Discours de Mme Blerta Aliko, Représentante Résidente du PNUD lors de l'Atelier Assurance Qualité du Système Nationale de Gestion des GES en Algérie
5 février 2023
Madame Nadia CHENOUF, Secrétaire Générale du Ministère de l’Environnement et des énergies renouvelable ;
Messieurs les Représentants du Secrétariat Exécutif de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;
Mesdames, Messieurs les Hauts Cadres de l’Etat ;
Chers collègues, Honorables invités,
C’est pour moi un grand plaisir et un agréable devoir de participer, ce jour, à l’ouverture officielle de l’Atelier "Assurance qualité du système national de gestion des inventaires de gaz à effet de serre et de l'inventaire national de gaz à effet de serre de l’Algérie" inscrit dans les activités du projet "Elaboration de la Troisième Communication Nationale (TCN) et du Premier Rapport Biennal actualisé (BUR1) de l’Algérie auprès de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)".
Ce jour marque une reconnaissance de tous les efforts conjugués afin de mettre en œuvre le système national de gestion des inventaires de gaz à effet de serre et d’élaborer le troisième l'inventaire national de gaz à effet de serre de l’Algérie.
Je tiens à féliciter les efforts de tout un chacun sous le leadership du Ministère de l’Environnement et des énergies renouvelables, à travers vous Madame la SG. Grâce aux engagements institutionnels respectifs – attachés à la promotion du développement durable et la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques – l’Algérie a pu élaborer un inventaire des GES assez exhaustif sur une période allant de 1990 à 2020.
Mesdames et Messieurs,
Comme nous le savons, l’Algérie a soumis il y a déjà 10 ans, sa deuxième communication nationale sur les changements climatiques et cela au titre de l’article 12 de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Par sa ratification de l’Accord de Paris, le Gouvernement s’est engagé, en septembre 2015, dans sa contribution nationale déterminée, d’ici 2030, à réduire volontairement – c’est-à-dire avec ses propres moyens –, de 7% les émissions de gaz à effet de serre et de 22% dans le cas où l’Algérie bénéficierait d'un appui technique et financier international.
La lutte contre les impacts négatifs des changements climatiques, est une priorité pour le monde entier ; et l’Algérie, a confirmé davantage sa volonté politique, non seulement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre ; mais aussi, à prendre les mesures nécessaires pour une meilleure adaptation aux effets négatifs des changements climatiques ; et à diversifier les sources énergétiques à travers le développement des énergies renouvelables et la promotion de l’efficacité énergétique.
L’adhésion de l’Algérie à la CCNUCC, marque son aspiration pour un développement durable dans le cadre d’un environnement sain. Mais, cette adhésion implique non seulement des devoirs d’actions, mais aussi, de pouvoir bénéficier de la solidarité et de la responsabilité commune des acteurs internationaux pour la promotion d’un développement durable.
Le document d’inventaire des gaz à effet de serre soumis aujourd’hui à votre vérification qualitative, servira sans nul doute de référence aux futurs actions et mesures à entreprendre pour renforcer la lutte contre les effets adverses des changements climatiques.
Aussi, le projet "Elaboration de la troisième communication nationale (TCN) et du premier rapport biennal actualisé (BUR1)", appuyé pour la troisième fois par le PNUD, à travers le Rapport National d’Inventaire des GES, va permettre à l’Algérie d’honorer ses engagements internationaux et de tirer les meilleurs profits de l’expérience acquise.
Je voudrai ici, réitérer que le PNUD a marqué sa disponibilité et son appui, tout au long des trois années de ce projet, afin que l’Algérie puisse aujourd’hui relever le défi de respecter et pérenniser les obligations découlant de la CCNUCC.
Le PNUD a soutenu en particulier ce projet, car comme on peut s’en rendre compte, sa mise en œuvre a nécessité la consultation, la communication et le renforcement des capacités de toutes les parties prenantes.
C’est ainsi que le présent atelier couronne les énormes efforts déployés par l’ensemble des parties prenantes pour élaborer un document de référence dans l’atteinte des objectifs de bonnes pratiques que sont l’amélioration de la transparence, la cohérence, la comparabilité, l’exhaustivité et l’exactitude des informations collectées et traitées ainsi que celles qui le seront dans les futurs inventaires.
Il sied de remarquer que l’élaboration de l’inventaire des GES demeure un exercice hautement technique. Mais, sa réussite a été le fruit d’une large participation de toutes les parties prenantes.
Aussi, pour tirer des bénéfices optimaux du projet, devons-nous continuer de miser sur la coordination et la synergie des actions. La contribution de tous les secteurs dans la mise en œuvre des activités a été essentielle.
La représentation des acteurs ici présents est, pour nous, un signe fort garant du partenariat pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Nous nous réjouissons de votre présence et nous comptons sur vos contributions respectives pour la bonne marche de cet atelier afin d’atteindre les meilleurs niveaux d’amélioration.
Sur ce, je souhaite pleins succès aux travaux de l’atelier et réitère, encore une fois, la disponibilité du PNUD à appuyer les efforts du Gouvernement dans sa lutte contre les impacts négatifs des changements climatiques.
Je vous remercie