Allocution du Représentant Résident Adjoint au Programme du PNUD Mali, Monsieur Roland Seri, à l'occasion du lancement du Projet national du Mali dans le cadre du Programme Africain de Mini-réseaux (AMP)
28 novembre 2025
Monsieur Roland Seri, Représentant Résident Adjoint au Programme du PNUD Mali
· Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Eau,
· Monsieur le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement Durable,
· Mesdames et Messieurs les représentant.e.s des départements ministériels,
· Mesdames et Messieurs les représentant.e.s des institutions partenaires,
· Mesdames et Messieurs les représentant.e.s de la société civile,
· Chers Collègues du Système des Nations Unies au Mali,
· Mesdames et messieurs, les représentant.e.s des organes de presse,
· Distingués invité.e.s, en vos rangs, grades et qualités tout protocole observé,
· Mesdames et Messieurs,
Le Programme des Nations Unies pour le Développement est honoré de participer au lancement du Projet National du Mali dans le cadre du Programme Africain de Mini-réseaux, communément appelé AMP-Mali.
Ce projet va contribuer significativement à réaliser l’ambition du gouvernement malien pour accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable et abordable, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique des communautés rurales. AMP-Mali s’aligne sur les priorités nationales déclinées dans la vision 2063 « Mali Kura gnetaasra ka ben San 2063 » et sa Stratégie Nationale de Développement Durable (SNEDD 2024-2033) en contribuant à la formulation et mise en œuvre du projet structurant 2 « Yellen Kura – Éclairer la Mali » en renforçant les capacités de production du mixte énergétique à travers l’utilisation d’énergies renouvelables en milieu rural.
Comme vous le savez, le Mali fait face à un double défi :
- un accès limité à l’électricité en milieu rural, avec un taux d’électrification inférieur à 25 %, freinant le développement économique et social ;
- une forte dépendance aux énergies fossiles, dont les coûts pèsent lourdement sur l’économie nationale et sur les ménages.
Pourtant, le pays dispose d’un potentiel solaire exceptionnel et d’opportunités uniques pour développer des solutions énergétiques décentralisées, propres et abordables.
C’est dans ce cadre que se situe la contribution du projet AMP Mali qui vise à apporter une réponse concrète à ces défis. Il s’agit de promouvoir des mini-réseaux verts basés sur les énergies renouvelables, en réduisant les coûts grâce à des modèles économiques innovants et à la digitalisation. Il ambitionne également de stimuler l’investissement privé et de mettre en place des mécanismes financiers attractifs pour un marché durable. Enfin, il s’inscrit dans une logique d’intégration des énergies propres dans les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales, renforçant ainsi la résilience climatique et les moyens de subsistance, notamment sur le tracé de la Grande Muraille Verte.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ce projet permettra de connecter 8 665 bénéficiaires directs, dont 50 % de femmes, grâce à 1 752 nouveaux raccordements. Il contribuera à éviter l’émission de 631 697 tonnes de CO₂ sur la durée de vie des installations. Avec un financement actuel de 2,080 millions USD, dont 1,78 million USD du FEM, 300 000 USD du PNUD, et 148,6 millions USD de cofinancement, ce projet illustre la force du partenariat et la mobilisation collective pour un développement durable.
Mesdames et messieurs,
Le projet AMP-Mali adopte également une approche intégrant trois (03) des six (06) transitions clés pour un impact multiplicateur et transformateur pour l’accélération des objectifs de développement au Mali. Il s’agit de faciliter l’accès à une énergie propre et disponible dans les milieux ruraux en maximisant sur le potentiel solaire malien. Le projet va permettre de prévenir les effets adverses du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre par le déploiement d’infrastructures énergétiques renouvelables et la mise en place d’incitations fiscales pour l’énergie verte tout en instaurant des pratiques résilientes et durables pour réduire la vulnérabilité des communautés face aux chocs climatiques. Cela inclut l’élaboration de plans d’adaptation climatique intégrés et la création de mécanismes de financement vert pour soutenir la résilience des systèmes de production et des écosystèmes.
AMP-Mali ne se limite pas à l’infrastructure énergétique. Il introduit des solutions numériques innovantes pour optimiser la gestion, assurer la transparence et réduire les coûts. Il favorisera également l’autonomisation des femmes et des jeunes, en leur offrant des opportunités économiques grâce à l’accès à l’énergie pour des activités productives et des services sociaux essentiels.
Mesdames et Messieurs,
AMP-Mali est un catalyseur pour un Mali plus résilient, plus compétitif et plus équitable. Mais son succès dépend de l’engagement collectif : du Gouvernement, pour maintenir un cadre réglementaire favorable ; du secteur privé, pour investir et innover ; des partenaires techniques et financiers, pour accompagner la mise à l’échelle ; et des communautés locales, pour s’approprier et pérenniser les solutions.
Avant de clore mon propos, je voudrais à exprimer notre profonde gratitude au Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, avec à sa tête monsieur le ministre, pour son leadership et son engagement constant en faveur de la transition énergétique. Nos remerciements vont également au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour le financement de ce projet ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui accompagnent cette ambition. Je voudrais par la même occasion, réitérer la disponibilité du Programme des Nations Unies pour le Développement à soutenir le Gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de ses priorités de développement
Ensemble, faisons du mini-réseau vert un moteur de développement durable pour le Mali !
Je vous remercie pour votre aimable attention.