Helen Clark: Déclaration au Conseil d'administration du PNUD / FNUAP

1 sept. 2010

Déclaration de Helen Clark
Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement
à l'occasion de la deuxième session régulière du Conseil d'administration du PNUD/FNUAP

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'administration,
Chers collègues et amis,

C'est avec un grand plaisir que je me joins à vous aujourd'hui, à l'occasion de la troisième session du Conseil d'administration de cette année.

Faire progresser l'agenda du développement

Les prochains mois seront particulièrement importants pour la promotion des objectifs du développement internationalement convenus, notamment à l’occasion des réunions plénières de haut niveau prévues sur les objectifs du Millénaire pour le développement et sur le changement climatique, dont la portée est significative pour le développement.

      •    Le prochain sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement

Le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement débutera ses travaux dans trois semaines. Il est primordial de ne pas rater cette opportunité unique, offerte aux États Membres, de convenir d'un plan d'action pour faire avancer les progrès vers la réalisation des objectifs d'ici 2015.

Au PNUD, nous sommes convaincus qu'il existe un arsenal de politiques testées et éprouvées, adaptées aux contextes nationaux et susceptibles de produire des résultats, à condition qu'il y ait le leadership, la volonté politique, et les capacités et ressources nécessaires à leur mise en œuvre.

À présent, il appartient à l'ensemble des parties prenantes au développement de se focaliser sur les mesures qui se sont avérés payantes, et de soutenir la réplication des interventions éprouvées en les adaptant aux circonstances nationales. Nous devons aussi innover et proposer de nouvelles idées.  

Ceci est spécialement important compte tenu des impacts de la crise économique sur les plus pauvres et les plus vulnérables, et des contraintes de financement auxquelles les pays en développement, les donateurs, les organisations multilatérales et d'autres praticiens du développement sont actuellement confrontés.

Il y a un peu plus de deux mois, à Genève, j'avais informé le Conseil d'administration de l'Évaluation internationale effectuée par le PNUD sur ce qu'il conviendrait de faire pour satisfaire aux OMD d'ici 2015.

J'avais mis en évidence, à cette occasion, les huit priorités qui devraient idéalement être intégrées aux différents plans d'actions sur les cinq ans à venir afin d'accélérer les avancées en matière de réalisation des OMD.

Au mois de juillet, notre Évaluation internationale a été favorablement accueillie par les dirigeants du G8, réunis au Canada, qui en ont fait mention de manière positive dans la Déclaration du G8 à Muskoka.   

Pour donner un nouvel élan à son action sur le terrain, le PNUD a mis en place un cadre d’accélération des OMD, qu'il mène actuellement dans différents pays, conjointement avec d'autres organismes du Groupe des Nations Unies pour le développement.  Le but en est d'accélérer les progrès vers la réalisation des OMD.

Un certain nombre d'expériences pilotes sont en passe de s'achever, et à cette occasion, nous en exposerons les résultats au cours d'un événement organisé par le PNUD en marge du Sommet sur les OMD.  

Le PNUD a participé à plusieurs événements de haut niveau liés aux OMD ces derniers mois, notamment en Indonésie, en Espagne, en Turquie et en Ouganda, lors du Sommet de l'Union africaine.

Ces manifestations s'inscrivent dans le cadre de nos efforts soutenus pour garantir au Sommet sur les OMD une issue orientée vers l'action.

Nous espérons que les États Membres conviendront d'un agenda concret, qui tienne compte des preuves apportées sur les méthodes probantes et inclue des initiatives dans les domaines d'action prioritaire identifiées par le PNUD.  

      •    Initiatives liées au climat

En ce qui concerne les échéances à venir, le prochain cycle de discussions relatives au climat aura lieu à Tianjin en octobre et à Cancun fin novembre. Nous continuons d'espérer que des avancées seront réalisées à la fois sur le front du climat et du développement.
Les activités du PNUD en relation avec le climat sont fortement axées sur le développement. Nous cherchons à promouvoir un développement résilient face au climat, dans lequel la lutte contre la pauvreté va de pair avec la préservation de nos écosystèmes.

Conformément à cette approche, l'Administratrice associée a signé, au nom du PNUD, un accord historique avec le gouvernement de l'Équateur au début du mois d'août. Cet accord établit le Fonds d'affectation spéciale pour le projet Yasuni ITT, qui a été mis en place pour recueillir les contributions en appui à la décision de l'Équateur de renoncer définitivement au forage d'exploration dans les champs pétrolifères situés dans la zone Ishpingo-Tambococha-Tiputini, située dans le Parc Yasuní, l'une des régions du monde les plus riches en biodiversité.

Cette initiative vise à protéger cette biodiversité ainsi que les moyens de subsistance, les droits et les cultures des peuples autochtones de la région. Elle ambitionne également d'empêcher l'émission de plus de 400 tonnes métriques de CO2, qui résulterait de l'exploitation de cette ressource.

L'Équateur demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50 % de la manne financière dont il pourrait disposer s’il exploitait ce pétrole, soit 3,6 milliards de dollars, échelonnés sur 13 ans, afin de financer des projets d'énergie renouvelable et de développement social.

Les contributions à l'initiative Yasuni seront administrées par le PNUD, par la combinaison d'un Accord de services de gestion avec notre mécanisme de fonds d'affectation spéciale multidonateurs.

Un Comité de pilotage du Fonds d'affectation spéciale pour le projet Yasuni ITT, conduit par le gouvernement, sera mis en place et comprendra des représentants des pays contributeurs et de la société civile. Les financements des programmes approuvés par ce comité seront directement affectés aux entités nationales, en conformité avec le cadre budgétaire et le dispositif d'obligation de rendre compte nationaux, à condition qu'ils soient cohérents avec le Règlement financier et les règles de gestion financière spécifiques au PNUD.

Ceci est un bon exemple de l'efficacité des idées innovantes, combinées à des partenariats solides, pour faire avancer le développement durable.

      •    Prévention des crises et relèvement

Les récentes catastrophes, telles que les graves inondations au Pakistan et en Chine, la sécheresse prolongée au Niger et dans les pays voisins, la forte hausse des températures en Russie qui a provoqué des incendies mortels sont de puissants rappels non seulement des implications sérieuses que le changement climatique et la dégradation environnementale peuvent provoquer, mais aussi de l'importance de la réduction et de la préparation liées aux risques de catastrophes.

Nos pensées se tournent aujourd'hui vers le peuple du Pakistan, durement frappé par des inondations dévastatrices qui ont fait des millions de sinistrés en attente de l'aide humanitaire et touché un nombre encore plus important d'habitants à travers le pays.

Le plan de réponse d'urgence lancé conjointement par l'ONU et le gouvernement pakistanais, il y a trois semaines, a permis de lever quelque 460 millions de dollars qui seront affectés, pendant les quatre-vingt-dix premiers jours, aux besoins prioritaires en nourriture, en eau et assainissement, en abri et en soins médicaux de la population. Les institutions des Nations Unies travaillent de concert pour soutenir le gouvernement et le peuple du Pakistan et répondre aux besoins immédiats des communautés sinistrées.  

Le PNUD a aidé les autorités chargées de la gestion des catastrophes au niveau du district à évacuer les populations dans les zones touchées et à mettre sur pied des centres de ressources pour les districts afin de surveiller la situation et de diffuser les informations relatives à la disponibilité des ressources liées aux catastrophes.

Dans le même temps, nous continuons d’œuvrer pour assurer une transition aussi transparente que possible entre la période de secours d'urgence et le relèvement précoce. Les familles et les communautés ont besoin d’aide pour reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance aussi rapidement que possible. Il est regrettable que cette composante de la réponse internationale à des situations d'urgence complexes soit trop souvent insuffisamment financée.

Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe en cours, le plan d'urgence est actuellement examiné par le système des Nations Unies et sera prêt à la mi-septembre. Il devrait intégrer, sur une base continue, les nouveaux besoins en secours et en relèvement précoce.  À cet effet, le groupe sectoriel interinstitutions pour la restauration des communautés, mené par le PNUD, finalise actuellement une évaluation des besoins en relèvement précoce.  

Le PNUD a d'ores et déjà mis au point un programme de relèvement précoce chiffré à 40 millions de dollars, qui sera prochainement lancé, et qui s'articule autour des actions suivantes : restauration de l'infrastructure communautaire, services de base et moyens d'existence, nettoyage des villages et des habitations inondés, et initiatives de type « Argent contre travail » portant sur l’enlèvement des déchets. Cependant ceci n’est que le premier pas. Il nous faudra planifier et financer d'autres actions afin d’aider les communautés sinistrées à se remettre à flot.

Par ailleurs, nous travaillons de concert avec la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement pour planifier le relèvement à long terme et nous effectuons à cet effet une évaluation des besoins de la reconstruction, que nous espérons finaliser d’ici le mois d’octobre.   

Le descriptif de programme de pays du Pakistan 2011-2010 sera présenté au Conseil d’administration demain. Il a été conçu comme un instrument souple, capable d’intégrer le soutien du PNUD à la mise en œuvre du Plan révisé inter-agences pour la réponse humanitaire au Pakistan, l’Évaluation des besoins en situation postconflictuelle, et à présent aussi, notre propre réponse aux inondations.  

Dorénavant, le PNUD redoublera d’efforts pour appuyer le travail vital de relèvement précoce et renforcer la préparation aux catastrophes au Pakistan.

Étant donné les gigantesques dégâts occasionnés pour l’agriculture, le bétail, l’infrastructure, l’habitat et l’environnement, il est crucial que la communauté internationale fournisse au gouvernement et au peuple du Pakistan l’appui nécessaire pour se relever de cette terrible catastrophe et s’atteler à d’autres défis plus pressants en matière de développement.

Le PNUD continue d’accorder une très haute priorité au relèvement en Haïti.

À l’issue du séisme qui a touché l’île le 12 janvier, le gouvernement d’Haïti a créé la Commission Intérimaire de la Reconstruction d'Haïti (CIRH), dont la durée de fonctionnement a été établie pour une période de dix-huit mois.

Le but de cette Commission est de coordonner et de superviser les efforts de relèvement et de développement en Haïti.

Les membres de la CIRH comprennent à égalité des haïtiens et des représentants des pays donateurs et des organisations internationales.  

Comme le président du Conseil d’administration vous l’a annoncé dans sa lettre du 5 août, René Préval, le président d’Haïti, a invité les Nations Unies à participer à la CIRH.  Le Secrétaire général m’a désignée pour représenter les Nations Unies au sein de cet organe.

Au PNUD, nous apprécions l'appui que nous avons reçu des membres du Conseil d'administration, via le Bureau, pour notre participation à la CIRH au titre de représentant de l’ONU comme un membre ayant droit de vote à part entière.

Nous avons veillé à ce que le règlement de la CIRH garantisse une protection complète au statut spécial des organisations intergouvernementales participant à ce travail, notamment nos privilèges et immunités.

Il y a deux semaines, l’Administratrice associée m'a représentée à la réunion de la CIRH. Des initiatives de relèvement d’après le séisme totalisant 220 millions de dollars ont été approuvées, dont des programmes du PNUD d’une valeur de 80 millions de dollars.  Ceci nous prépare le terrain pour mobiliser les ressources non encore disponibles et renforcer l'appui que nous fournissons au profit du relèvement d'Haïti.

Nous tiendrons le Conseil d’administration informé de notre participation à la CIRH.   

      •    Rapport Mondial sur le développement humain 2010

Le 4 novembre, à New York, je serai aux côtés du Secrétaire général des Nations Unies pour lancer la vingtième édition du Rapport mondial sur le développement humain.

Le Rapport met en avant des réflexions innovantes sur le développement en préconisant des changements majeurs dans l’évaluation du développement humain.  

Nous espérons que le Rapport, dans sa nouvelle édition, génèrera, comme les années précédentes, des débats éclairés et des discussions constructives, qui seront d'un intérêt capital pour les théoriciens et les praticiens du développement.

Changement au sein du PNUD

J’avais dit au mois de juin que je tiendrai le Conseil d'administration informé de l’évolution de notre plan d’action institutionnel, qui vise à consolider les performances du PNUD comme principale organisation vouée au développement et comme gestionnaire du système des coordinateurs résidents.

J’ai le plaisir de vous d’annoncer que nous avons réussi à marquer des avancées dans nombre de domaines, même si peu de temps s'est écoulé depuis la dernière fois où je me suis adressée à vous. J'aimerai vous mettre à jour sur les avancées dans les cinq domaines d'intervention liés aux priorités énoncées dans le plan d’action.

      •    L’aspect le plus important du plan d'action est qu’il est fortement orienté vers les résultats.

Le Conseil d’administration a été informé, par le passé, des opportunités offertes par l’élaboration de quatre-dix nouveaux plan-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement pour la période 2010 – 2012. Un effort notable est actuellement déployé par le Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies et d’autres mécanismes du Groupe des Nations Unies pour le développement, afin de préparer les équipes de pays des Nations Unies à tirer avantage de ces nouvelles mesures.

Par ailleurs, il est vital pour le PNUD de veiller à ce que ses bureaux de pays soient correctement préparés au processus du PNUAD et de diffuser les plan-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement selon une approche clairement axée sur les résultats, qui se reflète dans les programmes de pays aussi bien que dans toutes les activités qui en découlent.

À cet effet, les bureaux régionaux du PNUD ont entrepris d’améliorer l’assurance qualité et l’appui aux activités de contrôle qu’ils fournissent aux bureaux de pays.
 
À titre d’exemple, les deux tiers des pays couverts par le Bureau régional pour l’Afrique devront élaborer, dans les 18 à 24 mois à venir, de nouveaux des programmes de pays et plan-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement.  Par conséquent, le Bureau a organisé, fin juin, un atelier spécifique au PNUD, à l’intention des centres de services régionaux et des bureaux de pays pour leur présenter, dans le détail, les nouvelles directives relatives aux PNUAD et débattre des stratégies liées aux priorités des Nations Unies et du PNUD que ceux-ci devront comporter.  

Le Bureau régional pour l’Asie-Pacifique organisera un atelier similaire au mois d’octobre. D'autres bureaux régionaux ont déjà mené à cet effet des sessions de formation ou d’orientation préliminaire, destinées aux membres du personnel concernés par ces nouvelles mesures.

Ces initiatives devraient améliorer la contribution du PNUD à l’élaboration des Plans-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement et permettre à l'Organisation d’offrir une assistance transformationnelle, mieux focalisée, judicieusement positionnée, en conformité avec les agendas de développement parrainés par les pays.

Ceci est particulièrement important pour continuer à appuyer la réalisation des OMD et le développement durable.

      •    Il est tout aussi essentiel, dans le plan d’action, de veiller à la consolidation de la réputation du PNUD comme organisation de premier plan consacrée au développement axé sur l'acquisition des connaissances et contribuant à l’avènement de changements transformationnels.

Le mois prochain, la nouvelle plate-forme Teamworks de partage des connaissances sera officiellement lancée.

Grâce à Teamworks, le PNUD dispose d’un outil qui permet de replacer en contexte et de partager les connaissances accumulées par son personnel, par les milliers de personnes qui collaborent à ses programmes, et par ses partenaires externes.

      •    Le renforcement de notre efficacité et de nos performances est essentiel pour améliorer les résultats du PNUD. Les processus d’approvisionnement et de recrutement ont été jusqu’à présent considérablement alourdis par la lenteur bureaucratique et nous avons pris les actions appropriées pour y remédier.

Les mesures que nous sommes en train d’adopter visent à établir un meilleur équilibre entre les activités de contrôle et les actions ponctuelles.

Conformément aux recommandations des rapports d’audit, nous avons introduit de nouvelles directives pour déterminer les modalités d’attribution des contrats. Ces modifications sont censées réduire considérablement le temps requis pour l’achat de biens et de services sans jamais compromettre la transparence et l'obligation de rendre compte.  

Les contrats d’approvisionnement importants qui étaient précédemment examinés par trois comités différents ne seront plus désormais soumis qu’à un seul comité. Ceci évitera la duplication de l’effort et permettra de faire gagner du temps à l’Organisation, sans que cela puisse, d’après nous, porter préjudice à la qualité de l’évaluation.

Les politiques de suivi accélérées du PNUD, qui sont mises en œuvre dans des circonstances problématiques ou pressantes, ont été appliquées dans seize pays répartis dans les cinq régions de programmes de l’Organisation. Elles restent à la disposition de l’ensemble des bureaux de pays selon les besoins, notamment lorsqu’il s'agit de répondre aux situations d'urgence et de crise immédiate.

Nous prenons également d’autres mesures pour mieux nous préparer à réagir promptement à toutes les situations où le temps est un impératif majeur.
Parmi celles-ci, citons les mesures qui permettent d’accélérer le déploiement de personnel requis pour renforcer les capacités d’un bureau de pays en situation de crise.

Pour aider les bureaux de pays à collaborer plus facilement avec des partenaires non gouvernementaux spécifiques, comme les ONG nationales et internationales, particulièrement lors de l’émergence d’une crise, nous lançons un processus d’accords à long terme pour une préparation préalable avec de tels partenaires.

Nous comptons également signer bientôt un nouvel accord avec le Programme alimentaire mondial pour renforcer notre collaboration en appui aux pays en passe d'évoluer de la phase de réponse humanitaire vers le relèvement.

      •    Les travaux d’approche sont maintenant achevés en ce qui concerne trois initiatives majeures destinées à faciliter la sélection, l'élaboration et la rétention des membres du personnel les mieux placés pour satisfaire à l’évolutivité des besoins du PNUD.

Nous mettons également en place des réserves de candidats pour pourvoir, dans un premier temps, à des vacances de postes de Directeurs de pays et de Directeurs de pays adjoints pour les programmes et les opérations, ainsi que des postes équivalents au Siège.  Les réserves de candidats pourront, par la suite, être étendues à d’autres domaines.

Cela nous permettra d’améliorer la planification des successions et de réduire les délais de recrutement d’au moins quatre semaines.  Cela signifie que les postes clé ne resteront plus vacants, à l’avenir, aussi longtemps que par le passé. Dès lors que nous pourrons faire appel aux candidats inscrits sur les listes de réserves, nous ferons l’économie des entretiens d’embauche, qui mobilisent en moyenne, pour un seul recrutement, quatre hauts directeurs durant une demi-journée entière.

Quant aux suites données à l'annonce que j'avais faite en juin, il convient de noter qu'un nouveau système de gestion simplifié a été élaboré pour mesurer les performances du personnel.  

Cette procédure servira à établir un dialogue plus efficace entre les directeurs et leur équipe, et à réduire le temps requis pour l’évaluation des performances individuelles de plus de cinquante pour cent, ce qui reviendra à libérer les haut dirigeants de plusieurs heures précieuses qu’ils pourraient consacrer à des taches plus utiles.   

Cela garantira également un meilleur alignement entre les plans de travail individuels et les objectifs institutionnels du PNUD et permettra à l’Organisation de mieux se focaliser sur les résultats.

Le Programme de perfectionnement des cadres et des compétences techniques de gestion a été approuvé et devrait permettre de renforcer les qualifications, les compétences et les aptitudes du personnel international du PNUD à ses différents échelons, en matière de leadership et de gestion. Il propose à la fois des cours virtuels et réels pour former les membres du personnel sur les questions telles que le leadership stratégique ou les relations humaines.  Les premières équipes sélectionnées devraient très prochainement débuter le programme.

      •    Un autre aspect fondamental du plan d’action du PNUD pour les années à venir est la nécessité de conclure des partenariats stratégiques avec les acteurs qui participent efficacement à l’effort du PNUD.  

Nous avons établi des relations avec les principales économies émergentes activement impliquées dans la coopération pour le développement, en quête de synergies entre leur travail, nos interventions et notre mandat.

Fin juillet, j’ai signé un accord de partenariat avec le ministre des Relations extérieures du Brésil,  qui établit formellement le PNUD comme partenaire du Brésil en matière de coopération du développement international, tout en renforçant l’importance des interventions du PNUD dans ce pays. Il est prévu de conclure un plus grand nombre d’accords de ce type à l’avenir.

Coordination des activités de développement au sein des Nations Unies

En matière de coordination des activités de développement, le travail du Groupe des Nations Unies pour le développement est guidé par ses priorités stratégiques pour 2010 – 2011, qui soulignent l’importance d’appuyer la réalisation, au niveau des pays, des OMD et d’autres objectifs de développement convenus, notamment en élaborant des Plans-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement de haute qualité, étroitement alignés sur les priorités de développement national.

Ces priorités mettent également en évidence la tâche importante que le Groupe des Nations Unies pour le développement a résolu d’entreprendre, en association avec le Comité de haut niveau sur la gestion, afin d’accroître l’efficacité opérationnelle à l’échelon des pays.

La mission conjointe du Groupe des Nations Unies pour le développement et du Comité de haut niveau sur la gestion concernant l’harmonisation des pratiques commerciales a récemment effectué sa quatrième visite de pays en Albanie, après s’être rendue en Mozambique, au Malawi et au Vietnam en cours d’année.

Ses recommandations ont servi à établir un plan de mise en œuvre, destiné à améliorer l’efficacité opérationnelle du système de développement des Nations Unies sur le terrain.   Ce plan sera présenté à l’approbation du Groupe des Nations Unies pour le développement et du Comité de haut niveau sur la gestion, lors de leur première réunion conjointe, qui se tiendra plus tard dans le mois, et dont j'assurerai la présidence, aux côtés de Josette Sheeran, Directrice exécutive du PAM et présidente du Comité de haut niveau sur la gestion.

L’harmonisation des pratiques commerciales a été l’une des questions importantes visées par la résolution de l'Assemblée générale la plus récente sur la cohérence à l’échelle du système.

Il en a été de même pour l’établissement d’ONU Femmes.  Cette initiative a constitué un accomplissement important dans les efforts continus des Nations Unies pour promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes de par le monde.

ONU Femmes peut contribuer à renforcer l’impact de l’effort des Nations Unies dans le domaine de l’égalité des sexes. Cet organe devra travailler étroitement avec les autres membres du Groupe des Nations Unies pour le développement au niveau mondial, régional et national, afin de définir clairement les rôles des différentes composantes du système des Nations Unies en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation de la femme.

Le PNUD et d’autres institutions du Groupe des Nations Unies pour le développement ont activement soutenu la Vice-secrétaire  générale des Nations Unies qui a mené le processus ayant abouti à l’établissement de l’entité ONU Femmes et continuera de le faire.

La résolution visant à appuyer la cohérence à l’échelle du système encourage également le Secrétaire général à procéder à l’évaluation indépendante des leçons apprises des initiatives pilotes « Unis dans l'action ».

En nous appuyant sur les évaluations parrainées par les pays, présentées à la réunion intergouvernementale sur l’initiative « Unis dans l'action » à Hanoï, en juin, la mise en œuvre complète de l’évaluation devrait nécessiter douze mois.

Cependant, ce n'est pas tant dans les pays où est appliquée l’initiative « Unis dans l'action » que nous constatons une augmentation de la cohérence pour la fourniture de meilleurs résultats.

Le rapport 2009 de synthèse des différents Rapports Annuels du Coordonnateur Résident sera bientôt disponible.

Il offre un grand nombre d’exemples de mesures prises par les Équipes de pays des Nations Unies partout dans le monde pour améliorer leur coordination et aider les pays à satisfaire à leurs cibles en matière d’objectifs du développement.

Une autre initiative issue du Groupe des Nations Unies pour le développement concerne le lancement d’un examen visant à déterminer la part de réalisation des résultats et des produits convenus dans le Plan d’exécution du Cadre de gestion et de responsabilisation.

L’examen sera entrepris par des consultants indépendants et devrait être achevé d’ici la fin de l’année. Plusieurs hauts responsables du Groupe des Nations Unies pour le développement travailleront à mes côtés pour superviser cet exercice et en assurer le suivi.  

La résolution appuyant la cohérence à l’échelle du système couvre également la question de l’amélioration du système de financement des activités opérationnelles de l’ONU en faveur du développement.  Ceci m'amène à évoquer un point majeur à l'ordre du jour de la présente session du Conseil d’administration.

Ressources et résultats

Tout d’abord, j'ai l'honneur de vous informer que le PNUD fait partie du cercle restreint des  institutions des Nations Unies à avoir bénéficié d’une opinion d’audit sans réserve de la part du Comité des commissaires aux comptes de l’Organisation des Nations Unies pour les activités de l'exercice biennal qui s’est terminé au 31 décembre 2009.

Ceci est le second exercice biennal consécutif pour lequel le PNUD aura reçu une opinion d’audit sans réserve. Cela montre que nous continuons de prendre les mesures nécessaires pour veiller à la transparence de notre fonctionnement. Ceci est particulièrement encourageant, dans la perspective de la prochaine mise en œuvre des recommandations de l’Institut des Normes comptables internationales pour le secteur public. Nous continuerons à renforcer nos contrôles et notre obligation de rendre compte en matière de gestion financière.

Mes collègues seront disponibles pour répondre, tout à l’heure, à vos questions et discuter de notre situation financière plus en détail avec vous. Pour l’heure, permettez-moi de souligner quelques points supplémentaires.

En 2009, les contributions totales au PNUD, notamment au Fonds d'équipement des Nations Unies et à l’UNIFEM ont été de 5,34 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de financement de l’ordre de trois pour cent depuis 2008. Les contributions totales en 2009 ont toutefois dépassé les cibles du Plan stratégique.

Le ratio des ressources régulières destinées aux activités de base par rapport aux autres types de ressources est actuellement de 1 à 4, ce qui nous pose un sérieux problème.

Je n’insisterai jamais assez sur le fait que l’aptitude du PNUD à réaliser pleinement son mandat et fournir un appui efficace en matière de renforcement des capacités en faveur du développement est tributaire de la masse critique du financement de ses activités de base. C’est ce qui permet au PNUD d’effectuer des planifications appropriées à l’avance et d’adopter les approches de gestion stratégiques et flexibles les mieux adaptées pour aider les pays à réaliser les objectifs de développement à long terme.

En 2009, les contributions au titre des activités de base ont chuté à  1,01 milliard de dollars, alors qu’elles étaient censées atteindre 1,25 milliard de dollars, tel que prévu dans le Plan stratégique.  Les projections actuelles semblent indiquer que le montant des contributions continuera de baisser cette année encore, pour atteindre 0,97 milliard de dollars. Cette diminution représente une baisse d’environ trente pour cent par rapport à la somme de 1,4 milliard de dollars visée dans le Plan stratégique pour 2010, tel qu'approuvé par le Conseil d'administration, et pourrait même chuter en deçà.

Alors que les effets de la récession économique continuent de se faire ressentir partout dans le monde, j'appelle tous les États membres à appuyer le PNUD et les fonds et programmes qui y sont associés afin que nous puissions atteindre les cibles fixées en matière de financements par le Plan stratégique et affecter leurs contributions aux ressources destinées aux activités de base pour 2010 et au-delà, aussi tôt que possible.  
Les engagements pluriannuels sont particulièrement importants car il est beaucoup plus aisé de planifier de manière stratégique et efficace lorsque l’on dispose d’une prévisibilité en matière de financement.  Tout en continuant de s’efforcer à réaliser les meilleures performances possibles, il nous sera inévitablement plus dur de satisfaire aux attentes du Conseil à cet égard si nos ressources sont régulièrement entamées.

D’une manière générale, la réalisation des objectifs de l’Aide publique au développement est aussi en parfaite conformité avec l’OMD 8 relatif aux partenariats mondiaux.

Grâce aux mesures actives prises par le PNUD pour opérer un revirement vers des investissements moins risqués, nous avons réussi, en 2009, à éviter toute perte de capital qui pourrait être induite par la crise économique.  Cependant, les investissements à faible risque, généralement associés à des taux de rendement moins importants, génèrent des revenus réduits.

Je voudrai souligner ici, au nom du système des Nations Unies, que le PNUD fournit des services de gestion à un nombre croissant de Fonds d'affectation spéciale multidonateurs des Nations Unies depuis 2004. Le portefeuille total visé s’élève actuellement à quelque 4,5 milliards de dollars.
 
Au fil des ans, la gestion de ces fonds spéciaux par le bureau du PNUD a contribué à améliorer  la transparence et l’obligation de rendre compte, qui sont la marque des services de gestion de fonds spéciaux de l’Organisation, et nous en sommes très fiers.

Cette démarche est parfaitement bien illustrée par GATEWAY, le nouveau portail Web du Bureau des fonds d'affectation spéciale multidonateurs. GATEWAY fournit essentiellement des informations financières en temps réel, extraites du système Atlas du PNUD sur les contributions reçues de la part des donateurs, les montants transférés aux organisations participantes et les rapports des dépenses annuelles certifiés. L’outil fournit également l’accès à un nombre croissant de rapports d’activité et de documents connexes.

J’ai l'honneur de vous annoncer que le portail GATEWAY, qui a fonctionné jusqu'à présent en version bêta, est à présent totalement opérationnel. Je vous invite à vous joindre à l’Administratrice associée pour célébrer le lancement du site GATEWAY lors d’un événement parallèle organisé demain à cette occasion.    

Conclusion

En ce qui concerne nos perspectives d’avenir, le PNUD poursuivra son effort en vue d’améliorer ses outils afin d’appuyer les communautés et les populations les plus pauvres et les plus vulnérables, et d’aider les pays à satisfaire à leurs objectifs de développement.  

Nous continuerons de travailler étroitement avec une grande diversité de partenaires au sein du système des Nations Unies et au-delà pour établir la meilleure coordination possible en matière de développement de la coopération et parvenir aux résultats souhaités.

Nous avons pleinement conscience de nos responsabilités au sein du système des Nations Unies  en faveur de la promotion de la cohérence à l’échelle du système.

Avec des ressources suffisantes et prévisibles affectées au développement, des politiques judicieuses, un leadership fort et des capacités renforcées, nous sommes convaincus que les OMD ainsi que d’autres objectifs convenus en matière de développement pourront être réalisés.

Nous ne sommes pas guidés dans notre action par le seul impératif moral de lutter en faveur de la réalisation des OMD. Nous œuvrons également dans le but de poursuivre notre quête de justice, de sécurité et de paix pour la planète, dans l’intérêt du plus grand nombre.  

Je remercie une nouvelle fois le Conseil d’administration pour son soutien indéfectible au PNUD.

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Eswatini Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye

M

Macédoine du Nord Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe