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Les résultats des négociations de l'ONU sur le changement climatique en Pologne confirment qu'il est temps de passer à l'action

New York, USA —  Après des négociations ayant dépassé de plus de 30 heures le délai imparti, un accord final sur l'action pour le climat a, dans une certaine mesure, été atteint dimanche dernier dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 24) à Katowice (Pologne).

Le « Paquet de Katowice », le nom donné à l’ensemble des réponses aux questions traitées pendant les négociations, constitue la moelle épinière du « guide » selon lequel les Accords de Paris pourront être appliqués par les pays du monde entier.

Les éléments phares qui ont été convenus incluent la manière dont les pays définiront et fourniront des informations sur l'action climatique nationale dans le cadre de l'Accord de Paris, la façon de mesurer les efforts mondiaux cumulés d'ici 2023, ainsi qu'un programme de financement pour soutenir lesdits efforts.

Cependant, plusieurs questions restent controversées, telles que les règles relatives aux marchés et au commerce du carbone, mentionnées à l’article 6 de l’Accord de Paris, qui ont été reportées à l’année prochaine. Certains ont également déploré que le texte n'appelle pas à une action plus ambitieuse.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres a tenu à réitérer, dans les derniers jours de la conférence, que le changement climatique était la priorité absolue des Nations Unies. Dans son discours, il a déclaré : « Nous devons vaincre le changement climatique avant qu'il ne nous batte. C'est une course que nous pouvons gagner. C'est une course que nous devons gagner. »

Abdoulaye Mar Dieye, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies et directeur du Bureau des politiques et des programmes du PNUD, a expliqué comment le PNUD mène le programme d'action pour le climat à travers sa présence dans 140 pays. « Au PNUD, nous nous concentrons tout particulièrement sur l'alignement entre les Accords de Paris et Agenda 2030, car nous reconnaissons que le changement climatique constitue une menace pour le développement, mais aussi qu’une action climatique ambitieuse se traduit par des gains sociaux et économiques. »

Au cours des deux semaines de négociations, le PNUD a partagé ses expériences en matière de programmation au niveau des pays dans le cadre de nombreux événements, mettant en exergue trois ingrédients essentiels pour intensifier l’action des pays.

Premièrement, le PNUD a mis l’accent sur l’importance d’encourager les partenariats public-privé pour augmenter les financements. Avec des estimations suggérant que 85 à 90% des fonds dédiés à l'Accord de Paris doivent provenir du secteur privé, le PNUD a montré différentes façons d’utiliser des fonds publics limités pour débloquer des investissements privés.

Par exemple, en collaboration avec la Banque mondiale, le PNUD a élaboré et mis en œuvre le premier Certificat de Participation d’investissement réunissant des investisseurs privés et des acteurs du secteur public afin d’identifier les opportunités commerciales au niveau national pouvant faire progresser l’action climatique. En outre, des initiatives telles que le sukuk vert de l’Indonésie - la première du genre - une obligation verte islamique souveraine - ont fourni d’excellents exemples quant à la manière d’apporter des financements privés supplémentaires dans la sphère du changement climatique.

Deuxièmement, le PNUD a souligné l’intérêt d’améliorer les efforts d’adaptation climatique. Le récent rapport du GIEC indiquant les conséquences catastrophiques liées au réchauffement de notre planète a non seulement incité les négociateurs à prendre des mesures d’atténuation urgentes, mais également à faire de l’adaptation la priorité. De ce fait, Le PNUD a participé à plus de 15 événements liés à l'adaptation pendant les deux semaines de la COP, souvent avec d'autres agences des Nations Unies telles que la FAO et l'ONU Environnement. Deux rapports d'adaptation phares ont été lancés, reflétant des années d'expériences nationales en Europe orientale, en Asie centrale et en Afrique.

Troisièmement, le PNUD a mis en lumière la nécessité de tirer parti des solutions basées sur la nature. Le PNUD a célébré le 10e anniversaire de l’initiative ONU-REDD et a plaidé en faveur de l’inclusion d’acteurs non étatiques, en particulier les peuples autochtones, afin de tirer parti des avantages de la gestion des forêts et de l’utilisation des terres, ainsi que de profiter d’autres approches, telles que les solutions basées sur la nature. À cet égard, l’une des mesures clés de la conférence a été la « Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones », qui met en place un canal officiel permettant aux points de vue et aux intérêts des peuples autochtones d’être pris en compte par la CCNUCC.

Les résultats de la COP24 sont considérés comme une réussite impressionnante, étant donné l’ampleur du travail confié aux négociateurs au cours de ces deux semaines; pourtant, le travail ne fait que commencer. Avec ce nouveau « guide » en place, il incombe maintenant aux pays, avec l’aide d’organisations telles que le PNUD, de concrétiser leurs engagements d’adaptation et d’atténuation. Cela implique une révision plus ambitieuse de leurs objectifs nationaux pour le climat d’ici 2020 afin de réaliser les objectifs de Paris. Ainsi, il conviendra de mobiliser la volonté politique et le leadership, ce qui deviendra l’objet du Sommet du SG en septembre 2019.

Le PNUD se félicite des progrès réalisés jusqu’à présent tout en restant conscient du travail qu’il reste à accomplir pour faire des promesses de Paris et Katowice une réalité.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

À New York - Sangita Khadka (Bureau des politiques et de l'appui aux programmes du PNUD): sangita.khadka@undp.org, Tel: +1 212 906 5043

À Genève - Sarah Bel (PNUD Genève): sarah.bel@undp.org, Tel. +41 79 934 1117

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