Des experts de haut niveau, des groupes de réflexion, des auteurs de chapitres et des responsables des Nations Unies se sont rencontrés au Gabon les 20 et 21 avril 2026 pour définir une analyse phare sur la gouvernance de neuf nations d'Afrique centrale.
Le PNUD organise un Atelier d'experts pour cadrer le tout Premier Rapport sur l'état de la Gouvernance en Afrique centrale
23 avril 2026
Photo de famille des participants de l'atelier
Libreville, Gabon — 23 avril 2026 : Un atelier de cadrage d'experts de deux jours, organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Libreville, en République gabonaise, a marqué l'étape inaugurale de l'élaboration d'un nouveau Rapport phare sur L'État de la gouvernance en Afrique centrale. La sous-région détient environ 30 pour cent des réserves mondiales connues de ressources minérales, et sa jeunesse — qui représente plus de 72 pour cent de la population — est en position d'être le moteur de son avenir.
La sous-région de l'Afrique centrale, qui comprend neuf pays — le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad — se trouve à un moment décisif. Malgré des richesses naturelles et humaines extraordinaires, la sous-région continue de faire face à des déficits de gouvernance, à des inégalités profondément enracinées, à l'insécurité et à l'emprise persistante des héritages coloniaux sur ses institutions.
S'exprimant lors de l'atelier, Njoya Tikum, Directeur de la plateforme sous-régionale du PNUD pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre et Représentant résident au Sénégal, a défini le contexte du rapport. « Le prochain rapport phare s'inspire de la reconnaissance de l'avantage comparatif de l'Afrique centrale et de son potentiel en tant que cœur géographique du continent. Elle possède une immense richesse humaine, sociale, économique et culturelle qui, si elle est mieux gouvernée, accélérera la transformation de l'Afrique », a-t-il souligné. « Par conséquent, le rapport n'est pas simplement conçu pour dresser un catalogue des défis, mais pour identifier les opportunités et les voies permettant de repenser la gouvernance dans la région. »
Njoya Tikum, Directeur de la plateforme sous-régionale du PNUD pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre et Représentant résident au Sénégal
M. Tikum a souligné que le rapport mettra l'accent sur le contexte historique, les tendances géopolitiques émergentes, les relations État-société, le constitutionnalisme et l'État de droit, la prestation de services socio-économiques, la sécurité, la capacité de l'État, la gouvernance des ressources naturelles, la transformation numérique et la gouvernance régionale transfrontalière.
L'atelier de Libreville a constitué le premier rassemblement stratégique visant à aligner les experts — agissant en tant qu'auteurs de chapitres, pairs évaluateurs, représentants de groupes de réflexion régionaux, rédacteurs et partenaires de l'ONU — autour d'un cadre de recherche, d'une méthodologie et d'un calendrier partagés. Parmi les auteurs, les intervenants et les présentateurs figuraient des chercheurs de premier plan affiliés à l'Institut d'études de sécurité (ISS), à Afrobarometer, au Nkafu Institute, à International IDEA, aux Open Society Foundations (OSF) et au CELMAD, entre autres.
Cet atelier de cadrage a offert aux experts indépendants d'Afrique centrale l'opportunité de façonner le narratif sur la région et de concevoir conjointement des voies pour un modèle de gouvernance renouvelé et adapté au contexte.
Lors de la cérémonie d'ouverture, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Gabon, Mme Fatou Aminata Lo Diop, a déclaré : « La sous-région possède des atouts indéniables — des ressources naturelles exceptionnelles, un capital humain fort et dynamique, et une position géostratégique majeure — et pourtant ce potentiel reste largement inexploité. Ce paradoxe nous interpelle collectivement et exige que nous répondions à une question centrale et fondamentale : comment faire de la gouvernance un véritable levier de transformation durable, capable de libérer ce potentiel et de le mettre résolument au service des populations ? »
François Ndong Obiang, Ministre gabonais de la Réforme et des Relations avec les Institutions, a officiellement ouvert l'atelier consultatif. Il a souligné l'importance primordiale de l'événement pour le Gabon, notant que la bonne gouvernance reste un impératif sacré pour son gouvernement.
« Cet atelier, qui revêt une importance capitale, suscite l'intérêt et l'attention de l'ensemble du gouvernement gabonais, car il intervient à un moment où la réflexion et l'action doivent converger pour relever les défis et répondre aux aspirations de nos sociétés », a déclaré le Ministre Ndong Obiang.
Il a rappelé que la nouvelle Constitution gabonaise, approuvée par 91,64 % des électeurs lors du référendum du 16 novembre 2024, établit en son article 40 que la bonne gouvernance doit être un impératif sacré pour l'État, servant de base solide sur laquelle reposent la démocratie, la justice et la cohésion sociale. « Elle incarne la volonté de notre peuple d'œuvrer pour un État où la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne ne sont pas de vains mots, mais les piliers indispensables de notre gouvernance », a-t-il ajouté.
François Ndong Obiang, Ministre gabonais de la Réforme et des Relations avec les Institutions
À l'issue de deux jours de présentations et de discussions intensives, les participants ont convenu de la nécessité de garantir l'authenticité des contributions du rapport, tout en veillant à ce que les questions de politique, d'intégration, d'inclusion, d'État de droit et de leadership soient examinées de manière synergique, à travers le prisme de la sécurité humaine.
À propos du Rapport
Le Rapport sur l'état de la gouvernance en Afrique centrale produira des analyses fondées sur des données couvrant neuf pays tels que définis par l'Union africaine. Il est conçu comme un outil catalytique pour élever le débat sur la gouvernance dans la région, éclairer les politiques publiques et soutenir les aspirations des citoyens d'Afrique centrale — en particulier sa jeunesse — à un leadership redevable, inclusif et transformateur.
Participants de l'atelier
Media Contact:
Jacob Enoh Eben | Head of Communications | UNDP Sub-Regional Hub for West and Central Africa | jacob.enoh.eben@undp.org | Tel: +221 77 358 6662
Delcia Boyer | Communications Consultant | UNDP Gabon | delcia.boyer@undp.org | Tel: +241060122131
Minji KIM | Communications Specialist | UNDP Gabon | minji.kim1@undp.org | Tel: +241 076 53 03 65