L’Assurance Qualité - Centre d’intérêt de l’Algérie en matière de changements climatiques

Atelier sur « l’Assurance Qualité du système national de gestion des inventaires de gaz à effet de serre (GES) et de l'inventaire national de gaz à effet de serre de l’Algérie »,

PNUD Algérie
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Algérie a apporté son soutien à la réalisation des deux premières communications nationales sur les changements climatiques et s’est engagé auprès de l’Algérie pour l’élaboration de sa Troisième Communication Nationale (TNC) et de son premier Rapport Biennal Actualisé (BUR1) auprès de la CCNUCC à travers le projet intitulé "Élaboration de la troisième communication nationale (TCN) et du Premier Rapport Biennal Actualisé (BUR1) de l’Algérie auprès de la CCNUCC". Ces rapports constituent une base pour la formulation de politiques et de mesures visant à réduire les émissions de GES et à atténuer les effets du changement climatique. Il permet également de présenter les besoins et priorités du pays en matière d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.

En ligne avec les activités inscrites au titre de l’appui du PNUD au Gouvernement, un atelier portant sur « l’Assurance Qualité du système national de gestion des inventaires de gaz à effet de serre (GES) et de l'inventaire national de gaz à effet de serre de l’Algérie », a été tenu du 5 au 9 février 2023 à Alger, avec la participation du Ministère des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l'Etranger, le Ministère de l’Environnement et des Énergies Renouvelables (MEER), le Secrétariat Exécutif de la CCNUCC et le PNUD en Algérie.

L’inventaire national de GES, est un livrable clé de la troisième Communication nationale et du rapport bisannuel que l’Algérie prépare au titre de sa ratification de 1. la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et de 2. l’Accord de Paris. Dans ce dernier, elle s’est engagée à réduire, d’ici 2030, ses émissions de GES de 7% volontairement et de 22% dans le cas où elle bénéficierait d’un appui technique financier international. Au-delà de la prouesse technique que recouvre la préparation de la 3ème communication et du premier rapport bisannuel, ces rapports représentent également un intérêt stratégique pour l’Algérie. En effet, ils conditionnent le déblocage de l’appui technique financier international.

L’un des principaux objectifs de l’atelier était donc d’assurer l’assurance qualité des inventaires nationaux de gaz à effet de serre, qui doivent être alignés avec les directives du GIEC[1]. L’atelier a notamment permis d’assurer que les données d’activités sectorielles sont désagrégées à un niveau suffisamment élevé pour permettre des calculs précis des émissions de GES et réduire les incertitudes. Le Rapport d’inventaire national s’est avéré de bonne qualité selon les experts de l’UNFCCC qui ont joué un rôle crucial dans sa revue technique et dans la facilitation des groupes de travail sectoriels. Il servira de document de référence aux futurs inventaires qui intègreront l’ensemble des recommandations formulées par le secrétariat de la CCNUCC.

Comme l’a indiqué lors de son intervention, Mme Blerta Aliko, Représentante Résidente du PNUD en Algérie, le PNUD a pleinement joué son rôle d’intégrateur en facilitant les différentes rondes de consultations, ayant impliqué de nombreux secteurs, ainsi qu’experts nationaux et internationaux, et cet « atelier couronne les énormes efforts déployés par l’ensemble des parties prenantes ». Elle a également salué l’impact du travail autour de la 3ème communication qui permettra d’améliorer de manière durable « la transparence, la cohérence, la comparabilité, l’exhaustivité et l’exactitude des informations collectées et traitées ainsi que celles qui le seront dans les futurs inventaires. »

L’atelier a vu la participation de représentants de différents secteurs et fournisseurs de données d’activités, des experts internationaux de la CCNUCC, des experts chargés de la thématique ainsi que des cadres de l’Agence Nationale des Changements Climatiques (ANCC), à qui incombe la tâche de compiler toutes les données recueillies. Des présentations et des interventions sur les résultats obtenus par secteur du GIEC (Energie ; Produits industriels et utilisation des produits ; Agriculture, forêts et autres affectations des terres ; Déchets) ont été faites par les experts et les participants. 


[1] Groupement International d’Experts sur le Climat