©UNDP /Sumaya Agha

 

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil d’administration,

Chers collègues et amis,

J’ai l’immense plaisir de vous souhaiter la bienvenue à cette deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du PNUD.

Vous vous souviendrez qu’il y a tout juste deux ans, nous nous sommes réunis ici à l’ONU pour mobiliser des soutiens en faveur des pays des Caraïbes qui avaient été durement frappés par les ouragans Irma et Maria.

Ces deux derniers jours, nous avons vu l’ouragan Dorian dévaster certaines parties des Bahamas, marquant ainsi le début de ce qui pourrait bien être une nouvelle saison de cyclones gigantesques dans la région. Nos pensées vont au peuple et au gouvernement des Bahamas en ces moments difficiles, à qui nous apportons également notre soutien pour le relèvement et la reconstruction à venir.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour assurer à tous nos partenaires des Caraïbes qu’ils peuvent compter sur l’appui du PNUD et de l’ONU en cette épreuve difficile.

Introduction

Je souhaiterais, d’entrée de jeu, saisir cette occasion pour vous faire part de quelques changements qui ont été opérés au sein de l’équipe dirigeante du PNUD.

Angelique Crumbly a été nommée nouvelle Administratrice adjointe et Directrice du Bureau des services de gestion (BMS). Haoliang Xu, que beaucoup d’entre vous connaissent en sa qualité de Directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Asie et le Pacifique (RBAP), dirigera le Bureau des politiques et de l’appui aux programmes (BPPS).

Je souhaite chaleureusement la bienvenue à Angélique et Haoliang à ces postes de direction importants.

Je tiens par ailleurs à remercier Abdoulaye Mar Dieye d’avoir dirigé le Bureau des politiques et de l’appui aux programmes (BPPS) qui, sous sa houlette, a créé le Réseau mondial de centres de réflexion sur les politiques (GPN), et d’avoir bien voulu accepter de prolonger sa collaboration avec le PNUD en devenant mon conseiller spécial.

Je voudrais également adresser mes sincères remerciements à Kanni Wignaraja pour son dévouement à la tête du Bureau des services de gestion (BMS) au cours de cette période de transition.

Mesdames et Messieurs,

Comme cela a été amplement expliqué lors de notre Session annuelle, 2018 a été une bonne année pour le PNUD. J’ai le plaisir de vous faire savoir que cette tendance positive s’est poursuivie en 2019.

Nous avons enregistré des progrès satisfaisants par rapport à notre Plan stratégique, dont la mise en œuvre en bonne voie, et la panoplie d’innovations que nous avons introduite l’année dernière évolue déjà à un rythme soutenu et commence à porter ses premiers fruits.

Le PNUD continue de jouer un rôle clé dans l’impulsion de la réforme du système des Nations Unies pour le développement, participant activement à la mise en œuvre de tous les volets de cette réforme.

Parallèlement, le PNUD traverse une période de renouvellement sans précédent de ses hauts responsables au niveau des pays, processus qui devrait s’achever d’ici à la fin de l’année en cours.

De façon globale, le Programme 2030 et les objectifs de développement durable (ODD) déterminent l’ensemble des activités du PNUD dans le monde entier. Tels sont le constat et le message retentissant qui se dégagent de notre rapport annuel 2018.

La nécessité urgente de redoubler d’efforts dans le cadre de l'Agenda 2030 et de l’Accord de Paris sur le climat ne saurait être plus évidente.

Au regard de la trajectoire actuelle, la cible des ODD consistant à éliminer l’extrême pauvreté pourrait ne pas être atteinte d’ici 2030 ; la faim repart à la hausse après un déclin prolongé ; et les inégalités se creusent.

Dans le même temps, 2018 a été la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée, les niveaux de concentration de dioxyde de carbone continuent de grimper et la biodiversité s’appauvrit « à un rythme alarmant ».

Plus tard dans le mois, les chefs d’État et de gouvernement se réuniront ici, au siège des Nations Unies à New York, à l’occasion du Sommet Action Climat de 2019, et deux jours plus tard dans le cadre du premier Sommet des Nations Unies sur les ODD depuis l’adoption du Programme 2030 en 2015.

Ces deux sommets doivent impérativement insuffler l’élan nécessaire pour réaliser les objectifs de l’Accord de Paris et les ODD.

Le PNUD, pour sa part, mettra en œuvre quatre initiatives majeures, en contribution au renforcement de son soutien aux pays. Il s’agit notamment du Global Outlook Report, un rapport sur les perspectives mondiales concernant les contributions déterminées au niveau national (CDN), établi en partenariat avec la CCNUCC, de l’initiative Climate Promise, qui permettra d’aider 100 pays à améliorer leurs CDN d’ici à 2020, et de Mission 1.5, une campagne de mobilisation mondiale pour permettre à tout un chacun de faire entendre sa voix sur la question de l’action climatique nationale.

En matière d’action climatique, le PNUD prêche également par l’exemple. Autant nos finances doivent être équilibrées, autant notre comptabilité environnementale doit l’être aussi, à tout le moins.

Si les opérations du PNUD laissent une empreinte neutre sur le climat, le PNUD ayant compensé près de 80 000 tonnes d’émissions l’année dernière, cette neutralité ne suffit pas. Nous avons décidé de revoir notre ambition à la hausse en lançant une nouvelle initiative baptisée Green Moonshot, qui vise à réduire nos émissions de 25 % d’ici à 2025 et de 50 % d’ici à 2030, car nous ne pouvons pas recommander à plus de 140 pays de relever leurs contributions déterminées au niveau national sans le faire nous-mêmes.

Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui, le monde a besoin de plans, d’engagements et d’actions concrets, et pas simplement d’un chapelet de promesses.

Et nombreux sont les récits positifs dont nous pouvons nous inspirer : ils portent sur l’espoir et le progrès face à la pauvreté, à l’injustice, à la dégradation de l’environnement, au déplacement de populations et à d’autres défis mondiaux.

Comme nous l’avons vu dans la cinquantaine d’examens nationaux volontaires présentés lors du Forum politique de haut niveau en juillet, il existe de nombreux exemples qui montrent comment l'Agenda 2030 stimule des efforts et des partenariats résolus visant à apporter un réel changement positif.

Lors de la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud en Argentine (BAPA+40), nous avons eu bien des exemples montrant comment la coopération Sud-Sud porte ses fruits sur le plan du développement. Les décisions prises à l’occasion de cet évènement majeur contribueront à libérer un potentiel énorme pour relever les défis mondiaux.

Et nous voyons aussi comment les contributions déterminées au niveau national (CDN) sont en passe de favoriser des progrès vers un développement porteur de transformations profondes par le biais de l’action climatique.

Il est intéressant de noter que les pays les plus vulnérables et les moins responsables du changement climatique – à l’instar des petits États insulaires en développement (PEID) – font souvent preuve d’audace et d’innovation en prenant des mesures cruciales lorsqu’il est question d’agir pour le climat.

Nous devons impérativement accompagner ces pays dans leur démarche, notamment par une mise en œuvre concluante du cadre d’action SAMOA Pathway. Le PNUD prête son soutien au processus menant à l’examen à haut niveau de ce cadre d’action et est déterminé à demeurer un partenaire de choix pour les PEID. C’est pourquoi nous avons entrepris de revoir les solutions qui s’offrent au PNUD de renforcer l’appui aux PEID.

Mesdames et Messieurs,

Certes nous avons enregistré de nombreux progrès que nous pouvons capitaliser, mais, ce faisant, nous devons continuer à nous poser les questions suivantes : que pouvons-nous faire mieux, plus rapidement et différemment pour traduire davantage l'Agenda 2030 dans les faits ? Comment pouvons-nous aider à obtenir des résultats plus probants au profit des personnes que nous sommes appelés à servir ? Et que devons-nous faire en tant qu’organisation pour être mieux outillés à cette fin ?

C’est sur cette toile de fond que ma déclaration s’articule aujourd'hui, autour de quatre volets :

  • Premièrement, j’entends vous expliquer comment le PNUD impulse un changement transformateur par le biais de l’intégration – comme l’a clairement demandé l’Assemblée générale dans sa résolution sur la réforme du système des Nations Unies pour le développement ;
  • Deuxièmement, je vous ferai le point sur notre rôle croissant dans l’assistance apportée aux pays pour qu’ils affectent des capitaux publics et privés au financement des ODD – sujet de notre dialogue interactif de ce matin ;
  • Troisièmement, je vous ferai part du travail que nous faisons pour continuer de renforcer et d’améliorer l’efficacité de l’épine dorsale institutionnelle du PNUD – les finances, les ressources humaines et le modèle opérationnel ; et,
  • Enfin, je me tournerai vers l’avenir pour souligner la nécessité d’aider les pays à tirer parti de la révolution numérique, dans le cadre de l’engagement de ne laisser personne de côté.

Impulser un changement porteur de transformations profondes grâce à l’intégration

Les problèmes de développement auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui – qu’il s’agisse de la crise climatique, des inégalités croissantes ou des conflits qui s’éternisent – ne peuvent être réglés isolément. Les méthodes de travail des pays et les solutions qu’ils mettent au point appellent une plus grande intégration et des approches « pangouvernementales ».

C’est la raison pour laquelle le PNUD travaille de manière plus intégrée, sur tous les ODD et, plus largement, sur le triptyque aide humanitaire-développement-paix.

L’intégration des ODD constitue une approche systémique face à des défis de développement complexes.

Elle établit des liens entre les enjeux de différents secteurs et domaines thématiques et met à contribution la créativité et le savoir-faire de l’ensemble de la société – pouvoirs publics, collectivités, société civile, universités et secteur privé – pour développer des solutions qui répondent aux réalités quotidiennes des personnes.

C’est du développement positif, le type de travail dans lequel le PNUD excelle.

Et nombreux sont les exemples pour en témoigner:

En Égypte, nous aidons les autorités à concevoir des politiques intégrées qui s’attaquent aux problèmes économiques et de pauvreté immédiats, tout en ciblant des défis profondément enracinés, notamment la pauvreté croissante, les inégalités grandissantes entre les hommes et les femmes, et une croissance peu génératrice d’emplois ; en Bolivie, en collaboration avec ONU-Habitat, nous aidons à élaborer une politique nationale de gestion intégrée des villes, qui prend en compte les problèmes que l’urbanisation rapide pose au développement durable ; et à Moldova, nous nous associons à divers partenaires locaux et régionaux pour créer une plateforme de données permettant d’optimiser les infrastructures et les services publics.

Afin de poursuivre nos efforts d’intégration des ODD dans le monde, nous avons défini quatre axes de travail dédiés centrés non pas sur chaque objectif individuel, mais sur les écarts qui les séparent, ces chaînons manquants qui rendraient possible une approche globalisante du Programme 2030.

Il s’agit de la politique et la programmation, des données et analyses, du financement, et de l’innovation et l’apprentissage dits 'nouvelle génération'.

Par ces axes de travail, nous offrons un soutien aux pays et aux partenaires – y compris à nos institutions sœurs des Nations Unies et coordonnateurs résidents – pour faire face plus efficacement à la complexité et accélérer ainsi l’impact sur le développement.

Ils associent des outils et des approches nouveaux et anciens pour promouvoir des résultats intégrés. C’est le cas notamment de l’approche MAPS (internalisation, accélération et appui aux politiques), de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle et l’Indice de développement humain, et des services fournis par le nouveau Pôle sectoriel de financement des ODD.

Ils mettent également à contribution la force collective des initiatives phares du PNUD – ces échelles que nous construisons pour permettre de grimper rapidement vers la realisation des ODD.

Les Accelerator Labs, par exemple, aident nos partenaires à repousser les limites du développement, mais nous permettent aussi de modifier nos méthodes de travail en tant qu’organisation de manière à tenir davantage compte de la complexité et s’ouvrir à l’innovation.

Je suis heureux d’annoncer que l’intérêt porté au réseau de laboratoires va grandissant, de même que les partenariats qui l’ont rendu possible.

Nous montrons maintenant que nous sommes bien à la hauteur, la quasi-totalité des laboratoires étant déjà opérationnelle et cherchant à déterminer les nouveaux domaines où les pays ont besoin de solutions innovantes.

À la Barbade, par exemple, le laboratoire recherchera et expérimentera des solutions au niveau communautaire pour relever les défis et saisir les opportunités que présente l’économie bleue ; au Viet Nam, le laboratoire va éprouver de nouveaux moyens de réduire l’utilisation de plastiques à Danang ; et au Soudan, il va s’employer à mieux comprendre comment le contenu en ligne sur l’extrémisme violent est élaboré et diffusé.

Une autre échelle menant aux ODD est la Facilité d’investissement dans les pays du PNUD – un mécanisme interne doté de 20 millions de dollars pour financer des investissements catalyseurs dans le cadre de notre travail au niveau des pays en 2018-2019. Au total, 52 propositions de bureaux de pays ont été financées, dont trois initiatives conçues conjointement avec le Fonds d’équipement des Nations UniesFENU.

Depuis lors, ces investissements ont catalysé des initiatives et partenariats nouveaux et innovants poursuivis avec les secteurs public et privé et ciblant des domaines d’intérêt visionnaire et des idées de développement « nouvelle génération » qui recoupent de nombreux ODD. À titre d’exemple :

  • Au Sénégal, travaillant en collaboration avec le FENU, nous renforçons le rôle des marchés financiers nationaux dans le financement de l’économie productive en créant des clubs d’investissement qui aident à mobiliser des ressources auprès des citoyens et des membres de la diaspora à l’appui du développement local ;
  • En Bosnie-et-Herzégovine, l’initiative « Smart Sarajevo », mise en œuvre conjointement avec la ville de Sarajevo, rassemble un large éventail de parties prenantes dans le but de faire germer des idées novatrices pour une économie urbaine intelligente. Trente-cinq solutions technologiques ont déjà été proposées pour résoudre les principaux problèmes pointés par les habitants de Sarajevo – notamment la pollution de l’air et les transports en commun ; et,
  • Le bureau de pays du PNUD en Équateur collabore avec les pouvoirs publics et le secteur privé au développement de chaînes de valeur responsables et inclusives du cacao et du thé grâce à la conception et à la mise en œuvre d’un système de traçabilité innovant ayant recours à la technologie Blockchain.

Pour rendre les services d’intégration du PNUD encore plus accessibles, nous avons récemment procédé au lancement d’un nouveau site Web dédié à l’intégration des ODD (en anglais), une sorte de guichet unique proposant des informations détaillées sur ce que le PNUD a à offrir.

Pour faire avancer notre travail dans ce domaine, une nouvelle initiative mondiale phare sur l’intégration des ODD sera lancée, qui reposera sur nos activités de promotion des ODD menées notamment en appliquant l’approche MAPS. Cette initiative reliera les quatre principaux axes de travail relatifs à l’intégration des ODD dans une stratégie programmatique complète et dans l’offre technique destinée à nos partenaires. Nous nous réjouissons déjà à la perspective de collaborer avec nos partenaires dans le cadre de cette initiative fort intéressante.

En facilitant l’intégration, le PNUD s’appuiera sur les atouts qu’il héberge, à savoir le FENU, les Volontaires des Nations Unies (VNU), le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) et le Bureau des fonds d’affectation spéciale multidonateurs (MPTFO), pour notamment aider le système des Nations Unies pour le développement à œuvrer à la réalisation des ODD de manière plus cohérente et collective.

Des approches intégrées sont également essentielles lorsque les acteurs de l’aide humanitaire, du développement et de la paix travaillent ensemble pour prêter soutien à ceux qui en ont le plus besoin.

Cette réalité s’est beaucoup plus renforcée dans mon esprit après ma visite au Yémen en juillet.

Après quatre années de conflit violent, le Yémen représente aujourd’hui la pire crise humanitaire au monde. Quatre-vingts pour cent de la population a besoin d’une forme d’aide humanitaire.

L’objectif principal de ma visite était de chercher à déterminer comment les initiatives de développement – parallèlement à l’aide humanitaire – peuvent promouvoir la paix, et comment le PNUD, avec ses partenaires, peut travailler avec tous les Yéménites pour jeter les bases d’un avenir offrant des solutions viables en lieu et place de la guerre et du chaos.

Mes rencontres avec les dirigeants du pays et les communautés touchées et mes visites à Aden, Sanaa et Hodeïda m’ont permis de voir clairement la nécessité de continuer à établir des passerelles vers les enjeux et les priorités de la consolidation de la paix, tout en préservant les principes fondamentaux de l’action humanitaire et du développement.

En effet, notre objectif commun doit être la préservation du capital humain et social, des capacités institutionnelles et des atouts de développement du Yémen ainsi que leur consolidation pour qu’ils servent de socle à l’effort de relèvement et de développement.

Un important travail a déjà été accompli au niveau du lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix au Yémen, notamment des interventions axées sur la résilience intégrées au Plan de réponse humanitaire et une importante programmation des activités de développement axée sur les moyens de subsistance, la protection sociale et la prestation de services.

Le PNUD joue contribue par ailleurs à traduire la Nouvelle façon de travailler dans les faits sous d’autres cieux.

À titre d’exemple, au Soudan, le PNUD collabore avec le HCR pour proposer des solutions de développement à long terme aux communautés qui accueillent un grand nombre de réfugiés ; en République centrafricaine, il appuie une initiative intégrée d’aide humanitaire, de développement et de paix visant à trouver des solutions durables au problème des déplacés internes et des réfugiés rapatriés ; et dans la région du lac Tchad, il a récemment lancé, lors du forum des gouverneurs des zones du bassin du lac Tchad affectées par la crise Boko Haram, la Facilité régionale de stabilisation destinée à appuyer la mise en œuvre de la Stratégie régionale de stabilisation dirigée par l’Union africaine, les quatre pays concernés et la Commission du bassin du lac Tchad. Ce fonds ambitieux doté de plusieurs millions de dollars, axé sur des activités intégrées visant principalement à accroître la présence de l’État et renforcer sa légitimité dans les zones touchées par la crise Boko Haram, contribuera à jeter des bases solides pour le triptyque aide humanitaire-développement-paix.

Mais nous pouvons faire beaucoup plus dans ces pays et au-delà.

Globalement, la relation entre les initiatives humanitaires, les actions de développement et les efforts de paix doit être celle de la complémentarité et de la simultanéité, plutôt qu’une progression linéaire partant de l’aide jusqu’au développement.

Le PNUD reste pleinement résolu à aider à faire avancer ce programme.

La place centrale du financement des ODD

Le rôle du PNUD dans le financement des ODD continue de croître.

Le défi du financement des ODD ne se résume pas à la mobilisation de plus de fonds : il est plus systémique et beaucoup plus profond que le simple fait de combler un déficit financier.

Ce défi est fondamentalement lié à une gouvernance efficace et appelle une réorientation de la manière dont les acteurs publics et privés interagissent.

La bonne nouvelle est que les capitaux privés ne manquent pas dans le monde : la richesse financière mondiale a atteint 317 000 milliards de dollars en 2018. Une petite partie de cette somme suffirait pour enclencher un changement systémique dans le secteur financier.

Le 26 septembre, l’Assemblée générale des Nations Unies organisera son premier Dialogue de haut niveau sur le financement du développement depuis l’adoption du Programme d’action d’Addis-Abeba. Ce dialogue arrive à point nommé, vu la nécessité d’orienter les financements publics et privés dans la bonne direction.

Les pays invitent de plus en plus le PNUD à jouer un rôle central dans l’appui au financement des ODD.

Pour donner suite à cet appel, nous avons créé le Pôle sectoriel de financement des ODD, qui met ensemble les nombreux volets passionnants de notre travail au niveau des pays afin d’offrir un soutien complet aux États pour démultiplier les financements à l’appui des ODD et aligner les capitaux publics et privés sur les objectifs mondiaux.

Et nous avons bien d’initiatives intéressantes à présenter à cet effet:

·         Le PNUD a aidé plus de 35 pays à entreprendre des évaluations du financement du développement. Ce travail, conjugué aux efforts que nous avons déployés pour aider les pays à aligner leurs budgets sur les ODD, a permis au PNUD de jouer un rôle crucial en contribuant à l’élaboration et à la mise en place de cadres de financement nationaux intégrés, en partenariat avec le DAES, l’Union européenne et les coordonnateurs résidents. Ces cadres seront lancés lors du débat de haut niveau de l’Assemblée générale;

  • Sous les auspices d’Inspecteurs des impôts sans frontières, le PNUD et l’OCDE ont aidé 36 pays à augmenter leur recouvrement d’impôts de 470 millions de dollars. Nous comptons poursuivre ces initiatives à une plus grande échelle ;
  • Grâce à l’initiative Lion’s Share, les entreprises peuvent désormais verser une contribution financière chaque fois qu’un animal apparaît dans leurs publicités, ce qui permet de lever des fonds pour la conservation de la faune et la protection des habitats. Un moyen novateur mais simple de faire véritablement la différence ; et,
  • À travers SDG Impact, nous proposerons un ensemble de normes mondiales sur la manière dont les investisseurs et les entreprises gèrent et mesurent l’impact qu’ils ont sur les ODD. À l’heure actuelle, il n’existe pas de norme permettant à des auditeurs de s’assurer que la qualité des pratiques de gestion de l’impact des investisseurs est suffisante pour qu’elles soient considérées comme « favorables aux ODD ». Cette norme est essentielle pour assurer la cohérence, la comparabilité et l’éthique de responsabilité.

Nous mettrons également à disposition des cartes des investissements favorables aux ODD, qui constituent des rapports approfondis sur les possibilités et conditions d’investissement favorables aux ODD dans des marchés et secteurs cibles. Le rapport inaugural consacré au Brésil a déjà suscité un vif intérêt en fournissant aux investisseurs des informations sur 21 domaines d’investissement possibles, qui correspondent aux priorités de développement du gouvernement, dans six secteurs prioritaires, tous propices à la réalisation des ODD.

Dans l’ensemble, l’initiative SDG Impact est un excellent exemple de la manière dont le PNUD intensifie ses relations avec le secteur privé pour aligner leurs priorités sur les plans des États en lien avec les ODD.

Le PNUD travaille sur le financement des ODD et le secteur privé en partenariat avec un grand nombre de parties prenantes, notamment le FENU, le Pacte mondial des Nations Unies et de bien d’autres acteurs extérieurs au système des Nations Unies, y compris de nombreux États membres, ainsi que le Groupe de la Banque mondiale et d’autres IFI et IFD.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour saluer le partenariat fructueux entre le PNUD et le Gouvernement turc dans le cadre du Centre international d’Istanbul pour secteur privé dans le développement du PNUD. Ce centre joue un rôle essentiel en aidant le secteur privé et les fondations à devenir des partenaires à la transformation du développement par le biais de la recherche, du plaidoyer et de partenariats multipartites.

Le nouveau partenariat entre le PNUD et Samsung, lancé le mois dernier pour sensibiliser le public aux ODD, est un exemple intéressant de la collaboration avec le secteur privé. Des millions de téléphones Galaxy de la toute dernière génération fabriqués par Samsung seront dotés de l’application Global Goals qui montre aux utilisateurs comment mener de petites actions qui contribuent aux ODD.

Le prochain segment – notre dialogue interactif – nous permettra de revenir plus amplement sur le rôle du PNUD dans le financement des ODD et sur celui du secteur privé.

Une ferme volonté de renforcer l’épine dorsale institutionnelle du PNUD

Pour que le PNUD soit le mieux placé et outillé pour obtenir des résultats plus importants et meilleurs au profit de ceux que nous servons, nous devons également faire notre introspection et nous efforcer de donner le meilleur de nous-mêmes.

Le renforcement de l’épine dorsale institutionnelle du PNUD – les finances, la stratégie concernant les ressources humaines, le modèle opérationnel – est une priorité pour moi depuis que j’ai pris mes fonctions.

Comme vous l’auriez entendu lors des échanges d’hier sur les financements structurés, nous avons franchi des étapes importantes. Voici ce qui ressort de l’examen annuel de la situation financière de 2018 :

  • Le PNUD a rétabli sa stabilité financière en équilibrant le budget institutionnel pour la deuxième année de suite, tandis que les 4,6 milliards de dollars exécutés avec plus de 900 partenaires gouvernementaux représentaient le niveau d’exécution le plus élevé des cinq dernières années. Les revenus ont augmenté de cinq pour cent ;
  • Le PNUD a également gagné en efficacité, consacrant 87 % de ses dépenses totales aux activités de programme, là aussi le taux le plus élevé depuis cinq ans. Le ratio d’efficacité de la gestion s’est amélioré pour atteindre 6,69 % (contre 6,93 % en 2017), ce qui signifie que l’exécution des programmes s’est améliorée tandis que les dépenses institutionnelles ont diminué – à un niveau inférieur à la cible fixée dans le Cadre intégré de résultats et d’allocation des ressources, à savoir 6,90 % pour 2018-2021 ; et,
  • Globalement, avec des revenus nets en hausse de 420 millions de dollars en 2018, le PNUD a terminé l’année en bonne santé financière avec une augmentation totale de 15 % de ses actifs nets.

Force est de noter que toutes ces réalisations ont été accomplies sans recourir à l’allocation spéciale de 29 millions de dollars réservée par le Conseil d’administration au titre du budget institutionnel de 2018.

En effet, au début de l’année, j’ai décidé que l’organisation devait prendre des mesures décisives pour équilibrer le budget, en s’employant à augmenter revenus du budget institutionnel et à réduire judicieusement les dépenses, au profit de notre programmation pour le développement.

Si cette décision a été difficile pour l’organisation, je reste convaincu qu’elle nous a placés sur la bonne voie, comme en témoigne l’Examen annuel de la situation financière qui vous a été présenté hier.

Nous nous félicitons par ailleurs de ce que pour la 14e année consécutive, le Comité des commissaires aux comptes de l’ONU ait émis une opinion d’audit sans réserve pour les états financiers du PNUD (2018).

Dans le même temps, nous nous attachons particulièrement à améliorer notre performance en matière d’audit et de surveillance en ce qui concerne les conclusions d’audit récurrentes.

À cette fin, nous identifions les causes profondes, abordons les problèmes sous-jacents et prenons des mesures pour améliorer la gestion des risques par la direction tout en travaillant dans de nombreux environnements difficiles. Dans le cadre de ce processus, nous menons également un examen indépendant de haut niveau pour nous aider à améliorer et à réduire les risques.

Le renforcement continuel de l’évaluation, fonction fondamentale de l’assurance qualité, de la surveillance et de l’apprentissage au sein du PNUD, constitue une mesure importante dans l’amélioration de la transparence et du devoir de responsabilité du PNUD.

La version révisée de la Politique d’évaluation du PNUD – qui sera présentée cet après-midi – traduit cet engagement. Elle est le fruit de la collaboration entre le Conseil d’administration, le Bureau de l’évaluation indépendante et la direction du PNUD, et nous sommes certains qu’elle contribuera à accroître la crédibilité et l’utilité de la fonction d’évaluation.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour saluer Indran Naidoo pour sa direction de haute volée du BIE depuis près de huit ans. Cette réunion du Conseil est la dernière pour Indran. Je le remercie sincèrement, ainsi que son équipe, pour leur dévouement au service de l’organisation, et lui souhaite le meilleur des succès dans ses projets futurs.

En ce qui concerne les ressources humaines, la mise en œuvre de la nouvelle stratégie du PNUD 'People for 2030' a été amorcée et couvrira neuf domaines de priorité stratégique.

Par exemple, nous avons pris plusieurs mesures importantes pour faire du PNUD un lieu de travail plus favorable à la famille et avons mis en place de nouveaux programmes d’apprentissage et de perfectionnement visant à promouvoir un encadrement efficace qui est aussi une source d’inspiration.

Toutes ces mesures étaient prises dans un contexte où, au cours des derniers mois, le PNUD a saisi l’occasion unique qui s’est offerte à lui de sélectionner toute une nouvelle génération de hauts responsables de bureaux de pays, dont l’évaluation, le recrutement, l’intégration et la réinstallation nécessitaient un temps et des efforts sans précédent pour l’organisation, tout en maintenant des niveaux élevés d’exécution du travail sur le terrain.

Dans l’ensemble, la parité hommes-femmes reste une priorité de premier ordre. Je suis très fier que le PNUD ait déjà atteint la parité totale au sein de son équipe de direction et parmi ses représentants résidents au niveau des pays (63 femmes et 62 hommes). Pour les représentants adjoints, jusqu’ici nous avons sélectionné 59 femmes et 64 hommes, et 16 postes restent à pourvoir, toujours avec la volonté d’atteindre la parité. Nous avons maintenu la parité totale parmi notre personnel et travaillons à l’améliorer au sein de l’ensemble de notre main-d’œuvre (titulaires de contrats de service, VNU, etc.).

Mais il n’est pas seulement question du nombre d’hommes et de femmes. Au cœur de notre stratégie des ressources humaines, People for 2030, se trouve notre volonté de veiller à ce que le cadre de travail au PNUD soit inclusif, respectueux, favorable à la famille et à l’abri de tout parti pris ou de tout harcèlement.

Il est important de noter que nous avons réalisé des progrès considérables dans la lutte contre le harcèlement sexuel et sa prévention. Mais nous devons en faire davantage pour créer une culture où le personnel se sent en sécurité et respecté. Je me félicite particulièrement du partenariat avec le bureau de l’Ombudsman sur un nouveau programme expérimental visant à mettre en place des facilitateurs du respect sur le lieu de travail dans 25 bureaux de pays, qui auront pour mandat de fournir des conseils et un espace sûr où le personnel peut faire valoir ses préoccupations sur le lieu de travail.

La nouvelle stratégie relative aux ressources humaines permettra également au PNUD d’investir dans des effectifs hautement compétents et efficaces, offrant des services de niveau international et une rentabilité optimale.

Dans ce contexte, je voudrais souhaiter la bienvenue à un nouveau collègue qui va jouer un rôle important en menant le PNUD nouvelle génération encore plus loin : Il s’agit de Robert Opp, le tout premier directeur du numérique du PNUD.

La nomination de Robert marque mon engagement à apporter au PNUD des talents et des compétences de classe mondiale afin de faire progresser le PNUD nouvelle génération.

Passons au financement.

Rien de tout ce que nous entreprenons ne serait possible sans le ferme soutien de nos partenaires financiers et des gouvernements des pays où nous menons nos programmes.

Les contributions au PNUD pour l’année 2018 ont augmenté dans toutes les catégories de financement, ce qui témoigne de la confiance placée en nous. Dans l’ensemble, le montant total des contributions a augmenté de 6 %, passant de 4,9 milliards de dollars en 2017 à 5,2 milliards de dollars en 2018.

Je remercie sincèrement tous nos partenaires financiers, et en particulier ceux qui ont le plus augmenté leurs contributions globales en 2018, à savoir : l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Brésil, l’Égypte, le Japon, les Pays-Bas, les Philippines, la Suède, et Ukraine.

La composition de notre portefeuille de financements – pourcentage des ressources ordinaires et des autres ressources – est restée la même en 2018 qu’en 2017, à 12 % et 88 %, respectivement.

Bien que la stabilisation du ratio des ressources ordinaires rapportées aux autres ressources soit à saluer, compte tenu notamment des périodes précédentes de réduction des ressources de base, il est clair qu’il faut en faire davantage pour permettre au PNUD de s’acquitter pleinement de son mandat de développement.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour remercier l’Allemagne, le Japon, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, la République de Corée et la Suède pour avoir augmenté leur contribution de base en 2018, et de saluer le ferme engagement affiché par les 35 États membres qui ont maintenu leur contribution, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

Nous nous félicitons de votre engagement continu, certes, mais nous devons également faire part de notre préoccupation quant à l’impact des fluctuations des devises sur notre résultat net. Aussi aimerions-nous, dans la mesure du possible, recevoir vos contributions le plus tôt possible.

Les pays où nous poursuivons des programmes constituent une composante essentielle de notre base de financement, ayant apporté une contribution en fonds publics de 1,1 milliard de dollars en 2018 et en coûts de bureaux locaux de 33 millions de dollars, ces derniers ayant augmenté de 6 millions de dollars par rapport à 2017. Ce soutien témoigne de la valeur accordée aux services que nous proposons.

Comme nous l’avons souligné hier lors du dialogue sur le financement stratégique, nous travaillons en étroite collaboration avec tous les partenaires pour mobiliser davantage de ressources de base et d’autres ressources nécessaires à la mise en œuvre satisfaisante du Plan stratégique. Les efforts que nous déployons pour élargir activement notre réseau de partenaires et diversifier davantage notre base de financements parmi les partenaires traditionnels et au-delà constituent toujours une partie importante de ce travail. Les financements provenant d’institutions multilatérales et de fonds verticaux ont augmenté en 2018.

Nos partenariats avec les institutions financières internationales (IFI) ne cessent de se développer. En 2018, le PNUD a reçu 387 millions de dollars des IFI, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2017. Cette somme inclut 173 millions de dollars fournis par l’Allemagne par l’intermédiaire de sa banque nationale de développement, KfW, pour soutenir des initiatives en Indonésie, en Syrie, en Irak, au Liban, en Libye et au Malawi, et 156 millions de dollars de la Banque mondiale, dont 97 % fournis au titre d’un partenariat inédit en réponse à la crise au Yémen. Nous travaillons également avec la Banque mondiale pour renforcer l’engagement en faveur de l’accélération de la réalisation des ODD, tirant parti des financements climatiques et œuvrant à la prévention des crises et y apportant des réponses.

Mais la collaboration financière n’est qu’un volet de notre coopération. Nous intensifions également la collaboration non financière avec les IFI, dans les domaines de la recherche et du savoir ; des analyses et des évaluations conjointes ; et des initiatives conjointes via un financement parallèle.

Pour renforcer davantage ces partenariats, nous avons signé de nouveaux accords avec la BAD, la BERD, la Banque allemande de développement (KfW) et la Banque italienne de développement, Cassa Depositi e Prestiti ; et avons conclu de nouveaux accords-cadres financiers avec la Banque mondiale, la BID et la KfW.

Les instruments de financement commun deviennent également de plus en plus utiles, en particulier pour favoriser l’intégration des ODD et une collaboration plus cohérente des Nations Unies à la réalisation des ODD. Le PNUD s’est déjà engagé à augmenter les ressources autres que les ressources de base provenant des fonds communs interinstitutions, comme indiqué dans le Cadre intégré de résultats et d’allocation des ressources.

Le Bureau des fonds d’affectation spéciale multidonateurs (MPTFO), qui joue un rôle central à cet égard, offre une assistance à l’échelle du système pour la conception, la gestion et la mise en œuvre de fonds d’affectation spéciale multidonateurs.

Le recouvrement des coûts est un autre élément important du financement. Il constitue un moyen essentiel de veiller à ce que les ressources de base ne servent pas à subventionner la mise en œuvre de programmes financés par d’autres ressources.

Le travail effectué par le PNUD avec le FNUAP, l’UNICEF et ONU-Femmes sur la classification des coûts est un excellent exemple de collaboration transparente et ouverte que vous attendez de nous. Il va tout à fait dans le sens du pacte de financement et de l’appel à une harmonisation collective des efforts afin de contribuer à la réalisation des ODD grâce à une transparence accrue, à l’établissement de rapports et à des négociations simplifiées.

Le PNUD soutient donc pleinement les résultats de ce processus et souscrit aux recommandations énoncées dans le document conjoint sur la classification des coûts qui vous a été présenté hier. Nous comptons sur votre soutien pour cet effort et pour aider à le promouvoir à l’échelle du système.

Les travaux sur le recouvrement des coûts continuent également de prendre en compte le rôle très important des ressources de base et d’éviter les subventions croisées. Il s’agit là d’une mesure importante dans le processus de la nouvelle politique de recouvrement des coûts.

Au-delà, le PNUD reste pleinement attaché à l’utilisation efficace des ressources que nous confient nos partenaires de financement.

Il s’agit d’un élément important du Pacte de financement, que nous considérons comme une étape cruciale dans la création d’un cycle vertueux de financements de qualité, de systèmes efficaces, transparents et responsables, ainsi que de bons résultats sur le plan du développement durable.

Et comme le montre notre situation financière, beaucoup a déjà été accompli.

Mais nous restons attachés à la mise en œuvre d’un train  de mesures axées sur l’efficacité, à la fois sur le plan interne et grâce à une participation active aux efforts déployés à l’échelle du système sous les auspices du Groupe d’innovation des Nations Unies (BIG), pour lequel le PNUD a mis à disposition du personnel à temps plein.

Sur le plan interne, les travaux avancent rapidement sur plusieurs fronts :

  • Des progrès importants ont été accomplis dans l’élargissement de la portée des services opérationnels fournis selon la modalité des « services partagés », en adaptant le modèle opérationnel type du PNUD pour améliorer la réactivité et l’efficacité des services. L’objectif est de faire passer 57 services actuellement fournis par les bureaux de pays sous la modalité mondiale de services partagés d’ici à fin 2020 ;
  • En tant que fournisseur de services majeur, le PNUD a lancé une initiative d’excellence du service visant à améliorer la qualité, l’efficacité et la rentabilité de nos prestations.

Ce qui suppose exploiter le système des coordonnateurs résidents de manière optimale, ce système étant considéré comme principal prestataire de services opérationnels. À cette fin, nous avons récemment lancé un portail de services au Système des coordonnateurs résidents, un point d’entrée unique pour le lancement, le traitement et le suivi des demandes de services. Comme indiqué sur le portail que plus de 120 bureaux utilisent actuellement, le PNUD a reçu une note de 4,3 étoiles sur 5 pour la prestation de services et nous améliorons continuellement nos méthodes de travail, plus de 100 révisions, simplifications et clarifications ayant été apportées aux processus opérationnels en 2018 et 2019.

En ce qui concerne les efforts d’efficacité à l’échelle du système, nous participons activement à tous les domaines d’activité du groupe Business Innovation. Cela inclut, par exemple, un rôle clé dans l’élaboration d’un ensemble de stratégies d’opérations (BOS) et la mise au point et la gestion d’un outil en ligne permettant aux bureaux de pays d’économiser du temps et des efforts lorsqu’ils élaborent leur stratégie d’opérations.

Vous pouvez en savoir plus sur les axes d’intervention spécifiques dans notre Note d’information sur la mise en œuvre de la réforme du système des Nations Unies pour le développement, soumise au Conseil.

Exploiter la révolution numérique pour promouvoir le développement

La transformation numérique du PNUD a commencé sérieusement avec la mise en œuvre de la stratégie numérique et la nomination du Directeur du numérique.

Il s’agit là d’une étape importante pour faire en sorte que le PNUD adopte la transformation numérique à la fois dans nos propres systèmes de gestion et dans nos programmes – afin de mieux répondre non seulement aux défis actuels, mais également aux opportunités de demain.

Une grande partie des défis – et opportunités – de développement émergents découlent des nouvelles technologies.

Par exemple, lors de nos récents échanges à New York avec des experts de nombreux domaines sur l’avenir du gouvernement et de la gouvernance au XXIe siècle, la révolution numérique a été soulignée comme l’un des facteurs déterminants à prendre en compte.

Les gens s’engagent dans la gouvernance de leurs sociétés et du monde d’une manière que nous n’avions jamais vue auparavant. L’espace créé par les plateformes technologiques est utilisé pour le débat et le dialogue et la construction de nouvelles communautés d’appartenance.

Mais nous n’avons pas encore trouvé le moyen de modérer tout cela pour le bien de tous, de nous protéger efficacement contre ceux qui souhaitent manipuler et déformer, et de comprendre les risques liés à la tenue de nos débats de société sur des plateformes privées.

Une question fondamentale à laquelle nous sommes confrontés est la manière dont nous exploitons la technologie et l’énergie pour bâtir des communautés civiques, au lieu de renforcer la polarisation et la discorde. La nécessité de soutenir et de connecter différents niveaux de gouvernance est plus urgente que jamais. Il est également urgent de s’attaquer aux problèmes liés à l’utilisation et à la propriété des données, tout en encourageant la coopération numérique et les avancées technologiques pour le développement.

Nous ne pouvons pas aider les pays à accélérer les progrès en matière de développement en nous contentant de regarder dans le rétroviseur.

Le PNUD s’est engagé à aider les pays à maximiser les opportunités – et à atténuer les risques – de la révolution numérique pour l’avenir du développement. Le numérique sera au centre de la rencontre parallèle du PNUD qui sera organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies vers la fin du mois.

Je vous encourage tous à y assister.

Documents de programmes de pays

Nous attendons avec impatience vos délibérations sur les trois nouveaux programmes de pays qui vous seront présentés aujourd’hui – Angola, Libéria et Sierra Leone – ainsi que votre examen des prorogations des programmes de Madagascar et du Yémen.

Comme il est d’usage, ces programmes de pays ont été soumis à un processus d’assurance qualité rigoureux, garantissant leur conformité avec les priorités de développement nationales et leur contribution efficace et efficiente aux objectifs du Plan stratégique du PNUD.

Dans le même temps, nous prenons des mesures importantes pour aligner davantage notre programmation sur le nouveau Cadre de coopération pour le développement durable des Nations Unies. Ces mesures englobent l’alignement continu des résultats partagés, le repositionnement de notre processus d’évaluation des programmes, la mise à jour du modèle de document de programme de pays et l’introduction de notre certification de meilleure pratique globale « Gestion des programmes à succès ».

Prises ensemble, toutes ces mesures illustrent notre engagement en faveur d’une programmation de haute qualité réalisée conjointement avec nos institutions sœurs des Nations Unies.

Conclusion

Comme vous l’avez entendu, le PNUD nouvelle génération est résolument tourné vers l’avenir et résolu à contribuer à l’évolution de la réalisation des ODD à travers le monde entier.

En somme : je pense que nous avons fait une grande partie de ce que nous avons décidé d’accomplir. Et nous continuerons dans cette voie.

Les progrès que nous avons accomplis – et les revers que nous avons essuyés – seront évalués cette année et lors de la prochaine révision à mi-parcours du Plan stratégique. Le processus d’examen a déjà commencé – y compris les consultations de la semaine dernière avec le Conseil d’administration – le produit final devant être présenté à la Session annuelle de l’année prochaine.

Nous adoptons le même niveau d’ouverture et de transparence qui a marqué l’élaboration du Plan stratégique.

Nous considérons l’examen à mi-parcours comme une occasion cruciale de dresser le bilan des progrès accomplis, d’indiquer les domaines dans lesquels nous pouvons et devons nous améliorer et les enseignements qui ouvriront la voie à la mise en œuvre de notre Plan stratégique, en vue de l’éradication de la pauvreté.

Votre engagement et vos commentaires dans le cadre de ce processus seront essentiels.

Dans l’ensemble, et sur la base des conclusions du Rapport annuel, j’espère que l’examen aura un récit globalement positif à relater – celui d’un organisme de développement souple, tourné vers le futur, prêt à apprendre, à s’adapter et à se transformer pour offrir plus et mieux à ceux dont il est au service.

Un organisme déterminé à donner la pleine mesure de son potentiel.

L’appui et l’engagement continus du Conseil d’administration sont des éléments essentiels de ce processus, de même que l’engagement et le dévouement de notre personnel travaillant dans 170 pays et territoires, que je voudrais remercier pour les réalisations accomplies au cours de l’année écoulée.

Nous vous remercions sincèrement pour votre soutien.

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Eswatini Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye

M

Macédoine du Nord Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine République du Guyana Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe