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Migrants et réfugiés : problème mondial ou solution locale ?
18 sept. 2016 par Magdy Martínez-Solimán, Directeur, Bureau des politiques et de l’appui aux programmes
Alors que les gouvernements du monde entier se réunissent à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York pour débattre des mouvements massifs de migrants et de réfugiésConflits, chocs climatiques et manque de perspectives sont souvent en tête de liste des échecs de développement à l’origine des déplacements forcés.
C’est pourquoi les politiques de développement se doivent de prendre en compte et d’intégrer les migrations et les déplacements.
Des politiques judicieuses permettent d’améliorer les capacités des personnes, de promouvoir l’intégration et de tirer parti de la diversité, en donnant aux migrants et aux réfugiés les moyens de devenir des agents du développement.
Leur accorder le droit de travailler par exemple - avec les précautions d’usage pour éviter la déréglementation des marchés nationaux du travail - leur permettra de devenir, à terme, des membres productifs de leurs sociétés d’accueil. C’est la seule façon de mettre la mobilité humaine au service du développement durable.
Dans différentes parties du monde, les pouvoirs publics mettent en place des régimes migratoires de plus en plus intégrés. Mais une partie de la réponse se veut internationale par essence, aussi les gouvernements devraient-ils s’efforcer d’adopter une approche plus cohérente : autant les pays d’accueil que ceux touchés par l’émigration et la migration de transit, ainsi que les États et les acteurs qui financent des programmes de développement durable.
Si des stratégies d’adaptation internationales sont nécessaires, les collectivités locales, villes et villages sont le plus souvent les lieux où migrants et réfugiés s’établissent. Des réponses locales axées sur la gouvernance à la préparation des populations hôtes, le développement local intègre bon nombre des solutions à apporter aux changements démographiques induits par les mouvements de populations.
Le Programme sur les réfugiés régionaux et la résilience (3RP), co-dirigé par le PNUD et le HCR, collabore avec plus de 200 partenaires à une réponse régionale coordonnée face à la crise interne de la Syrie, du Liban, de la Jordanie, de la Turquie, de l’Irak et de l’Égypte – des démarches mondiales, régionales et locales se rejoignent ainsi pour trouver des solutions.
À l’avenir, la mobilité humaine sera marquée par l’augmentation du nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et à l’extérieur en quête de meilleures conditions de vie, de personnes contraintes au déplacement par les catastrophes et le dérèglement climatique, et de réfugiés et déplacés internes fuyant la guerre et la violence.
Nous savons que des interventions cohérentes aux flux de personnes à l’intérieur et au-delà des frontières nationales favoriseront le développement dans le monde entier. Il est temps de transformer ce qui est un problème en une condition dynamique de notre avenir commun.
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