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Océans et Petits États insulaires : d’abord penser possibilités, et ensuite « bleu »

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Pour les petits États insulaires en développement, la Conférence sur l’océan peut contribuer à répondre à certaines préoccupations liées à la vulnérabilité économique et environnementale. Photo : UN MINUSTAH (Haiti)

Les Petits États insulaires en développement (PEID) pensent différemment, surtout en ce qui concerne les océans. Le fait qu’ils se définissent comme de Grands États océaniques est plus que symbolique, et n’est pas une simple proclamation. C'est une reconsidération des possibilités qui s’offrent à eux et des défis auxquels ils font face. Lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans  prévue en juin à New York, nous devrions tous nous accommoder de ce nouvel état d'esprit.  

Les PEID ont souvent été caractérisés par les contraintes auxquelles ils sont confrontés, notamment la petitesse (du moins en termes de superficie terrestre), l’éloignement aux marchés, la fragilité des écosystèmes, l’étroitesse des économies et la vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Aujourd’hui, ils sont en première ligne face à l'élévation du niveau de la mer et aux conséquences du réchauffement climatique.  Il s'agit là d'un modèle axé sur les déficits.

En tant que « Grands États océaniques », l'accent est mis sur leurs forces. Les PEID abritent 15 des 50 plus grandes Zones économiques exclusives (ZEE) du monde. La ZEE du Tuvalu est 27 000 fois plus vaste que sa superficie terrestre. Les PEID représentent près de 20% des États membres des Nations Unies.

Pour ne laisser personne de coté, nous devons réfléchir de manière novatrice à des solutions de développement adaptées aux plus petits pays, dont certains disposent des plus vastes domaines océaniques au monde. Les PEID savent qu'il est important d'établir un équilibre entre le progrès socio-économique et la durabilité environnementale. C'est là que le concept d'économie bleue entre en jeu.

L'économie bleue favorise la croissance économique, la viabilité écologique, l'inclusion sociale et le renforcement des écosystèmes océaniques.

L’Objectif de développement durable 14 (ODD 14) va dans le même sens. La cible 14.7 nous incite d’ici 2030, à augmenter, pour les PEID et les pays les moins avancés, les avantages économiques découlant de l’utilisation durable des ressources marines, notamment à travers la gestion durable de la pêche, de l’aquaculture et du tourisme.  

La Conférence sur l’océan est axée, avant tout, sur l'action. Il s'agira de faire des progrès concrets, par le biais d'engagements, locaux, nationaux, régionaux et mondiaux.  Les PEID sont déterminés à faire entendre leur voix dans l'agenda sur les océans et à jouer leur rôle dans la construction d'une économie bleue au bénéfice de leurs populations et de la planète.  

Nous les appuyons dans la gestion des écosystèmes à travers notre Programme de petites subventions (PPS) mondialement reconnu, dans la gestion des grands écosystèmes marins et des pêches océaniques et côtières, avec le Programme Eaux internationales du PNUD-FEM (anglais), mais également en soutenant les modes de financement innovants, par le biais du programme BIOFIN .       

Pour changer la donne et constituer un stock d'engagements volontaires, nous avons mis sur pied le « Centre d’action sur les océans », une plate-forme de connaissances en ligne visant à encourager l’échange d'idées, d’activités et de bonnes pratiques sur les océans. Alors, engagez-vous, apprenez, et surtout, agissez!

Il appartient à la communauté internationale de soutenir l'effort des PEID, en commençant par penser possibilités, et ensuite « penser bleu ».

Dans cette série de blogs menant à la conférence sur les océans prévue en juin, des experts du PNUD explorent les questions liées aux océans, aux ressources marines et à la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable 14 : « Vie aquatique ».

Programme de développement pour l’après-2015 Océans Petits États insulaires en développement Craig Hawke Agenda 2030 Environnement Série de blogs sur les océans

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