Réponse à la crise au Soudan du sud

jeunes au soudan du sud
En 2016, 7 centres de justice ont fourni services et conseils juridiques à 70 000 personnes. Photo: PNUD au Soudan du Sud

Le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud est devenu le plus jeune pays indépendant de la planète après un référendum lors duquel près de 99 % des Sud-Soudanais ont voté pour une sécession.

Mais en décembre 2013, les tensions politiques, ethniques et religieuses ont engendré une violence généralisée, qui continue à ce jour. Selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, les combats de juillet 2016 ont intensifié le déplacement massif des populations hors du pays. Environ 1,6 million de Sud-Soudanais auraient trouvé refuge dans les pays frontaliers, principalement en Ethiopie et Ouganda, et l’on estime qu’il y a 1,9 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, en plus de 300 000 réfugiés.

A retenir

  • Le PNUD est présent au Soudan du Sud depuis plus de 40 ans
  • On estime à près d'1,6 million le nombre de personnes déplacées dans les pays frontaliers
  • Environ 4,9 millions de personnes, soit 42% de la population, sont actuellement en situation de grave insécurité alimentaire
  • En 2016, 7 centres de justice ont fourni services et conseils juridiques à 70 000 personnes
  • Près de 450 000 femmes ont bénéficié de soins prénatals.

L’état de famine a été officiellement déclaré dans certains état du pays, et 4,9 millions de personnes, soit 42% de la population, sont actuellement en situation de grave insécurité alimentaire. Selon les estimations, ce chiffre pourrait atteindre les 5,5 millions de personnes d’ici à juillet 2017, soit 47% de la population.

Que fait le PNUD?

Cela fait plus de quarante ans que le PNUD est présent au Soudan du Sud, et s’efforce de renforcer la capacité du gouvernement à fournir les services de base à sa population tout en améliorant la capacité des communautés à se développer et à vivre en paix.

Pendant ces années, le PNUD a construit des points d’eau, des routes et des infrastructures policières, a formé des fonctionnaires dans l’ensemble du pays et a facilité l’accès à des services de santé, de justice et de microfinance de base pour des centaines de milliers de Sud-Soudanais.

Dans le cadre du programme de pays pour la période allant de juillet 2016 à décembre 2017, le PNUD apporte un appui aux moyens de subsistance, à la sécurité communautaire et à la cohésion sociale dans les zones où une stabilisation de la situation est envisageable.

Il s’associe avec la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) et d’autres organisations des Nations Unies pour soutenir l’application de dispositions essentielles de l’accord de paix, qui portent notamment sur le fonctionnement du Gouvernement transitionnel d’union nationale, l’élaboration d’une constitution permanente, l’État de droit, la justice transitionnelle et les droits de l’homme.  

Par ailleurs, dans le cadre d’un programme pilote de relèvement précoce pour personnes déplacées, nous appuyons des initiatives d’emploi d’urgence et de formation à l’entreprenariat et avons financé la construction de petits étals et abris dans les marchés par aider les petits commerçants à s’établir.

Nous avons maintenu notre soutien en faveur du renforcement du secteur de la justice et des fonctions centrales de la gouvernance, notamment par le transfert de connaissances et de savoirs.

En 2016, cet appui a englobé la création de sept centres de justice et de confiance, dans lesquels ont été fournis des services et des conseils juridiques à environ 70 000 personnes ; un programme de sensibilisation du public visant à lutter contre la polarisation ethnique qui a touché plus de six millions de personnes ; et des conférences sur la médiation de la paix, qui ont abouti à la conclusion de dix accords de paix au niveau communautaire.

Nous avons aussi participé à des initiatives de plus large portée pour renforcer les systèmes de santé. Plus précisément, le PNUD a contribué au renforcement des capacités des autorités à fournir des services de santé maternelle dont ont bénéficié près de 450 000 femmes. En conséquence, la couverture des soins prénatals est passée de 53 % en 2015 à 61 % en 2016. Il s’agit là d’une prouesse dans un pays où la probabilité qu’une femme décède pendant l’accouchement est de un sur sept.

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