L'administrateur du PNUD, Achim Steiner, s'exprimant lors de la session du Conseil d'administration du PNUD du 3 septembre 2020. Capture d'écran: PNUD

 

 

L’impact de la COVID-19 sur le développement humain

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil d’administration
Mesdames et Messieurs les Membres des délégations siégeant en qualité d’observateurs,
Excellences,
Chers amis,

2. J’ai l’immense plaisir de vous retrouver ce jour à l’occasion de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du PNUD, du FNUAP et de l’UNOPS pour l’année 2020.

3. Avant de commencer mon propos, permettez-moi de rendre hommage à trois hauts fonctionnaires du PNUD pour lesquels cette réunion du Conseil d’administration est la dernière à laquelle ils participent officiellement avant leur départ à la retraite. Il s’agit de Judith Karl, Secrétaire exécutive du FENU, d’Olivier Adam, Coordonnateur exécutif du Programme VNU, et de Jorge Chediek, Directeur du Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud. Je vous prie de vous joindre à moi pour les remercier de leurs bons et loyaux services au PNUD et à l’ONU.

4. Permettez-moi également d’attirer votre attention sur deux autres documents d’information présentés au Conseil, à savoir le document faisant le point sur notre réponse à la mise en œuvre de la réforme du système des Nations Unies pour le développement et la note présentant une analyse détaillée de notre riposte à ce jour face à la COVID-19.

5. Au cours des trois mois écoulés depuis notre dernière réunion de juin, la pandémie de COVID-19 a poursuivi sa croisade meurtrière à travers le monde, provoquant une crise du développement humain sans précédent.

6. Le développement humain mondial est en passe de reculer cette année pour la première fois depuis que le PNUD a mis au point ce concept et les moyens de le mesurer en 1990.

7. Mais le recul ne sera pas le même dans tous les pays. L’inégalité du développement humain mesurée dans le Rapport sur le développement humain de l’année dernière aura une incidence sur la manière dont la pandémie touche les pays et les groupes au sein des pays.

8. Deux décès sur trois dus à la COVID-19 surviennent dans les pays en développement.

9. Sept travailleurs sur dix vivent d’activités menées sur des marchés informels et ne peuvent pas gagner d’argent s’ils restent chez eux ; dans le même temps, la charge du travail domestique non rémunéré – assumée principalement par les femmes et les filles – a considérablement augmenté.

10. La moitié de la population mondiale – soit 4 milliards de personnes – essaie de survivre à la COVID-19 sans aucune protection sociale.

11. La COVID-19 ne fait pas de quartier et ses effets à long terme seront considérables.

12. Nous devons travailler ensemble pour nous préparer, apporter une réponse et construire en mieux ; et concevoir un avenir qui se projette au-delà du relèvement pour tendre vers 2030.

L’ONU à 75 ans : un test générationnel

13. Il y a soixante-quinze ans, les dirigeants du monde se réunissaient après les ravages de la Seconde Guerre mondiale pour créer l’Organisation des Nations Unies. Le chemin parcouru depuis lors n’a pas été un long fleuve tranquille.

14. Le fait que le monde n’ait pas été préparé à cette pandémie est en grande partie dû à une cassure dans la coopération et la collaboration internationales en 2020.

15. Pendant des années, les scientifiques ont prévenu que le déboisement débridé, le commerce illégal d’espèces sauvages et les zoonoses donneraient lieu à une pandémie incontrôlable.

16. En dépit de quelques exemples éclatants de solidarité çà et là, la montée du populisme et de la xénophobie ces dernières années a pour effet de laisser les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées de force de leurs foyers en marge des sociétés.

17. Un recul des droits de l’homme et le sempiternel problème de racisme et de discrimination sous toutes ses formes suscitent une méfiance croissante à l’égard de l’« autre » et la peur de l’« étranger ».

18. Il s’agit là d’un test générationnel pour le multilatéralisme et les Nations Unies – de notre capacité et de notre engagement, mais aussi des vôtres – à l’égard des promesses faites il y a 75 ans et réitérées en 2015 avec les Objectifs de développement durable.

19. Les Objectifs sont une boussole qui nous orientent dans la manière dont nous devons agir et dans les décisions difficiles que devons prendre maintenant et dans les mois à venir, et notamment au sujet de l’aide publique au développement (APD).

20. C’est donc avec plaisir que je me joins à vous ce jour pour examiner le rôle du PNUD en tant que membre de la famille des Nations Unies dans l’aide à apporter aux gouvernements et aux sociétés pour sauver des vies et tracer la voie de l’avenir.

L’ONU : une réponse sanitaire, humanitaire et socioéconomique

21. Les Nations Unies ont opposé une riposte forte, intégrée et soutenue face à la pandémie de COVID-19 :

  •  Une riposte sanitaire coordonnée et globale menée à grande échelle et guidée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
  •  Un appel mondial à la « paix à la maison » lancé en avril par le Secrétaire général de l’ONU, faisant suite à l’appel précédent à un cessez-le-feu mondial et à la « fin de la violence partout ».
  •  Des mesures de grande envergure pour faire face aux effets dévastateurs sur le plan humanitaire de la crise, coordonnées par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
  •  Un cadre de soutien socioéconomique d’urgence aux pays et aux sociétés, traduisant dans les faits les recommandations du rapport du Secrétaire général des Nations Unies intitulé Shared Responsibility, Global Solidarity (Responsabilité partagée, solidarité mondiale).

22. Le PNUD s’est porté volontaire et s’est mobilisé pour prêter un soutien – intellectuel et opérationnel – au Secrétaire général et à nos institutions spécialisées sœurs, notamment en menant les actions suivantes :

  •  Codiriger avec le BCAD l’équipe de rédaction interinstitutions qui a élaboré en quelques semaines le document-cadre de l’ONU pour la réponse socioéconomique immédiate. Nos remerciements vont d’ailleurs à nos institutions spécialisées sœurs des Nations Unies pour l’excellence de leur collaboration et de leur engagement.
  •  Assumer, à la demande du Secrétaire général, le rôle de chef de file technique pour la mise en œuvre du cadre de réponse socioéconomique, en travaillant avec le Bureau de la coordination des activités de développement (BCAD) pour fournir aux coordonnateurs résidents (CR), aux représentants résidents (RR) et aux équipes de pays des Nations Unies (UNCT) un soutien au niveau du siège, y compris des conseils sur la manière de rendre le cadre opérationnel.
  • Présider conjointement avec le BCAD une équipe spéciale interinstitutions qui accompagne « d’une touche légère », au niveau mondial, la mise en œuvre du cadre de l’ONU.

23. Au niveau des pays, ces composantes de l’appui des Nations Unies sont assurées par 131 équipes de pays des Nations Unies dévouées, qui travaillent ensemble dans 162 pays sous la direction et la coordination du Coordonnateur résident des Nations Unies – une mise à l’épreuve importante de la réforme du système des Nations Unies pour le développement.

24. Les partenaires du PNUD et de l’ONU ont préparé 117 évaluations de l’impact socioéconomique (EISE) dans 83 pays et cinq régions, souvent conjointement avec l’Union européenne, des institutions financières internationales et d’autres partenaires. Ces évaluations brossent un tableau accablant de l’impact de la crise. Un certain nombre de problèmes s’en dégagent :

  • La courbe épidémiologique mondiale ne s’est pas aplatie – elle s’est plutôt accélérée au rythme de plus de 200 000 nouveaux cas par jour depuis juillet. Il a fallu trois mois pour atteindre 1 million de cas à travers le monde en avril, mais depuis lors, le nombre de nouveaux cas a été multiplié par vingt.
  • Les gouvernements des pays en développement ont réaffecté d’importantes ressources budgétaires représentant en moyenne 4 % environ du PIB des pays à revenu intermédiaire (PRI) et 2 % du PIB des PMA – et pourtant des déficits financiers persistent. Les recettes fiscales s’amenuisent au moment même où les mesures d’atténuation sont le plus nécessaires.
  • Deux thèmes récurrents se dégagent : élargir la couverture les systèmes de protection sociale pour atteindre les plus vulnérables au moyen de transferts monétaires ou d’une assurance chômage ; et élargir la couverture de l’aide pour les pertes d’emplois, de revenus et de moyens de subsistance, en travaillant avec les PME et les chaînes d’approvisionnement.
  • Et trois problèmes critiques sont signalés alors que les conséquences de la crise se font sentir :

o   Les défis liés à la gouvernance, à la cohésion sociale, à l’état de droit et aux droits de l’homme s’intensifient dans le monde entier – des manifestations sociales étant enregistrées dans les cinq régions du monde.

o   Une recrudescence des violences sexistes liées aux mesures de confinement, qui s’accompagne d’un risque croissant de dépression, d’agression et d’épisodes de comportement violent.

o   Les effets sanitaires et socioéconomiques sur les communautés marginalisées mettent à nu des inégalités flagrantes. La pandémie exacerbe les exclusions raciales, ethniques et de classe préexistantes, les groupes marginalisés en subissant le plus grand préjudice.

25. Cela dit, les plans de réponse socioéconomique (PRSE) de 75 pays soulignent également l’innovation et l’ingéniosité déployées face à la pandémie, qu’il s’agisse de solutions numériques au service des administrations locales au Népal pour surveiller les données relatives au confinement, de dispositifs de télémédecine rurale mis au point par de jeunes innovateurs en Libye ou de programmes de prépaiement pour venir en aide aux PME vulnérables pendant le confinement en Argentine.

26. Ces deux derniers exemples ont été rendus possibles par le Réseau de laboratoires d’accélération du PNUD, intégré au réseau des bureaux de pays du PNUD et comptant 60 laboratoires couvrant 78 pays.

27. Établi en 2019 en collaboration avec nos investisseurs fondateurs que sont le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement de l’Allemagne et le Fonds de développement du Qatar, et avec les contributions du ministère de la Terre, de la Mer et de l’Environnement de l’Italie, le Réseau de laboratoires du PNUD, qui a vocation à être « rapide et curieux », a relevé le défi de taille consistant à devenir le plus vaste et le plus rapide des réseaux d’apprentissage en matière de développement durable au monde.

28. Au cours de sa première année de fonctionnement, il s’est vu décerner le prix de l’équipe de service public de l’année par Apolitical et a été recommandé au monde des affaires par le MIT Sloan Management Review comme une illustration de comment tirer parti des possibilités qu’offrent des sources plus larges et plus riches d’innovations en bâtissant un « réseau d’écosystèmes de l’innovation ».

29. Nous allons maintenant étendre la portée de ce réseau pour répondre à la demande des partenaires. Dans quelques mois, les services de ces laboratoires seront accessibles à 70 % des pays les moins avancés et pays à faible revenu et à plus de 70 % des petits États insulaires en développement.

Se préparer, opposer une riposte et aller au-delà du relèvement, à l’horizon 2030

30. Les laboratoires ne représentent que l’un des investissements de NextGenUNDP dans notre mode de raisonnement, de fonctionnement et de gestion.

31. Dans le droit fil de l’engagement pris dans notre Plan stratégique de fournir des solutions de développement intégrées, nous avons investi dans des approches systémiques face à des défis complexes, que nous mettons maintenant à profit pour aider les pays à se préparer, à opposer une riposte et à aller au-delà du relèvement, à l’horizon 2030, face à la COVID-19.

32. Notre toute dernière « offre COVID-19 » vise à aider les décideurs dans tous les contextes de développement à faire les bons choix et à gérer la complexité dans un climat d’incertitude, en fournissant un soutien intégré dans quatre domaines cruciaux en particulier, à savoir gouvernance et capacité d’agir, protection sociale, économie verte, et rupture numérique.

33. Notre soutien – illustré dans les exemples qui suivent – vise à accompagner les gouvernements durant cette période trouble de trois manières :

  • Premièrement, en fournissant un appui pour répondre à leurs besoins les plus urgents et les plus immédiats, notamment en prenant en compte la continuité des activités et en laissant les portes de l’administration publique ouvertes ;
  • Deuxièmement, en recensant rapidement les groupes les plus vulnérables et ceux qui risquent le plus d’être laissés de côté grâce à des mesures souples permettant de réduire l’impact de la pandémie et les pertes bouleversantes des acquis de développement ;
  • Troisièmement, en tirant parti des ressources limitées dont dispose le PNUD pour forger des partenariats avec les gouvernements, les entreprises et la société civile afin de concevoir des investissements systémiques qui prennent en compte les conditions sous-jacentes et tracent une voie durable vers 2030.

34. Fait particulièrement important, toute notre programmation prend en compte l’impact spécifique de la COVID-19 sur les inégalités qui existent entre les sexes afin de garantir que les femmes participent sur un pied d’égalité aux décisions cruciales qui sont prises aujourd’hui pour le monde de demain.

SUR LA GOUVERNANCE ET LA CAPACITÉ D’AGIR:

35. Nous assistons à la plus grande expérience de gouvernance comparative. La crise de la COVID 19 n’est pas qu’une crise sanitaire – dans de nombreux pays, elle se mue également en une crise de gouvernance, qui a exposé ou exacerbé les défaillances existantes, sapant davantage la participation et la confiance du public dans les systèmes de gouvernance.

36. Le contexte de la pandémie de COVID-19 a mis en exergue la nécessité d’améliorer la gouvernance et la cohésion sociale. Alors que nous aidons les pays à se remettre de cette crise, les vrais défis se poseront à la suite de conflits d’intérêts, de la rupture de contrats sociaux, de la participation inégale des populations, du détournement des ressources et du dysfonctionnement et de l’inertie des mécanismes de gouvernance, y compris les systèmes judiciaires. Dans de nombreux pays, nous constatons déjà la frustration du public à l’égard des réponses apportées par les pouvoirs publics.

37. Le PNUD étudie des voies et moyens pour les pays d’établir de nouveaux contrats sociaux plus inclusifs comme moyen d’élargir l’espace d’expression civique, de rétablir la confiance et de combler le fossé entre les institutions et les citoyens qu’elles représentent afin de préserver les progrès dans la réalisation du Programme 2030.

EXEMPLES :

-   Aide aux Maldives et au Brésil pour recourir à des solutions numériques permettant à leurs parlements de continuer de fonctionner en mode virtuel à la suite de déclarations de situation d'urgence. Au Pakistan, le PNUD et la Haute Cour de Peshawar ont entrepris de créer 14 « tribunaux virtuels » pour faire en sorte que les affaires civiles et pénales soient entendues en temps opportun.

-   Collaboration avec la collectivité de Saint-Domingue, en République dominicaine, sur une plateforme permettant d’instaurer la confiance entre les citoyens et les administrations locales.

-   Aide aux autorités locales en Éthiopie pour faire face à la pandémie et mettre en place des mécanismes de gestion des griefs permettant de recueillir les desiderata des populations ; promotion de l'accès à des informations fiables sur la pandémie en Ukraine à travers l'Institution nationale des droits de l'homme, et au Bangladesh à travers un mouvement numérique associant les jeunes et les médias sociaux.

-   Renforcement des fonctions essentielles de gouvernance au niveau national et local pour la gestion des crises et la prestation de services en Jordanie par la fourniture d’informations sur les données et un appui numérique, la mise en place d’un réseau d’administrations locales et le soutien à une initiative de police communautaire veillant au respect des « distances de sécurité ».

2.       SUR LA PROTECTION SOCIALE:

38. La protection sociale est un domaine dans lequel le PNUD accroît son soutien aux pays pour qu’ils envisagent des mesures inédites, faute desquelles des millions de personnes ne seront pas en mesure de nourrir leurs familles dans les mois à venir.

39. Selon une nouvelle étude publiée en juillet par le PNUD avec nos partenaires du King’s College de Londres, la mise en place immédiate d’un revenu de base temporaire pour les personnes les plus pauvres du monde pourrait ralentir l’augmentation actuelle du nombre de cas de COVID-19 en permettant à près de trois milliards de personnes rester à la maison pendant la pandémie. Selon le rapport intitulé Temporary Basic Income: Protecting Poor and Vulnerable People in Developing Countries, 12 % de la réponse financière totale attendue en 2020 pour faire face à la COVID-19 pourraient permettre de fournir un revenu de base garanti durant six mois aux 2,7 milliards de personnes vivant en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté dans 132 pays en développement.

40. Ce rapport conclut que cette mesure est applicable et nécessaire de toute urgence, la pandémie se propageant désormais au rythme de plus de 1,6 million de nouveaux cas par semaine.

41. Cette mesure est également à portée de main du point de vue financier : le coût d’un revenu de base temporaire durant six mois équivaudrait à un tiers de ce que les pays en développement doivent au titre des paiements de la dette extérieure en 2020.

42. Certains pays procèdent déjà à l’expérimentation, de manière rapide et à une grande échelle.

43. Il n’a fallu que dix jours au Togo pour enregistrer 35 % de sa population adulte et transférer une aide en espèces à 15 % de cette population, dont une majorité de femmes. La Namibie a préparé un projet d’allocation de revenu de base, avec l’assistance du PNUD, et examine actuellement les modalités de son déploiement.

44. Au-delà des revenus de base temporaire, le PNUD a fait de la protection sociale sensible au genre et de la reprise économique pour les femmes une priorité dans plus de 41 pays, notamment par le recours à des transferts monétaires et l’appui à de très petites, petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes.

45. J’insiste sur cette idée non pas parce que nous pensons au PNUD qu’elle est une solution miracle – pour assurer une protection sociale adéquate, il faudra une panoplie de solutions allant de l’élargissement de la couverture des soins de santé universels à la modification des normes sociales sexospécifiques. Mais l’instauration d’un revenu de base temporaire est le type de nouveau mode de raisonnement, à grande échelle, qui est nécessaire aujourd’hui, dans le droit fil de notre engagement à aider les pays à lutter contre la pauvreté et les inégalités.

EXEMPLES :

-   Au Népal, le PNUD, en collaboration avec l’OIT, l’OIM et l’UNESCO, soutient les travailleuses du secteur informel, les migrantes et les coopératives de femmes grâce à des transferts monétaires, à une aide aux moyens de subsistance et au recyclage professionnel.

-   À Djibouti, le PNUD aide les autorités à élaborer un cadre de relèvement simplifié en appui à des activités de subsistance qui répondent aux besoins face à la COVID-19, à l’exemple des trousses d'urgence ou des aides en espèces.

-   Au Honduras, le PNUD aide les pouvoirs publics à déployer un transfert de bons d'urgence pour non moins de 500 000 personnes vulnérables à travers un processus transparent et inclusif.

-   En Malaisie, le PNUD procède à l’évaluation de l'efficacité des mesures de protection sociale existantes et à l’expérimentation de solutions de commerce électronique et d'assistance en espèces.

-   En Inde, le PNUD aide les gouvernements des États à renforcer la protection sociale en facilitant les liens entre les collectifs d'agriculteurs et d'artisans et les marchés, en collaborant avec des associations du secteur privé et des TPME pour élargir les possibilités d'emploi pour les femmes et les jeunes vulnérables.

3. SUR L’ÉCONOMIE VERTE:

46. Le PNUD soutient que la façon dont les programmes de relance dans le contexte de la COVID-19 sont conçus et mis en œuvre est vraiment importante.

47. Le G20, par exemple, a engagé plus de 312 milliards de dollars pour le développement de différents types d’énergie dans le cadre de politiques nouvelles ou révisées. Plus de la moitié de ces ressources va soutenir les combustibles fossiles, en particulier le pétrole et le gaz, sans condition aucune. Les énergies propres ne représentent que 39 % de cet engagement. Plutôt que d’aider les pays à tourner la page de l’ère des combustibles fossiles, cette décision pourrait les maintenir sur une trajectoire de collision avec l’avenir.

48. Mais il y a une autre manière de s’y prendre, qui rétablit l’« éco » dans l’économieet les contributions déterminées au niveau national (CDN) pourraient constituer le cadre indiqué à cet effet.

49. À travers la Promesse climatique, le PNUD aide actuellement 114 pays à améliorer leurs CDN, notamment à les mettre en phase avec les initiatives vertes de redressement à la suite de la COVID-19.

50. Certes la pandémie aura un impact sur la mise en œuvre des activités de la Promesse climatique dans la plupart des pays – environ 50 % des activités devront être retardées ou ajustées –, mais les gouvernements continuent d’afficher un engagement fort vis-à-vis de l’Accord de Paris, plus de 60 % des pays ayant toujours l’intention de soumettre leurs CDN améliorées d’ici fin 2020, les autres début 2021.

51. Environ 50 % des pays concernés par la Promesse climatique ont également l’intention de revoir à la hausse leur ambition en matière d’atténuation, 45 % des autres pays étant encore indécis – ce qui représente une occasion de les aider à envisager une plus grande ambition.

52. Le PNUD s’acquitte de sa Promesse climatique en étroite collaboration avec des partenaires stratégiques clés, au titre de la contribution au partenariat pour les CDN, parmi lesquels l’IRENA, avec la Banque mondiale, la FAO, le PNUE, l’OIT, ONU Femmes, ONU Habitat et l’UNICEF. À titre d’exemple, nous travaillons avec le PNUE pour aider ensemble les pays à améliorer les objectifs climatiques en renforçant l’utilisation efficiente des ressources et la circularité de leur économie nationale. Le PNUD intègre également l’égalité des sexes dans son travail sur l’économie verte.

53. Le PNUD et la Banque européenne d’investissement ont convenu de travailler ensemble sur une assistance technique, des produits financiers et d’autres instruments financiers mixtes portant sur l’adaptation au changement climatique, les emplois verts et l’abandon progressif des industries à forte intensité de carbone.

54. Le PNUD soutient également un ensemble de mesures tournées vers l’avenir à l’intention des États membres à travers le volet « Relancer en mieux » du Financement pour le développement, mécanisme facilité par le PNUD et coprésidé par l’UE et les gouvernements du Royaume-Uni, des Fidji et du Rwanda.

EXEMPLES :

-   L’appui aux gouvernements, par exemple de l’Azerbaïdjan, de l'Ouganda, du Sénégal et du Soudan avec la fourniture de matériel informatique, d’installations de téléconférence et de formations pour les aider à fournir des services à leurs citoyens en ligne. 

-   Au Malawi, nous avons mis en place un système de paiements électroniques en utilisant la base de données du Bureau national d'enregistrement pour authentifier les paiements effectués au titre de transferts monétaires dans le contexte de la COVID-19 et au-delà ; au Bangladesh, l'équipe A2i soutenue par le PNUD a formé plus de 4 000 médecins à fournir de services de télémédecine par le biais d'une ligne téléphonique nationale qui a desservi plus de 350 000 patients.

-   La collaboration avec des entreprises de commerce électronique de premier plan en Ouganda et en Namibie pour connecter plus de 2 000 vendeurs de produits informels aux clients ou pour fournir une formation en ligne sur les compétences numériques à des TPME en Amérique latine et dans les Caraïbes.

-   À Grenade, le PNUD collabore avec la Banque de développement des Caraïbes pour développer l'éducation en ligne.

-   En République kirghize, nous avons établi des partenariats avec des avocats privés bénévoles et des entreprises technologiques pour fournir une aide juridique gratuite en ligne et voler au secours de survivants de violences sexuelles et sexistes pendant le confinement.    

-   Notre laboratoire de collaboration pour jeunes Youth Co:Lab dans la région Asie et Pacifique a mis au point un chatbot en ligne pour partager des ressources fiables sur la COVID avec ses plus de 200 000 abonnés sur les réseaux sociaux.

4.    SUR LA RUPTURE NUMÉRIQUE :

55. Selon les estimations, 3,6 milliards de personnes, principalement dans les pays en développement, n’ont pas accès à un service internet fiable. Un total de 1,7 milliard de personnes, dont plus de la moitié sont des femmes, reste financièrement exclu de l’économie numérique. 

56. Alors que le monde se tourne vers des solutions numériques pour lutter contre la pandémie, leur inconvénient a été mis en évidence.

57. Au cours des derniers mois, dans le droit fil de notre offre, le PNUD a accéléré ses efforts pour réduire la fracture numérique, tout en aidant les réseaux d’innovation locaux à créer des systèmes numériques solides et moins dépendants de la technologie et des ressources des pays développés. Nous suivons plus de 190 exemples de ces réponses numériques dans nos programmes.

58. La numérisation des systèmes financiers a été particulièrement importante durant la pandémie. L’Équipe spéciale chargée de la question du financement numérique des ODD mise sur pied par le Secrétaire général et que j’ai coprésidée avec Maria Ramos, a lancé son rapport final le 26 août. Ce rapport recense cinq mesures essentielles à prendre pour utiliser la finance numérique comme élément essentiel à un développement durable et comme outil pour donner des moyens d’action aux investisseurs, aux contribuables et entrepreneurs et placer les citoyens, ultimes propriétaires des ressources financières mondiales, aux commandes du financement afin de s’assurer que celui-ci répond à leurs besoins, aujourd’hui et demain.

Partenariats stratégiques avec les institutions spécialisées sœurs des Nations Unies

59. Comme vous pouvez le voir à travers les exemples présentés, nous nous sommes déterminés à tirer parti de nos partenariats étroits avec les institutions spécialisées sœurs des Nations Unies pour apporter une réponse concertée, en mettant en commun nos atouts et nos compétences au niveau des pays. Nous avons renforcé cette démarche au niveau mondial avec un certain nombre de cadres de partenariat des Nations Unies, qui visent à donner davantage une orientation stratégique et un élan pour intensifier les collaborations en réponse à la COVID-19 et au-delà :

-          Le PNUD et l’UNICEF unissent leurs forces pour soutenir la réponse socioéconomique dans une perspective à plus long terme à travers un nouveau cadre de collaboration élargi pour la lutte contre la COVID-19.

-          Le PNUD et l’OIT ont élaboré un nouveau cadre d’action, conçu pour donner une orientation stratégique au partenariat croissant entre nos organisations dans le contexte de la crise actuelle et pour tracer la voie d’un relèvement rapide, durable et inclusif.

-          Le PNUD et le PNUE ont convenu d’une série de produits stratégiques en réponse à la COVID-19 dans trois domaines thématiques liés : la Promesse climatique, la Promesse pour la nature et la Promesse pour une économie verte.

-          Le PNUD et la FAO ont arrêté des axes de travail communs pour aider les pays à faire face à la pandémie et à s’en remettre ainsi qu’à répondre à la double crise nature-climat, à éradiquer la pauvreté et à renforcer les systèmes alimentaires et de produits de base durables.

-          Le PNUD et ONU-Habitat ont fait de cinq domaines d’action une priorité pour les deux prochaines années afin d’aider les administrations nationales, locales et régionales à se redresser.

Financement de la riposte du PNUD face à la COVID-19

60. De mars à juillet de cette année, utilisant les ressources ordinaires et d’autres ressources, le PNUD a redéployé 30 millions de dollars par le biais de son Mécanisme de réponse rapide (RRF) afin de donner à 130 pays et 110 de ses bureaux de pays l’accès à des fonds pour se préparer à la COVID-19, y faire face et s’en remettre ; 45 de ces pays étaient en situation de crise ou de fragilité.

61. En mettant à contribution l’architecture mondiale des achats du PNUD, des bons de commande de plus de 112 millions de dollars ont été émis à ce jour au profit de 136 unités opérationnelles à travers le monde, y compris des bureaux de pays et des centres régionaux.

62. En outre, 90 bureaux de pays du PNUD ont rapidement réaffecté leurs ressources ordinaires et d’autres ressources à la lutte contre la pandémie.

63. Le PNUD a appuyé la reprogrammation de 12,5 millions de dollars provenant de subventions existantes du Fonds mondial dans 14 pays, l’approbation de 25,6 millions de dollars de fonds nouveaux pour neuf pays, dont 37,5 millions de dollars destinés à six pays qui sont en attente de décision. Le PNUD travaille en étroite collaboration avec le Fonds mondial dans les situations de crise ou de fragilité où l’impact socioéconomique de la pandémie a été encore plus dramatique.

64. Le Programme des Volontaires des Nations Unies a alloué 1 million de dollars de son Fonds spécial pour les volontaires pour permettre le déploiement immédiat de 74 volontaires nationaux entièrement financés dans les bureaux des coordonnateurs résidents, à l’OMS, au BCAH et au PNUD pour soutenir les fonctions de santé publique, la coordination des institutions spécialisées des Nations Unies et la gestion de l’information.

65. Le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU) a soutenu des solutions de paiement numérique accéléré pour les gouvernements et financé des innovations, notamment des chatbots et des applications de recherche de contacts dans plus de 20 pays ; il a également aidé de petites entreprises à se retourner pour rester en activité et à trouver et appliquer à grande échelle des solutions technologiques pour faire face à la crise. Le FENU et le PNUD ont collaboré avec la Suisse, le Royaume-Uni et d’autres États membres et partenaires pour lancer un appel mondial à l’action pour préserver les envois de fonds et réduire les coûts de transfert.

EXEMPLES :

-   En Éthiopie, le PNUD a réaffecté 6,8 millions de dollars à la réponse à la COVID-19 pour assurer la continuité des fonctions essentielles de l’administration publique.

-   Au Niger, le PNUD a utilisé 2,5 millions de dollars de ressources ordinaires pour mobiliser d’autres ressources à hauteur de 2,5 millions de dollars afin de financer des solutions de gouvernance électronique numérique, la participation communautaire et le relèvement après la COVID-19.

-   En Argentine, le PNUD a réaffecté 9,6 millions de dollars de ressources issues du mécanisme de partage des coûts avec le gouvernement pour renforcer la capacité de réponse du système de santé de la province de Buenos Aires et acheter des kits de test de COVID-19, des respirateurs et des EPI médicaux.

-   Au Soudan, le PNUD a réaffecté 1,6 million de dollars avec l'accord du Fonds mondial à l’appui sanitaire face à la COVID-19.

-   En Afghanistan, le PNUD a réaffecté 7 905 443 dollars et généré 14 322 599 dollars de financements nouveaux pour fournir des capacités et mettre à disposition des fournitures à l’appui de la riposte à la COVID-19.

-   Au Yémen, le PNUD et la Banque mondiale ont réaffecté 31 millions de dollars du mécanisme d’intervention d’urgence face à la crise au Yémen (YECRP), financé par la Banque mondiale, pour intégrer les ripostes à la COVID-19 aux activités de projets et soutenir les transferts monétaires non conditionnels au profit des femmes vulnérables et les transferts monétaires à l’appui de l'agriculture, de la pêche et de l'élevage.

-   En Ouzbékistan, le PNUD a réorienté environ 0,8 million de dollars des projets en cours pour mieux s'aligner sur les priorités du gouvernement pour la riposte à la COVID-19.

66. Le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) a fourni quelque 5 millions de dollars et le Fonds des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud et le Fonds de partenariat Inde-ONU pour le développement sont en train d’accélérer d’autres allocations afin de soutenir les efforts déployés par les pays en développement face à la pandémie, notamment à travers le Fonds Inde-Brésil-Afrique du Sud (IBSA).

67. Le Bureau des fonds d’affectation spéciale multidonateurs (MPTFO), hébergé par le PNUD, gère un portefeuille croissant d’instruments financiers communs des Nations Unies à l’appui de la riposte intégrée de l’ONU face à la COVID 19 sur le terrain, y compris : le Fonds commun ODD ; le Fonds pour la consolidation de la paix du Secrétaire général des Nations Unies et le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les handicapés ; l’initiative Spotlight et le Fonds d’intervention et de relèvement COVID-19 du Secrétaire général des Nations Unies, par lequel le PNUD a reçu 7,4 millions de dollars pour appuyer la réponse de l’ONU à travers ses programmes dans 24 pays prioritaires. Dans chacun de ces projets interinstitutions phares, le PNUD est un partenaire majeur aux côtés de nos institutions spécialisées sœurs des Nations Unies.

68. Misant à la fois sur le déploiement réussi de 30 millions de dollars par le biais du Mécanisme de réponse rapide du PNUD et sur la mobilisation à ce jour d’environ 450 millions de dollars de fonds reprogrammés et nouveaux, j’ai également lancé le Mécanisme de financement rapide (RFF) du PNUD en juillet.

69. Le RFF mettra à disposition 100 millions de dollars pour aider les bureaux de pays à tirer parti de partenariats stratégiques et à soutenir les efforts nationaux de relèvement dans le cadre de l’appui de l’ONU au redressement socioéconomique. Toutes les propositions présentées au titre du RFF devront comporter des interventions spécifiques axées sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

70. Le PNUD dirige l’appui technique fourni à 52 pays pour l’élaboration et la mise en œuvre de cadres nationaux de financement intégrés (CFNI), en collaboration avec l’UE, le DAES, le BCAD et le FMI, afin de faire en sorte que le financement du relèvement soit aligné sur le développement durable.

71. Dans le même temps, le PNUD accélère sa collaboration avec le secteur privé.

72. En partenariat avec le FENU, nous travaillons à assurer des injections immédiates de liquidités aux TPME sous forme de subventions ou de prêts à des taux concessionnels qui peuvent être octroyés au niveau national à travers le vaste réseau de bureaux de pays du PNUD. Le FENU a également lancé une enquête auprès des PME des 47 PMA dans le but de recueillir des données sur l’impact de la COVID-19 sur leurs activités et leurs besoins de financement, ainsi que sur l’adéquation et la pertinence des mesures nationales et internationales.

73. Nous le faisons en mettant clairement l’accent sur la qualité et la gestion des risques. À titre d’exemple, le Sceau pour l’égalité des sexes créé pour les organisations publiques et privées a soutenu la mise en place de 16 programmes nationaux de certification qui, depuis 2009, ont certifié 600 entreprises diverses rien qu’en Amérique latine.

74. Nous prenons ces mesures à un moment où l’importance d’optimiser l’impact de chaque dollar n’a jamais été aussi évidente. Cette démarche s’inscrit par ailleurs au cœur de la collaboration accrue du PNUD avec les institutions financières internationales dans 106 pays à ce jour. Au niveau des pays, le PNUD associe des IFI telles que la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de développement à des évaluations socioéconomiques et à la planification du relèvement dans 70 pays pour aider à orienter les financements là où ils sont le plus nécessaires. Le PNUD est en train de déployer la nouvelle méthode d’évaluation des besoins pour le relèvement à la suite de la COVID-19 (CRNA) en collaboration avec la Banque mondiale et l’UE à Cabo Verde, en Équateur, en El Salvador, au Mozambique et en Haïti.

75. Le PNUD aide également les gouvernements à exécuter plus de 90 millions de dollars de financement des IFI pour le renforcement des systèmes de santé, la protection sociale et les initiatives de relance économique.

EXEMPLES :

-   Au Cameroun, le PNUD aide le gouvernement à renforcer ses systèmes de santé et sa riposte grâce à un financement de la Banque islamique de développement (BIsD) et de la Banque mondiale.

-   Au Kazakhstan, le PNUD et la Banque asiatique de développement (BAD) ont mis en place un fonds de solidarité COVID-19 pour apporter une aide immédiate aux PME, former les travailleurs qui ont perdu leur emploi et aider le gouvernement à renforcer les systèmes de gestion des déchets médicaux dans les hôpitaux. 

-   Au Timor-Leste, le PNUD exécute un financement de la BAD avec le soutien du Japon pour aider le gouvernement à assurer la sécurité alimentaire dans les zones les plus vulnérables grâce à des ressources alimentaires provenant des agriculteurs locaux.

-   Au Paraguay, le PNUD et la Banque interaméricaine de développement (BID) ont uni leurs forces pour une campagne nationale de sensibilisation à la COVID-19 et de lutte contre la désinformation.

-   En Afrique subsaharienne, le PNUD aide 11 États à préparer des propositions à présenter à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour aider le secteur privé à se redresser et à se développer face à la COVID 19.

Poursuite de l’efficacité, de l’efficience et de la transparence par le PNUD en 2019

76. La crise de la COVID-19 a sévi alors que le PNUD avait déjà engagé sa poursuite de l’efficacité, de l’efficience et de la transparence en son sein dans le cadre de ses engagements au titre de #NextGenUNDP. Cette dynamique existante nous a aidés à accélérer nos actions aujourd’hui afin de répondre aux exigences de la crise. C’est une bonne nouvelle. Pour autant, le risque de retards dans la mise en œuvre de notre programme ordinaire augmentera probablement à mesure que la crise persistera, ce qui aurait des répercussions pour les pays concernés ainsi que pour la capacité du PNUD à obtenir les résultats prévus pour 2020 – et nous suivons cela de près.

77. En 2019, le PNUD a équilibré son budget institutionnel pour la troisième année consécutive.

78. Nous continuons d’investir dans l’optique de rendre le modèle opérationnel de notre organisation plus connecté, plus efficace par rapport aux coûts et plus souple, en simplifiant plus de 150 procédures opérationnelles et administratives. Ces gains d’efficacité ont permis d’affecter des ressources humaines spécifiquement à la programmation et favorisé de nouveaux investissements. En raison de la crise de la COVID-19, le PNUD a économisé environ 61 millions de dollars en déplacements en 2020, des fonds que nous avons réaffectés à notre riposte à la pandémie. Nous procédons également à l’élaboration d’une stratégie en matière d’immobilier avec pour objectif de réduire les coûts associés à notre siège.

79. L’amélioration de la productivité est évidente, 91 cents de chaque dollar étant désormais dépensés pour des programmes et services visant des résultats de développement, une progression par rapport aux 88 cents de 2017.

80. La transparence et la responsabilité à l’égard des résultats et de l’impact continuent d’être les principales priorités du PNUD, comme en témoignent notre classement au premier rang des institutions spécialisées des Nations Unies en matière de transparente et notre troisième place parmi les organismes de développement au monde selon l’indice de transparence de l’aide 2020. Cet engagement pour la transparence se reflète également dans notre riposte à la COVID-19 : nous avons créé un espace dédié sur le portail de transparence du PNUD, où l’on trouve de nouveaux indicateurs conçus avec le BCAD à l’intention des équipes de pays des Nations Unies pour permettre à nos partenaires de voir comment le PNUD canalise les ressources vers la lutte contre la pandémie, ainsi que de nouveaux rapports trimestriels sur la COVID-19.

81. En 2019, le Bureau de l’audit et des investigations (OAI) a jugé notre gouvernance, notre gestion des risques et nos contrôles « partiellement satisfaisants avec quelques améliorations nécessaires ». Il reste crucial pour nous de tirer les leçons de cette notation et d’agir en conséquence, aussi des mesures sont-elles déjà prises à cet effet.

Poursuite de l’efficacité, de l’efficience et de la transparence par le PNUD en 2019

76. La crise de la COVID-19 a sévi alors que le PNUD avait déjà engagé sa poursuite de l’efficacité, de l’efficience et de la transparence en son sein dans le cadre de ses engagements au titre de #NextGenUNDP. Cette dynamique existante nous a aidés à accélérer nos actions aujourd’hui afin de répondre aux exigences de la crise. C’est une bonne nouvelle. Pour autant, le risque de retards dans la mise en œuvre de notre programme ordinaire augmentera probablement à mesure que la crise persistera, ce qui aurait des répercussions pour les pays concernés ainsi que pour la capacité du PNUD à obtenir les résultats prévus pour 2020 – et nous suivons cela de près.

77. En 2019, le PNUD a équilibré son budget institutionnel pour la troisième année consécutive.

78. Nous continuons d’investir dans l’optique de rendre le modèle opérationnel de notre organisation plus connecté, plus efficace par rapport aux coûts et plus souple, en simplifiant plus de 150 procédures opérationnelles et administratives. Ces gains d’efficacité ont permis d’affecter des ressources humaines spécifiquement à la programmation et favorisé de nouveaux investissements. En raison de la crise de la COVID-19, le PNUD a économisé environ 61 millions de dollars en déplacements en 2020, des fonds que nous avons réaffectés à notre riposte à la pandémie. Nous procédons également à l’élaboration d’une stratégie en matière d’immobilier avec pour objectif de réduire les coûts associés à notre siège.

79. L’amélioration de la productivité est évidente, 91 cents de chaque dollar étant désormais dépensés pour des programmes et services visant des résultats de développement, une progression par rapport aux 88 cents de 2017.

80. La transparence et la responsabilité à l’égard des résultats et de l’impact continuent d’être les principales priorités du PNUD, comme en témoignent notre classement au premier rang des institutions spécialisées des Nations Unies en matière de transparente et notre troisième place parmi les organismes de développement au monde selon l’indice de transparence de l’aide 2020. Cet engagement pour la transparence se reflète également dans notre riposte à la COVID-19 : nous avons créé un espace dédié sur le portail de transparence du PNUD, où l’on trouve de nouveaux indicateurs conçus avec le BCAD à l’intention des équipes de pays des Nations Unies pour permettre à nos partenaires de voir comment le PNUD canalise les ressources vers la lutte contre la pandémie, ainsi que de nouveaux rapports trimestriels sur la COVID-19.

81. En 2019, le Bureau de l’audit et des investigations (OAI) a jugé notre gouvernance, notre gestion des risques et nos contrôles « partiellement satisfaisants avec quelques améliorations nécessaires ». Il reste crucial pour nous de tirer les leçons de cette notation et d’agir en conséquence, aussi des mesures sont-elles déjà prises à cet effet.

82. Je note que les premières conclusions d’un audit réalisé par l’OAI sur les contrôles du PNUD en matière de gestion des ressources du FEM indiquent que des mesures doivent être prises pour renforcer la supervision des projets mis en œuvre par une institution nationale au niveau des pays. Le PNUD a entrepris de redoubler d’efforts pour répertorier et combler les lacunes de projets spécifiques pour lesquels des préoccupations ont été soulevées, de même qu’il investit dans des solutions d’opérations et de gestion des risques plus efficaces et axées sur les systèmes. En outre, nous étudions les voies et moyens de renforcer le contrôle au niveau des bureaux de pays afin d’obtenir les résultats et l’impact avec le devoir de diligence auquel les donateurs s’attendent lorsqu’ils confient des ressources au PNUD. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus à ce sujet, nous prévoyons une séance d’information à l’intention des membres du Conseil plus tard ce mois-ci.

83. Le rapport de l’OAI reflète également dix recommandations qui remontaient au 31 décembre 2019. J’ai le plaisir d’annoncer que, avec un effort rigoureux, le PNUD a aujourd’hui mis en œuvre toutes ces recommandations. Pour l’avenir, les efforts que déployons pour regrouper les services financiers, d’approvisionnement et de ressources humaines fournis au niveau des pays, grâce à un réseau de services partagés à l’échelle mondiale, déboucheront sur des solutions économiques, et amélioreront la gouvernance et les contrôles ainsi que notre efficacité grâce à l’augmentation de l’échelle. Selon nos estimations, 64 % des questions ayant fait l’objet des recommandations d’audit récurrentes seraient atténuées à la faveur de l’investissement que nous avons consacré au regroupement de certaines fonctions. Le travail en cours sur la stratégie du PNUD relative au numérique contribuera également à améliorer les notes d’audit.

84. Un comportement conforme à l’éthique reste une priorité au sein du PNUD. Le Bureau de la déontologie joue un rôle essentiel à cet égard. Le PNUD a donné suite avec succès aux deux recommandations formulées par le Bureau de la déontologie en 2019. Je tiens à souligner et à saluer en particulier le rôle du Bureau de la déontologie dans la prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels et dans la protection des dénonciateurs.

85. Des évaluations telles que l’Évaluation des pays à revenu intermédiaire (PRI) présentée cette semaine sont essentielles au renforcement de la capacité du PNUD à tirer les enseignements de ses opérations et à évoluer. L’évaluation des PRI met en évidence la diversité des interventions du PNUD dans le cadre de 84 programmes de pays à revenu intermédiaire à travers le monde, qui représentent 42 % de notre portefeuille entre 2015 et 2019. Elle reconnaît l’appui apporté par le PNUD aux politiques et aux institutions en matière d’approches économiques, sociales et environnementales intégrées liées au Programme 2030 et souligne la capacité d’adaptation du PNUD pour intervenir dans de nouveaux domaines thématiques, notamment la gestion des ressources naturelles, le financement pour le développement et la mobilisation du secteur privé. L’évaluation nous invite à aller « au-delà des revenus » dans l’allocation de nos ressources de base et à trouver le juste équilibre entre un leadership éclairé et l’action programmatique tout en mettant à contribution et en consolidant notre travail sur la gouvernance et l’environnement. Nous accueillons favorablement les recommandations de l’évaluation, qui visent à accroître la valeur de notre offre et de notre soutien aux PRI.

Accélérer les résultats dans le cadre d’un système des Nations Unies pour le développement réformé

 

 

86. L’efficacité de la riposte du PNUD face à la pandémie – qui fait désormais partie intégrante de la mise en œuvre de notre Plan stratégique – a été favorisée et accélérée par les investissements que nous avons consacrés à la réforme du système des Nations Unies pour le développement (UNDS).

87. Le PNUD a doublé sa contribution au titre du partage des coûts pour 2019 et 2020.

88. Le rapport publié récemment par le Comité des commissaires aux comptes des Nations Unies (UNBOA) reconnaît que la réforme du système des Nations Unies pour le développement a été un processus extrêmement complexe pour le PNUD et l’a affecté de manière disproportionnée, compte tenu des questions juridiques, financières et humaines en jeu.

89. Le rapport constate que la planification et les méthodes de gestion des risques du PNUD, ainsi que les efforts déployés par ce dernier pour mettre en œuvre la réforme, ont été efficaces et coordonnés, malgré la trajectoire dynamique et souvent incertaine de la réforme. À tire d’exemple, le Conseil :

·         A examiné l’état d’avancement du processus de dissociation du système des coordonnateurs résidents, constatant un taux moyen de réalisation de 97,8 % des mesures administratives prises.

·         A reconnu que le PNUD avait pris des mesures essentielles pour réaliser les engagements du Pacte de financement, et a salué ce qui a été fait concernant les financements communs. En 2019, 10,8 % des financements hors ressources de base du PNUD provenaient de fonds interinstitutions, un taux supérieur à la cible de 10 % définie dans le Pacte de financement.

·         Fait valoir que le PNUD a démontré son attachement au Cadre de gestion et de responsabilisation – notant les efforts déployés par celui-ci pour recueillir des retours d’information sur la mise en œuvre du Cadre et auprès des coordonnateurs résidents sur la contribution du PNUD aux résultats obtenus conjointement au niveau des pays.

·         A reconnu que le PNUD a franchi d’importantes étapes préparatoires pour contribuer activement à un processus amélioré d’analyse, de planification et d’établissement de rapports à l’échelle du système.

·         A pris note des messages forts et clairs lancés par l’Administrateur à l’adresse du personnel et du Conseil d’administration du PNUD tout au long du processus.

·         A noté que le PNUD a mis en place des lignes directrices, des procédures et des canaux de communication internes pour gérer la perception et le transfert des prélèvements, mais s’est également dit préoccupé par le niveau trop élevé des charges administratives par rapport au montant des prélèvements perçus. Le PNUD soutient que certains de ces défis de mise en œuvre pourraient diminuer à mesure que les bureaux de pays et les partenaires de financement maîtriseront mieux le mécanisme de prélèvement et la procédure de perception connexe.

90. Pour conclure, le Comité des commissaires aux comptes des Nations Unies (UNBOA) :

·         A noté l’engagement et l’intervention résolus du PNUD dans tous les domaines de travail interinstitutions liés à la réforme du système des Nations Unies pour le développement.

·         Fait valoir que le PNUD a géré sa contribution au processus de réforme de manière efficace et a assuré la coordination à travers l’ensemble l’organisation, sous le leadership éclairé de l’Administrateur et la haute direction.

91. Le PNUD accueille favorablement les conclusions du Comité et souscrit à ses recommandations dans les domaines où des améliorations supplémentaires sont nécessaires, lesquelles correspondent tout à fait aux résultats des enquêtes institutionnelles menées dans nos bureaux de pays et auprès des partenaires extérieurs.

Des défis liés à la réforme demeurent

92. Toutefois, nous sommes également conscients que des défis demeurent. À titre d’exemple :

  • Notre collaboration avec les gouvernements hôtes a pris un coup dans quelques pays où le rôle de coordination est interprété comme celui de « portier ». Pour que le PNUD s’acquitte de ses programmes, il est essentiel qu’il bénéficie d’un accès direct et sans entrave aux principaux partenaires dans les domaines de relevant de son mandat, tout en assurant une coordination étroite avec le coordonnateur résident et les bureaux dont il a la charge. Dans le même temps, nous sommes conscients que nos propres représentants s’adaptent encore à une « nouvelle méthode de travail » qui comprend une nouvelle division du travail. Grâce à nos bureaux régionaux et à des enquêtes internes, nous suivons de près la manière dont les nouvelles fonctions sont exercées et, en coordination avec le BCAD, nous réglons les problèmes le cas échéant.
  • Le Cadre de gestion et de responsabilité ne semble pas encore totalement ou uniformément compris au niveau national. Nous devons également nous y prendre mieux pour mettre en pratique le principe de responsabilité mutuelle à l’égard des résultats – selon lequel les institutions spécialisées et les coordonnateurs résidents peuvent effectivement se tenir mutuellement responsables des résultats communs à l’appui des stratégies et plans nationaux de développement.
  • En tant que système, nous devons faire plus pour lutter contre la bifurcation des incitations financières qui empêche d’accomplir des progrès plus significatifs dans la réalisation du triptyque humanitaire-développement-paix, notamment en adoptant des méthodes de travail plus complémentaires et intégrées au niveau des pays.

Devoir de diligence du PNUD

93. Le rapport du Comité des commissaires aux comptes de l’ONU (UNBOA) arrive à un moment important. Il montre que nous passons du processus de réforme aux résultats de la réforme.

94. Et je suis heureux de dire que je n’ai jamais vu les équipes des Nations Unies plus innovantes et dévouées qu’elles ne le sont aujourd’hui, travaillant en collaboration plus étroite que jamais ensemble et avec les partenaires.

95. Bien que les portes d’un bon nombre de nos bureaux à travers le monde soient actuellement fermées, les équipes des Nations Unies travaillent d’arrache-pied. Elles sont restées sur place et continuent de servir.

96. Leur sécurité, leur santé et leur bien-être font donc partie des priorités absolues de notre riposte face à la COVID-19.

97. Le télétravail est efficace, la plupart des bureaux et des équipes affichant une productivité et des performances élevées.

98. Nous avons lancé une deuxième série de programmes d’apprentissage sur la transformation numérique à l’intention de l’ensemble du personnel. Plus de 2 000 collègues ont déjà bénéficié de la première série. 

99. Mais les nouvelles méthodes de travail, l’augmentation des charges de travail et la nécessité d’établir un équilibre entre le travail et les autres responsabilités pèsent lourd sur le personnel. De ce fait, nous mettons particulièrement l’accent sur notre devoir de diligence et sur le renforcement des dispositifs de « première ligne de défense » sur le terrain, en étroite collaboration avec d’autres institutions spécialisées.

100. Les fermetures de frontières et les restrictions de voyage continuent de poser des défis et nous nous félicitons grandement de la collaboration avec les gouvernements nationaux sur la question cruciale des évacuations médicales.

101. Le déploiement de la stratégie de gestion des ressources humaines, People for 2030, se poursuit à un bon rythme : Le PNUD verse maintenant des allocations aux stagiaires ; nous avons validé un nouveau programme de niveau d’entrée pour les diplômés talentueux des pays où nous poursuivons nos programmes ; une nouvelle politique de bourses est en cours de finalisation et nous avons mis en place un mécanisme pour financer les besoins particuliers de nos collègues handicapés.

102. Un nouveau cadre des carrières et une politique de mobilité sont maintenant approuvés, et un travail est en cours pour réorganiser la façon dont le PNUD attire, évalue et sélectionne du personnel pour les emplois.

103. Le confinement s’est accompagné d’une baisse sensible des signalements de harcèlement sexuel en interne, mais aussi d’une augmentation inquiétante des cas de violence domestique dans le monde. Nous surveillons cette situation de très près et proposons notre soutien aux membres du personnel.

104. En ce qui concerne l’exploitation et les abus sexuels, le confinement suppose également que nous ne sommes pas en mesure de communiquer avec les communautés de la même manière. Mais notre travail ne s’arrête pas pour autant et nous collaborons étroitement avec les points focaux pour l’exploitation et les abus sexuels de nos bureaux de pays pour fournir un soutien et une formation à nos partenaires d’exécution et les sensibiliser.

105. C’est un élément fondamental de notre obligation de ne pas nuire, tout comme l’obligation qui nous incombe d’éradiquer le racisme et la discrimination sous toutes ses formes, aussi bien à travers nos programmes de développement qu’au sein de notre institution.

106. Dans le droit fil de l’appel du Secrétaire général, j’ai lancé une période de dialogue et de réflexion de trois mois commençant par une réunion publique mondiale sur le racisme et la discrimination afin d’écouter et en apprendre davantage sur ce que le PNUD peut faire, faire plus ou cesser de faire pour tenir l’engagement qui est le nôtre de promouvoir l’égalité, la justice et l’inclusion.

Plaidoyer pour des financements souples et des financements de base

107. En juillet, le PNUD a reçu une opinion d’audit sans réserve pour la 15e année consécutive, qui atteste de la bonne tenue des fonds que vous nous confiez dans le cadre et sous le contrôle du Règlement financier et des règles de gestion financière du PNUD, établis par le Conseil.

108. Le PNUD continue de s’améliorer pour résoudre les problèmes soulevés par le Comité des commissaires aux comptes des Nations Unies.

109. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier le Comité pour le premier audit virtuel et la collaboration très constructive.

110. Ce rapport et nos résultats sont essentiels cette année, car le financement du développement repose sur la confiance, et face à la COVID-19, il est sous pression.

111. Le PNUD progresse sur 77 % des engagements du pacte de financement spécifiques aux entités. Alors que le PNUD respecte les engagements qu’il a pris dans le cadre du Pacte de financement et continue de diversifier la base de ses ressources financières, son agilité, sa réactivité et son efficacité dépendent de ressources flexibles et prévisibles et du respect par les partenaires financiers de leurs engagements mutuels.

112. Je tiens à remercier tous nos partenaires qui ont renforcé les engagements pluriannuels, lesquels ont atteint 58 % des ressources ordinaires en 2019.

113. Les partenaires ont également augmenté de 54 % les contributions aux guichets de financement thématiques repensés du PNUD, qui sont passées de 67 millions de dollars en 2018 à 103 millions de dollars en 2019. Bien qu’il ne s’agisse que d’un petit pourcentage de l’ensemble des ressources du PNUD, nous en sommes profondément reconnaissants.

114. Les contributions provenant des fonds communs des Nations Unies ont augmenté de 28 % pour atteindre 477 millions de dollars, contre 372 millions de dollars en 2018.

115. Permettez-moi d’adresser des remerciements particuliers à l’Allemagne qui, dans le cadre de son budget supplémentaire pour la lutte contre la COVID-19 pour 2020, a plus que doublé son engagement en faveur des ressources de base flexibles du PNUD, portant le total de sa contribution aux ressources de base du PNUD pour 2020 à 126,5 millions de dollars. Nous sommes profondément reconnaissants de l’assurance et de la confiance soutenues que l’Allemagne place dans notre engagement et notre capacité à remplir notre mission à ce moment critique.

116. Toute ma gratitude va également au Japon, qui a non seulement augmenté sa contribution aux ressources de base en 2019, mais a également répondu rapidement à l’offre COVID-19 du PNUD avec une contribution supplémentaire de 64 millions de dollars aux ressources autres que celles de base.

117. J’exprime également mes remerciements et ma reconnaissance à tous les partenaires, notamment l’UE, les États-Unis, la Russie et la Suisse et d’autres qui, en soutenant le travail du PNUD dans les pays, se sont mobilisés pour fournir de nouvelles ressources afin d’aider à relever le défi que cette pandémie nous pose à nous tous cette année.

118. En outre, je remercie sincèrement les États-Unis, le Danemark, la Norvège, la Finlande, la Suisse, le Luxembourg, le Portugal, l’Espagne, la France et le Costa Rica, qui ont augmenté leur contribution de base en 2019 ou jusqu’à présent pour 2020.

119. Enfin, je tiens également à souligner, avec mes remerciements, le soutien continu fourni en 2019 par les gouvernements des pays où nous poursuivons nos programmes, qui ont contribué à hauteur de 915 millions de dollars au total aux ressources de base et autres ressources, ainsi qu’aux dépenses de bureaux locaux et aux apports en nature.

120. Aujourd’hui, je vous invite, ainsi que les États membres qui n’ont pas encore versé leur contribution de base pour 2020, à tenir votre promesse d’atteindre l’objectif du Pacte de financement de 30 % des ressources ordinaires à atteindre d’ici 2023.

121. En 2019, ce chiffre n’était que de 13 % pour le PNUD.

122. En revanche, les ressources réservées continuent de représenter 85 % du total des contributions au PNUD.

123. Cela malgré l’analyse de l’examen à mi-parcours du Plan stratégique du PNUD qui montre que les ressources ordinaires

  • sous-tendent notre présence en qualité de partenaire local disposant d’un réseau mondial
  • sont en corrélation avec les résultats de plus haut niveau sur le plan du développement,
  • permettent de combler les déficits de financement dans les domaines critiques du Plan stratégique, comme le genre.
  • et permettent au PNUD de prendre des décisions de financement rapides et flexibles en temps de crise telle que la pandémie actuelle.

124. La crise de la COVID-19 est un exemple des types de crises imprévus et à grand impact auxquels les pays sont maintenant exposés, ce qui renforce la nécessité de disposer de ressources flexibles et pouvant être déployées rapidement.

125. Le Plan stratégique actuel a contribué à rendre le PNUD plus agile et souple, sur le plan de ses capacités, de ses procédures et de sa culture institutionnelle. Nous entendons redoubler d’efforts dans le prochain Plan stratégique, et nos structures de financement doivent évoluer par la même occasion.

126. Nous vous présenterons le prochain Plan stratégique dans un an, lors de notre deuxième session ordinaire de 2021. Nous entendons mettre en œuvre une stratégie qui revoit à la hausse notre ambition pour le PNUD, en accélérant la transformation organisationnelle que nous avons amorcée avec #NextGenUNDP et en créant, avec vous, un Programme des Nations Unies pour le développement adapté aux besoins de la cause, et en pilotant le développement du futur dans le cadre de la promesse de l’ONU de « ne laisser personne de côté ». Avec vous, nous avons convenu d’un processus consultatif de fond et bien pensé pour la conception de cette stratégie au cours des prochains mois, et nous attendons avec intérêt une collaboration étroite et constructive.

Des temps sans précédent appellent des mesures sans précédent

127. La pandémie – comme le changement climatique – marque un moment sans précédent à notre époque. Certains la considèrent comme une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène. Ce sera l’objet, tombant à point nommé, du Rapport sur le développement humain 2020.

128. Ces temps sans précédent appellent des mesures sans précédent – pour les partenaires locaux connectés à travers un réseau mondial, unis dans un engagement pour l’égalité et la dignité.

129. C’est ainsi que nous avons conçu #NextGenUNDP, avec votre soutien constant. Mais notre capacité de nous acquitter de notre mission n’existe que comme pacte avec les États membres.

130. Je vous invite aujourd’hui à tenir vos promesses. La pandémie est un test pour le multilatéralismepour notre entreprise commune.

131. M’exprimant au nom de mes collègues du PNUD, qui travaillent nuit et jour pour servir 170 pays et territoires à travers le monde en cette période difficile, j’espère vraiment que ce lien est suffisamment fort pour que nous puissions nous relever ensemble et reprendre notre chemin commun vers 2030.

Je vous remercie de votre très aimable attention.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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