L’université, espace de dialogue et de cohésion

 Objectif de Développement Durable : ODD 16

Durée du projet : 3 ans (2019 – 2021)

Partenaires nationaux : Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Team Leader Gouvernance : Hosni Mouelhi hosni.mouelhi@undp.org

Chef de projet : Chahrazed Ben Hamida chahrazed.ben-hamida@undp.org

Contexte :

L’université constitue un lieu de passage incontournable d’une partie importante de la jeunesse tunisienne. Elle représente à ce titre une sphère stratégique d’intervention pour le renforcement de la cohésion et la prévention des comportements à risques, notamment l’immigration clandestine, l’extrémisme violent et les violences basées sur le sexe et le genre.

De même, et dans le contexte des transformations sociopolitiques majeures que connait la Tunisie depuis 2011, l’espace universitaire se présente comme un espace privilégié d’apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble, en plus de sa vocation de production et transmission du savoir.

Pourtant, les conflits récurrents à l’université affectent le bon fonctionnement des établissements, empêchent les étudiants de s’épanouir dans leurs études, et se répercutent négativement sur le climat social général. C’est à ce titre que le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique a entrepris un projet ambitieux de réforme au cœur duquel figure la promotion dans l’espace universitaire d’un climat apaisé, propice à l’épanouissement des jeunes et résilient face aux dynamiques de conflits qui le guettent.

Le PNUD est partenaire du ministère pour ce projet en capitalisant sur l’approche développée par le programme depuis plusieurs années en matière de renforcement de la cohésion sociale par la promotion du dialogue et des modes alternatifs de gestion des conflits.

Objectifs :

Le projet vise à renforcer la résilience de l’espace universitaire face aux risques d’exacerbation des violences à travers la promotion dans les universités des modes souples et alternatifs pour la gestion consensuelle des différends ainsi que par le développement des capacités endogènes des acteurs universitaires en matière de médiation, de facilitation du dialogue et de veille pour la prévention des comportements à risques.

Réalisations :

-          La compréhension des dynamiques de conflits propres à l’espace universitaire est affinée grâce à l’étude et cartographie des dynamiques de conflits dans l’espace universitaire.

-          L’approche de renforcement de la cohésion sociale dans l’espace universitaire est conceptualisée dans une vision stratégique ministérielle et déclinée dans un plan d’actions prioritaires.

-          La résilience du ministère et des universités face à la crise COVID19 est renforcée grâce à l’élaboration d’une étude d’impact de la pandémie sur le système et la mise en place d’un plan de contingence sectoriel. Un protocole sanitaire spécifique aux universités est développé conjointement avec le ministère de la santé et disséminé auprès des psychologues universitaires, des représentants du personnel administratif, des étudiants et des enseignants des universités et œuvres universitaires.

-          La communication et communication de crise du ministère est appuyée à travers la réalisation d’un diagnostic et d’une stratégie de communication.

-          Un mécanisme spécifique de veille et de médiation universitaire est développé et formalisé légalement à travers la conceptualisation des Centres de Médiation Universitaire et leur consécration légale dans un arrêté ministériel paru au journal officiel de la république.

-          L’Opérationnalisation des centres de médiation Universitaire est appuyée par l’élaboration d’une mallette pratique (base de connaissance, guide de procédures des centres, charte de la médiation, convention de médiation).

-          Les représentants du personnel administratif, des étudiants et du corps enseignant du ministère et des 13 universités sont initiées aux techniques d’analyse du conflit, à la médiation et à la facilitation du dialogue, ainsi qu’à la prévention des violences basées sur le sexe et le genre.

-          Les capacités endogènes de l’université en matière de médiation et gestion des conflits sont renforcées à travers l’impulsion d’un noyau de médiateurs universitaires.

-          La documentation et le partage des connaissances sur le renforcement de la cohésion sociale en milieu universitaire sont promus à travers la conception d’une plateforme numérique de médiation universitaire.

La mise en place de deux centres pilotes de médiation universitaire dans les Universités de Jendouba (Nord-ouest) et Sfax (Sud) est appuyée par la dissémination du cadre légal des centres auprès des représentants des deux universités, la formation de leurs membres aux techniques de la médiation et l’équipement informatique des deux centres.