Face à la pression des réfugiés, les communautés hôtes ont besoin de soutien

14 sept. 2016

Plus de 12000 réfugiés se trouvent en Grèce incapable de poursuivre leur voyage vers l'Europe du Nord. Photo: Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

New York - Intervenant en amont du Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants, des dirigeants de haut niveau du PNUD ont évoqué la nécessité d’apporter aux communautés hôtes tout le soutien dont elles ont besoin pour faire face aux récents afflux de réfugiés et de migrants.

 « Les communautés et les pays hôtes fournissent un service d'utilité publique mondial en accueillant les populations déplacées », a affirmé Mr. Magdy Martínez-Solimán, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur du Bureau des politiques et de l'appui aux programmes du PNUD.

 « Les communautés hôtes sont souvent les premières à absorber le choc des afflux majeurs de migrations.  De plus en plus, les réfugiés et les déplacés internes vivent en dehors des camps, dans les zones urbaines, sans accès à l'aide humanitaire, s’appuyant sur le secteur informel. Les services de base, ainsi que l'accès aux services juridiques, aux possibilités d’emploi et aux moyens d’existence, sont déterminants dans la gestion de cet impact », a déclaré M. Martínez-Solimán.

Il a indiqué que le nombre de personnes actuellement en déplacement, 244 millions,  est sans égal depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. On compte 65 millions d’individus en situation de déplacement forcé, y compris 40,8 millions de déplacés internes, plus de 21 millions de réfugiés et plus de trois millions de demandeurs d'asile. En chiffres absolus, la durée moyenne des déplacements a également augmenté : plus de 80 % des crises de réfugiés durent 10 ans ou plus, et deux crises sur cinq persistent pendant au moins 20 ans.

Selon Mr. Martínez-Solimán, la création de possibilités de développement économique en faveur des communautés hôtes, la protection des droits de l'homme, la prestation des services de base, et une meilleure gouvernance de la migration, sont quelques-uns des objectifs de l’action du PNUD en vue de la réalisation de l'Agenda 2030 pour le développement durable.

S’exprimant à cette même occasion, Mme Izumi Nakamitsu, Administratrice adjointe et Directrice de l'Unité de réaction aux crises du PNUD, a souligné l'importance de changer nos modes opérationnels pour mieux répondre aux crises humanitaires prolongées.

« Des opportunités s’offrent aux communautés hôtes, pour autant qu’elles bénéficient de l’appui nécessaire et d’investissements de développement adéquats.  Par exemple, le fait de permettre aux réfugiés de travailler légalement et de payer des impôts pourrait contribuer à la création de revenus au profit des communautés d’accueil vulnérables ».

« Cela étant, force est de constater que la plupart de ces communautés se trouvent dans des pays en développement et sont souvent elles-mêmes confrontées à la pauvreté ». 

« Par conséquent, nous devons soutenir les réponses locales qui tiennent compte des capacités des  communautés d’accueil, et les aider à maintenir des services de base pour faire face à la pression sociale ».

Contact :

Adam Cathro, Spécialiste en Communication, PNUD, +1 212 906 5326, +1 917 915 9725 (mobile), adam.cathro@undp.org.

 

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