Les Indonésiens démontrent l'efficacité de la préparation aux tremblements de terre

26 janv. 2012

Les élèves des écoles primaires d'Aceh apprennent à se préparer aux catastrophes dans le cadre du cursus scolaire. (Photo: PNUD)

Banda Aceh, Indonésie - Lorsqu'un puissant séisme d'une magnitude de 7,6 a frappé la province d'Aceh, à l'extrémité nord de l'Indonésie, le 10 janvier, il n'y a eu ni dommages, ni pertes. Il s'agit d'une situation bien différente de celle d'il y a sept ans, quand un tremblement de terre et un tsunami dévastateurs ont tué plus de 230 000 personnes en Asie du Sud-Est, dont plus de 70 pour cent des habitants d'Aceh.

Aujourd'hui, la population acehnaise est bien mieux préparée à affronter les catastrophes naturelles. Grâce à une campagne de sensibilisation menée par le gouvernement ainsi qu'aux programmes de préparation aux catastrophes sponsorisés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cette fois-ci, la plupart des habitants, bien que très inquiets, ont su quoi faire et comment réagir lorsque le séisme a frappé.

« J'étais encore au bureau avec mes amis lorsque c'est arrivé. Nous nous sommes cachés sous les bureaux et nous avons attendu que le tremblement cesse pour sortir du bâtiment », a dit Razi Gade, un Acehnais de 32 ans. « J'ai essayé de me rappeler ce que j'avais appris. »

Gade fait partie des 2 500 Acehnais qui ont pris part à une formation concernant la préparation aux catastrophes, sponsorisée par le PNUD, au cours des deux dernières années. Des enseignants, journalistes, ouvriers, hommes et femmes, ont appris à réagir correctement lors d'un séisme, et à reconnaître les signes de danger, comme par exemple une baisse significative du niveau d'eau. Ces milliers d'Acehnais reproduisent ensuite ces formations au sein de leurs communautés, ce qui aide à répandre la campagne de sensibilisation.

Teuku Firsa, responsable PNUD du projet de prévention des risques associés aux catastrophes, a déclaré que la réaction des habitants au séisme de la semaine dernière indique une forte amélioration des connaissances au sein de la population acehnaise.

« Il n'y a eu aucune panique, ce qui n'avait pas été le cas il y a trois ou quatre ans », a dit Firsa. « Même sur l'île Simeulue, qui est plus rurale, les gens savaient ce qu’ils devaient faire : ils se sont empressés de gagner un terrain plus élevé, sans agitation. »

Le PNUD a joué un rôle crucial en aidant le gouvernement national et le gouvernement local à se préparer et à mener une campagne de sensibilisation. De plus, le PNUD a également aidé à développer une carte de risques provinciale des régions clés d'Aceh, aidant ainsi le gouvernement national et le gouvernement local à concevoir des stratégies de prévention et de réduction des risques associés aux catastrophes.

Depuis le début, l'éducation est un objectif majeur. En partenariat avec le Département de l'éducation d'Aceh, un projet PNUD aide à formuler le cursus des écoles primaires, collèges et lycées pour que les élèves soient mieux préparés à réagir aux catastrophes naturelles. Grâce à de simples activités, telles que dessiner des cartes ou participer à des exercices de simulation, les élèves d'Aceh sont équipés de connaissances et compétences de survie de base pour mieux réagir aux situations d'urgence.

Le PNUD a également aidé à la création, dans une prestigieuse université d'Aceh, d'un programme d'études de deuxième cycle concernant la gestion des catastrophes, et a offert un soutien technique pour l'établissement d'un centre d'étude et d'analyse axé sur la science du désastre et la minimisation des dégâts dans la province.

Les journalistes et présentateurs locaux aident aussi à informer la population. D'éminents membres de la communauté, de hauts fonctionnaires et des experts du PNUD participent régulièrement à des programmes télé et radio soulignant l'importance de la préparation aux catastrophes et de l'intervention d'urgence.

En ce qui concerne l'avenir, il est prévu que, dans le cadre de la campagne de réduction des risques associés aux catastrophes, et en partenariat avec le PNUD, le gouvernement approuve un plan complet de gestion des désastres couvrant cinq années. Ce programme permettra d'assurer que les Indonésiens ne subiront plus jamais l'horreur et la dévastation du tsunami de décembre 2004.

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