Nariño, Colombie. Nous devons refuser les investissements nuisant à la biodiversité et les réorienter vers des activités plaçant la nature au centre du développement – comme la restauration des forêts et des mangroves, des entreprises basées sur la nature, et l'agriculture régénérative. Photo: PNUD Colombie

 

La biodiversité mondiale est en crise. Au cours des 50 dernières années, la Planète a perdu plus de 60% de ses espèces et si rien n’est fait, un million d’autres disparaitra d’ici à 2050.

C’est un problème critique pour notre survie et celle de notre Terre.

Nous, les êtres humains, détruisons les écosystèmes mêmes qui soutiennent notre mode de vie, que ce soit les abeilles qui pollinisent nos cultures ou les forêts qui nous protègent des inondations. Il est encore en notre pouvoir d’inverser ces tendances destructives, mais cela exige une transformation profonde et rapide de nos économies, de nos marchés, nos politiques et nos comportements.

 

L’échéance

Il ne nous reste que 10 ans pour réaliser les Objectifs de développement durable. C’est pourquoi l'ONU a annoncé une « décennie d'action » et pourquoi les dirigeants mondiaux se sont engagés à accélérer leurs progrès vers les ODD au travers de plus de 100 initiatives volontaires.

2020 s’annonce comme une « super année » pour la nature et pour l’action climatique, les 2 étant étroitement liés. Par exemple : la perte et la dégradation des forêts combinées aux pratiques agricoles industrielles dommageables représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre.

Cette crise de la biodiversité est surtout menaçante pour les 3,4 milliards de personnes qui luttent encore pour subvenir à leurs besoins essentiels, pour les 3 milliards qui dépendent de l'agriculture, des forêts et de la pêche pour leur survie, pour les trois milliards qui souffrent de pénuries d'eau, et les deux milliards qui feront face à un risque accru de catastrophes naturelles au cours de la prochaine décennie. Aucun des défis globaux auxquels nous devons faire face, la pauvreté, les privations, les migrations, les conflits, etc., ne pourra être résolu sans protéger notre Terre.

 

Quelques bonnes nouvelles

La bonne nouvelle est qu’un investissement dans la préservation de la biodiversité et de la nature ne sera pas seulement bénéfique à notre planète, mais créera aussi de nouvelles opportunités économiques. La biodiversité est un véritable filet de sécurité pour l'humanité : elle nous protège du pire effet des changements climatiques tout en sauvegardant notre santé, notre bien-être et nos économies.

C'est une période charnière pour combattre notre crise planétaire. Au cours de cette « super année » de la biodiversité, les dirigeants mondiaux élaboreront un plan stratégique mondial pour la biodiversité, conviendront aux articles de l'Accord de Paris liés à la nature, établiront un programme mondial pour l'océan et lanceront leur « Décennie d'action » – qui inclura la « Décennie de la restauration des écosystèmes » prévue en 2021.

 

5 actions à entreprendre

 

  • Placer la nature au cœur du développement durable. Nous ne pouvons plus nous permettre le mauvais calcul « environnement contre économie ». Au lieu de cela, nous devons trouver des solutions de développement bénéfiques à la fois à notre développement et à la planète.

 

  • Transformer nos systèmes économiques, notamment en faisant de la perte de biodiversité un risque financier. Nous devons refuser les investissements nuisant à la biodiversité et les réorienter vers des activités plaçant la nature au centre du développement – comme la restauration des forêts et des mangroves, des entreprises basées sur la nature, et l'agriculture régénérative.

 

  • Transformer les systèmes et infrastructures alimentaires mondiaux – deux des principales causes de perte de biodiversité et de changement climatique. Cela demande un changement systémique dans la façon dont les pays financent, planifient et réglementent l'utilisation des terres.

 

  • Veiller à ce que les accords environnementaux mondiaux soient suffisamment ambitieux et intégrés dans chaque politique nationale pour faire véritablement face à cette crise. Nous avons besoin d'un cadre pour la biodiversité après 2020 avec des cibles audacieuses, clairement liées aux Objectifs climatiques et de développement durable.

 

  • Protéger et restaurer les écosystèmes et les espèces. Cela signifie des mesures de conservation plus nombreuses et plus efficaces partout dans le monde. Cela signifie également la sauvegarde des droits des communautés autochtones, qui vivent ou gèrent plus du tiers des forêts intactes restantes – des endroits qui abritent 80% de la biodiversité.

 

C'est l'année où nous devons protéger, restaurer et investir dans la biodiversité. C’est notre avenir qui est en jeu.

 

Pour en savoir plus sur le travail du PNUD sur les écosystèmes et la biodiversité, rendez-vous ici.

 

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