L'intelligence artificielle pourrait apporter jusqu'à 16 billions de dollars US à l'économie mondiale d'ici 2030. Photo: Tim De Groot/UNSPLASH

 

L'Agenda 2030 offre une occasion historique de mettre la communauté mondiale en marche vers un avenir viable. Dans douze ans, le test ultime pour évaluer son succès sera : avons-nous tenu la promesse de « ne laisser personne de côté ?» La réponse dépendra, dans une certaine mesure, de nos actions prises face à la quatrième révolution industrielle.

La rapidité et l'omniprésence des mutations technologiques offrent des possibilités sans précédent de développement durable, mais elles s'accompagnent également d'un risque d'inégalité croissante entre et au sein des pays. Il appartient aux décideurs politiques de tirer parti de cette transformation pour de bon et d’atténuer leurs risques.

L’intelligence artificielle peut améliorer la qualité et la portée des soins de santé, la moitié de la population mondiale n’ayant toujours pas accès aux services de santé essentiels. Les technologies numériques peuvent augmenter la productivité agricole. L'imagerie par satellite peut aider à lutter contre la déforestation. L'analyse de données volumineuses peut permettre l'identification des besoins et aider à suivre les progrès en temps réel. Les drones peuvent livrer des fournitures essentielles. Et la finance numérique peut permettre à de nouveaux modèles de fournir des services de base.

Les estimations (WEF, en anglais) suggèrent que 133 millions de nouveaux emplois pourraient voir le jour entre les humains et les technologies d'ici 2022. Cependant, 75 millions d'emplois pourraient également être remplacés. L’intelligence artificielle pourrait apporter jusqu’à 16 billions de dollars E.U. (PDF, en anglais) à l’économie mondiale d’ici 2030. Toutefois, 70% des gains devraient être réalisés en Amérique du Nord et en République populaire de Chine seulement.

De nombreux pays n'ont ni les moyens ni les infrastructures pour tirer profit des développements technologiques. Par conséquent, le risque est une « grande divergence », limitant ainsi les possibilités de transformation structurelle dans les pays laissés pour compte. Un développement reposant sur l'industrialisation traditionnelle risque de ne plus être adéquat étant donné que l'industrie manufacturière continue de perdre le potentiel d'intégrer des travailleurs de l'agriculture ou d'activités informelles.

À l'heure actuelle, un milliard de personnes dans le monde ne disposent pas des connaissances et des compétences numériques nécessaires. Moins de la moitié de la population mondiale utilise Internet. De plus, l’écart entre les sexes est clair: à l’échelle mondiale, il y a 200 millions moins de femmes que d'hommes en ligne.

Par conséquent, tirer parti des possibilités offertes par les mutations technologiques pour atteindre les objectifs de développement durable pour tous nécessite un changement de cap profond et urgent. Nous avons besoin d'une nouvelle série de réponses politiques et de décisions commerciales guidées par l'engagement de mettre fin à l'extrême pauvreté, de réduire les inégalités, de lutter contre la discrimination et d'accélérer les progrès pour les plus démunis.

Le PNUD, par exemple, offre aux gouvernements et aux parties prenantes un cadre (en anglais) pour analyser la manière dont les personnes sont laissées pour compte en se basant sur cinq facteurs: la discrimination, la mauvaise gouvernance, les chocs et la fragilité, leur statut socio-économique et leur lieu de résidence. Les décideurs devraient prendre des mesures pour examiner les obstacles rencontrés à travers cinq facteurs clés; habiliter les communautés marginalisées et pauvres à participer de manière significative à la prise de décision; et adopter des politiques qui s'attaquent aux causes profondes de l'inégalité et libèrent le potentiel humain de s'adapter de manière créative aux nouvelles réalités, y compris celles qui accompagnent les changements technologiques.

Bien que les grandes tendances de la quatrième révolution industrielle soient claires, personne ne connaît l'ampleur exacte de leur impact. Nous devons donc nous méfier des recommandations politiques pré-faites. Le PNUD est désireux de travailler avec les pays, les entreprises et autres pour identifier des solutions personnalisées - afin de garantir que les avantages des avancées technologiques atteignent les plus démunis.

Cet article a été publié sur OECD-development matters (en anglais)

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Eswatini Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye

M

Macédoine du Nord Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe