Comment mettre fin à la violence contre les femmes et les filles

25 nov. 2014

                                                                               La violence à l’égard des femmes touche de manière disproportionnée les pays à faible et moyen revenus. Photo: PNUD / Pakistan

Dans le monde, environ une femme sur trois est victime de violences de la part de son partenaire. La violence à l’égard des femmes touche de manière disproportionnée les pays à faible revenus, les régions pauvres de ces pays, et les groupes vulnérables tels que les migrants, les travailleurs du sexe, et les personnes vivant avec le VIH ou d’autres handicaps.

Depuis le début de l’année, j’assume le rôle de Conseiller régional du PNUD en matière de violences à l’égard des femmes en Asie et dans le Pacifique. J’ai participé à de nombreuses conversations qui débouchent généralement toujours sur les mêmes questions : “Je n’arrive pas à croire que les taux de violence dans le monde soient encore si élevés, mais tout cela semble si compliqué et profondément ancré dans nos sociétés. Que pouvons-nous réellement faire pour réduire cette violence?”

J'ai récemment contribué à la rédaction d’une série d’articles sur la violence contre les femmes et les filles dans le Lancet. Ce projet m’a donné la possibilité de débattre des difficultés dans ce domaine et d’échanger des idées avec des experts renommés.

Les cinq articles qui résultent de cet effort présentent des méthodes et programmes qui portent leurs fruits pour prévenir la violence, ou y réagir. Considérés globalement, ils apportent un message d’espoir : il est possible de prévenir la violence.

La série s’achève avec un appel global à l’action, assorti de cinq recommandations et indicateurs, qui peuvent se résumer comme suit : “faire preuve de leadership, instaurer l’égalité, changer les normes, lancer un défi aux différents secteurs, et investir dans la recherche et la programmation.”

La série insiste aussi sur le fait que nous avons tous un rôle à jouer pour faire cesser la violence à l’égard des femmes. Toutefois, compte tenu de la multiplicité des acteurs impliqués, nous avons besoin d’une coordination et de communications plus efficaces au sein des différents secteurs d’activités gouvernementales, et entre eux, notamment ceux de la justice, la santé, la culture, le travail et l’éducation, et au sein de la société civile, du gouvernement, de la communauté du développement et du secteur privé.

Nous pouvons, et devons, jouer un rôle accru dans ces domaines. Grâce à nos programmes nationaux, nous pouvons travailler plus étroitement avec nos partenaires gouvernementaux clefs, notamment les ministères des Finances et de la Justice, afin d’établir des priorités et mobiliser les ressources suffisantes pour prévenir la violence à l’égard des femmes et y répondre.

Nous pouvons tirer profit de nos relations de longue date avec les ministères en charge des Collectivités locales et du Développement communautaire pour veiller à ce que les mécanismes de coordination fonctionnent au niveau local, et que les victimes de violences aient accès à la justice et aux services nécessaires. Grâce à notre longue tradition de renforcement des capacités, nous disposons des ressources et de l’envergure nécessaires pour promouvoir le savoir et les compétences qui permettront de prévenir la violence et d’y répondre.

La série d’articles publiés dans le Lancet est téléchargeable gratuitement. Je vous encourage à les lire et à répondre à l’appel à l’action. Engageons-nous à mettre fin à la violence, pas seulement le 25 novembre, mais tous les jours de l’année. 

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