avancées réalisées en matière de développement durable depuis 1992, réaffirmer la volonté politique dans ce sens et actualiser les actions à mettre en oeuvre. Elle a été aussi l’occasion de réaffirmer la nécessité d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement qui venaient alors d’être promulgués.
Ce rapport a pour objectif de dresser le bilan des progrès de la RDC en matière de
développement durable depuis 20 ans. Il présente également les attentes du pays, alors que la conférence de Rio+20 doit permettre de renouveler l’engagement politique dans ce domaine et ouvrir de nouvelles perspectives, notamment pour le développement de l’économie verte et le renforcement du cadre institutionnel pour le développement durable.

Eléments clés du rapport

  • La République Démocratique du Congo (RDC) est l’un des plus grand pays d’Afrique, s’étendant sur 2 345 409 km²
  • La pluviométrie y est abondante et la RDC dispose de 52% des réserves totales d’eau douce du continent
  • Elle est pourvue d’un réseau hydrographique étendu, dense et bien réparti sur tout son territoire. Il est dominé par le bassin du Congo, ce fleuve long de 4 670 dont le débit de 30 000 m3 par seconde à l’embouchure en fait le deuxième le plus important au monde après l’Amazone.
  • La forêt qui qui couvre 155 Millions d’hectares du territoire national fait de la RDC l’un des plus grands pays forestiers au monde, disposant de plus de la moitié de la forêt du bassin du Congo
  • La RDC se classe au cinquième rang mondial par sa diversité animale et végétale
  • Elle dispose de la plus grande biodiversité d’Afrique avec plus de 10 000 espèces de plantes supérieures dont 3 000 endémiques, 480 espèces de mammifères (dont tous les grands animaux de l’Afrique), 565 espèces d’oiseaux, 1 000 espèces de poissons, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens et plus de 10 000 angiospermes dont 3 000 seraient endémiques
  • La RDC dispose de cinq sites naturels reconnus comme Patrimoine Mondial, soit davantage que tous les autres pays africains réunis
  • La RDC a mis en place un réseau d’aires protégées couvrant actuellement environ 11% du territoire national (contre 9% en 19908), au sein duquel la quasi-totalité de la diversité des écosystèmes du pays sont représentés)
  • Réponses de la RDC aux objectifs de Rio et Johannesburg (Développement d'un cadre legal, mise en place d'un cadre institutionnel et planification)
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