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Pierre Dandjinou[1]
“Le Web peut transformer un système fragile de démocratie représentative en une forme plus robuste de démocratie participative. Le pouvoir de virtualisation des TI peut engendrer la transparence et une certaine responsabilité dans la prise de décision par le gouvernement”
Digvijay Singh, Ministre,
Gouvernement de Madhya Pradesh, Inde
La présente note technique se base sur le postulat que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) créent des opportunités sans pareil pour le développement de la démocratie participative, une meilleure communication entre le parlement, le gouvernement, la société civile d’une part, et l’organisation de la communication et de la prise de décision à travers un réseau parlementaire d’autre part. Ce document s’appuie sur les initiatives en cours qui encouragent la e-participation et vise à mettre en relief quelques opportunités qui pourraient aboutir à la création d’un réseau virtuel des parlementaires Africains et qui aborderait notamment les questions qui sont au cœur du développement socio-économique du continent, y compris le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD). Une brève proposition de projet sur l’utilisation des NTIC par le réseau des parlementaires africains en vue du suivi et du contrôle du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) est ci-jointe.
Avec l’avènement des NTIC, nous sommes les témoins d’un environnement
en pleine mutation dans lequel toutes les activités humaines sont affectées
par ce qu’il convient désormais d’appeler la révolution de l’information et
de la connaissance. Le concept de e-parlement doit être étroitement lié à ceux
de e-société et de e-gouvernement. En particulier, il doit être perçu dans le
cadre d’une plus large perspective désignée sous le vocable de e-démocratie.
La e-démocratie consiste en l’utilisation des technologies et stratégies de
l’information et de la communication par les acteurs de la démocratie (les gouvernants,
les élus, les média, les organisations politiques, les citoyens/l’électorat)
dans les processus politique et de gouvernance des communautés locales, des
nations et au plan international. Pour bon nombre de gens, la e-démocratie suggère
une participation accrue et plus efficace de la part du citoyen, rendue possible
à travers l’Internet, les communication par cellulaires, et d’autres technologies
dans la démocratie représentative d’aujourd’hui de même qu’à travers des formes
de participation ou d’implication accrue dans la manière d’aborder les défis
publiques. Ainsi, la e-démocratie peut être définie comme l’utilisation de l’Internet
et de la technologie de l’information et de la communication (NTIC) pour accompagner
le processus démocratique.
On a beaucoup écrit sur le e-Gouvernement, qui tend à s’appesantir sur l’exécutif, et à s’intéresser à la prestation de services électroniques par le gouvernement. Lors d’un récent forum sur les questions de e-gouvernement en Afrique, les participants ont observé que la plupart des initiatives de e-gouvernement sont encore à l’étape embryonnaire, bien qu’une différence notable existe entre les pays Africains quant à la conceptualisation, la formulation et la mise en œuvre des programmes de e-gouvernance. Des pays tels que le l’Egypte, le Maroc, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie sont les chefs de file. La majorité de ces pays ont également institué de bons programmes de bonne gouvernance et il est de plus en plus évident que le niveau du e-gouvernance peut refléter l’état de transparence, de responsabilité et de démocratie dans un pays donné. En ce qui concerne la mise en œuvre des e-parlements sur le continent, ce qui a été réalisé jusqu’ici est l’automation de certaines fonctions et dans le meilleur des cas, le développement de sites Web. A peine a-t-on initié une quelconque interaction avec les électeurs.
Les nouveaux média et les NTIC en particulier apparaissent actuellement comme des instruments d’appui pour le renforcement de la démocratie et la participation, au même titre que les anciens média. L’arsenal de communication à la disposition des parlements et des gouvernements comprend ainsi les discours, les rituels, les lettres, les livres, les revues, les journaux, le téléphone, la télévision, mais aussi l’Internet, les bases de données, le courrier électronique, les e-forums, etc. D’aucuns croient que les concepts d’Etat de droit, de société civile et de communication sont inter reliés et les théoriciens des média argumentent que l’environnement du média électronique comme forme de société devient un facteur de plus en plus puissant dans le façonnement du comportement politique.
Selon Aare Kasemets[2], les autres raisons pour lesquelles les NTIC et le nouvel environnement des média revêtent une importance pour les parlements et les gouvernements sont les suivantes : la baisse de confiance envers les institutions politiques, et même législatives fait appel à la mise en place d’une stratégie de relation publique entre parlement et gouvernement. Alors la dynamique de changement de ce nouvel environnement nécessitera de nouvelles stratégies pour la planification et l’action politique. Il est tout à fait évident que la presse et les media électroniques contribuent à la prise de décisions politiques, à rendre les processus plus transparents et à simplifier les informations politiques et législatives en faveur du commun des citoyens.
Les défis qui attendent les parlements sont de plusieurs ordres eu égard à leur rôle de représentation nationale, de contrôle du gouvernement (aussi bien budgétaire que non-budgétaire), et de chef de file de la procédure législative. Par exemple, les questions auxquelles il faudra apporter des réponses pourraient être : qui sont ceux qu’intéressent les activités du parlement ? Comment des populations différentes peuvent-elles canaliser leur volonté pendant les périodes entre deux élections ? Les députés et les fonctionnaires doivent se faire une idée de la compréhension et de la nécessité de l’information pour les membres de la société. En sus de ces questions, la disponibilité des informations recueillies peut ne pas être garantie en raison de la mauvaise gestion du système de communication et d’information, à la surcharge d’informations, au manque de temps et à un programme parlementaire peu clair.
Comment les NTIC pourraient-elles contribuer à affronter ces défis et ce, dans le cas spécifique de la nécessaire réforme des parlements africains qui espèrent bien jouer un rôle important dans le développement de chaque pays et de tout le continent africain en général ? Le tableau suivant résume quelques-unes des opportunités que les NTIC offrent pour l’accomplissement des fonctions des parlements qui sont modernes, efficaces et en parfaite harmonie avec les programmes de développement local et régional.
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Principales fonctions parlementaires |
Opportunités pour les procédures parlementaires |
Opportunités pour les députés pris de façon individuelle ou en Groupes |
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Représentation (l’image du parlement, ses activités sont largement projetées au public) |
Backoffice, site Web, bulletin électroniques... |
Sites Web personnels, e-mail |
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Contrôle du Gouv. et autres autorités |
Statistiques et bases de données sociales. liens avec le gouv. Bases de données, intranets |
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Législation et évaluation de son impact général |
Base de données juridiques et judiciaires, enquêtes publiques en ligne. |
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Consultations publiques |
Backoffice; gestion de données statistiques |
Vote en ligne, e-mail |
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Contribution aux programmes nationaux et régionaux de développement (DRSPs, NEPAD) |
Base de données locale, GIS |
e-forums, e-publications |
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), à travers l’informatisation des routines techniques, telles que les procédures d’enregistrement et de documentation peuvent aider à garantir la responsabilité et la transparence et économiser du temps pour le travail intellectuel. Elles peuvent améliorer l’image des parlements au sein du public et donner les moyens de contribuer aux programmes nationaux et régionaux. Ceci explique sans doute pourquoi plusieurs initiatives sont présentement en cours d’exécution tant au niveau local que mondial en vue de mettre les technologies de l’information et de la communication au service d’une meilleure gouvernance et d’une meilleure participation.
2.1 e-Parlement mondial
Une nouvelle initiative est en cours pour faire avancer la démocratie mondiale par la création d’un “e-Parlement.[3]” A travers celui-ci, on entend bien donner l’occasion aux élus du peuple de s’engager dans une recherche commune des solutions efficaces aux problèmes mondiaux tels que les changements climatiques, le SIDA, les droits des enfants et la pauvreté. Si l’on se réfère à la présentation conceptuelle de l’initiative, l’on s’aperçoit qu’il y a trois lacunes essentielles dans la manière dont les problèmes mondiaux sont abordés aujourd’hui :
·Une défaillance de démocratie. Le commun des citoyens a une voix négligeable dans la prise des décisions mondiales qui ont des impacts croissants sur sa vie.
·Une défaillance de décision. Le système actuel de prise de décision, qui veut que plus d’une centaine de gouvernements nationaux se mettent d’accord avant qu’une action ne soit prise, est trop lent et lourd pour répondre aux problèmes mondiaux qui vont s’augmentant.
·Un déficit en ressources. Les fonds disponibles pour protéger l’environnement mondial, pour satisfaire les besoins des couches sociales les plus pauvres et pour prévenir les conflits sont de loin insuffisants par rapport aux besoins.
L’initiative du e-Parlement vise donc à aider les 25.000 législateurs démocratiques à travers le monde (qui représentent 60% de l’humanité) à :
·Mettre en place un processus conjoint en vue de trouver des solutions créatives et efficaces aux problèmes mondiaux auxquels sont confrontés tous les parlements nationaux.
·Conférer plus de responsabilité démocratique aux prises de décision à l’échelle mondiale.
·S’employer à générer de nouveaux fonds pour satisfaire aux besoins mondiaux.
Un Conseil du e-Parlement sera élu par un vote en ligne, avec au moins un représentant par parlement national ou supranational démocratiquement élu et une représentation supplémentaire pour les plus grands. Le Conseil supervisera les travaux du e-Parlement. N’importe quel groupe de législateurs peut créer un e-Parlement InterGroupe sur un sujet d’intérêt commun. Il s’agit de groupes de travail internationaux, basés sur l’Internet et inter-partis. Les InterGroupes peuvent permettre aux législateurs :
·d’être en contact avec des collègues à travers le monde, qui partagent le même intérêt.
·de s’informer les uns les autres à travers le partage d’informations sur des sujets propres à chaque pays.
·de questionner en ligne les principaux décideurs internationaux.
·d’élaborer des solutions aux problèmes mondiaux à travers la rédaction conjointe et la consultation.
·de sonder l’opinion des parlementaires à l’échelle mondiale sur des propositions en vue de tester l’opinion politique mondiale.
·d’agir ensemble pour encourager la mise en oeuvre des solutions mondiales par les parlements et les gouvernements.
Un certain nombre de ces InterGroupes pourraient être initiés, appuyés ou conseillés par des groupes de la société civile ou des instituts de recherche. Les citoyens ressortissants de n’importe quel pays, y compris de ceux qui ne tiennent pas encore des élections démocratiques, auront l’occasion d’exprimer leurs points de vue sur toutes les recommandations de politique à mesures qu’elles sont formulées.
• Un Conseil pour l’Avenir du Globe sera mis sur pied pour prodiguer des conseils au e-Parlement afin qu’il intègre les aspirations des générations futures dans les prises de décisions actuelles. Les membres du Conseil pour l’Avenir du Globe comprendra de respectables figures morales, d’anciens députés émérites, et les leaders de la société civile et de la jeunesse.
Chaque membre d’une législature nationale ou supranationale d’un pays qui tient des élections ouvertes et démocratiques est éligible à participer au e-Parlement. Les législateurs participants décideront chacun du niveau de leur propre implication. Le e-Parlement est en cours de lancement par un groupe de législateurs intéressés de part le monde et au travers de l’éventail politique. Au cours de 2001 et 2002, les démarches suivantes ont été menées :
• Tenue de rencontres internationales réunissant les législateurs et les représentants des groupes de citoyens à Venise en Italie et Tenerife en Espagne afin de développer la proposition.
• Consultation individuelle des législateurs de part le monde. Ces consultations ont révélé au sein de chaque parlement le ferme soutien à l’initiative de e-Parlement.
• Convention d’un groupe d’étude international, coordonné par le Global Negotiation Project de l’Université de Harvard, afin d’aider à concevoir le e-Parlement.
• Création d’une nouvelle entité, l’Initiative du e-Parlement, avec un bureau comprenant des parlementaires de par le monde et en mesure de guider le processus de lancement jusqu’à élection d’un Conseil par les députés et congressistes mondiaux.
• Premières démarches pour la création des InterGroupes du e-Parlement sur les Droits des Enfants, les changements climatiques et l’énergie et sur l’accélération de la mise au point d’un vaccin contre le SIDA. Déjà, des centaines de législateurs se sont manifestés pour participer à ces premiers InterGroupes.
• Démarrage des consultations avec des sociétés intervenant dans les TI en Inde, en Europe et aux Etats-Unis par rapport à leur éventuelle implication dans la construction et la gestion du site Web du e-Parlement.
• Démarrage des discussions avec les agences des NU et la Commission Européenne sur les domaines possibles de coopération.
Du coup, il peut permettre une avancée considérable quant à l’implication des citoyens dans les affaires du monde, à travers leurs représentants directement élus. Le Silicon Valley de l’Inde, Bangalore est tout adapté pour la mise en place de ce Parlement virtuel ou “e-Parlement”. Ce site Web, qui sera vraisemblablement dénommé e-parl.net, facilitera l’interaction des citoyens et des Parlementaires de par le monde afin de trouver une solution aux problèmes du monde.
Un conglomérat d’acteurs industriels et de Parlementaires sera mis en place pour étudier les possibilités de financement de ce projet. Les pionniers espèrent que le e-Parlement lui-même devienne un moyen de financement à travers les agences des Nations Unies. Selon Nicholas Dunlop, Bangalore sera le noyau des activités du e-Parlement en raison des logiciels et talents techniques abondants dans la ville. Le e-Parlement devra au début compter 25.000 Parlementaires démocratiquement élus dans environ 130 pays.
2.2 Parlement des jeunes dans la région de la Mer Baltique
Récemment, la voie pour la création d’un nouveau parlement a été ouverte. Le
parlement est ouvert aux jeunes ressortissant de toute la région de la Mer Baltique
et est unique en ce sens qu’il n’existe que sur le Web.
Au sein du e-Parlement - www.eParliament.net
- c’est son nom-, les jeunes ressortissants de la Biélorussie, du Danemark,
de l’Estonie, de la Finlande, de l’Allemagne, de la Lettonie, de la Lituanie,
de la Pologne, de la Russie et de la Suède peuvent rédiger des propositions,
prendre part aux discussion et voter. L’on espère que le e-Parlement contribuera
à une coopération plus intensive entre les jeunes de la région de la Mer Baltique
et accroître leur participation au débat public. Selon le coordonnateur du projet,
M. John Hultén, les discussions sont passionnantes dans la mesure où les députés
proviennent de différents pays et ont des cultures différentes.
Le eParlement.net n’a été disponible sur le Web que pour une période d’environ
un mois, mais un nombre de 500 jeunes ressortissants de différents pays dans
la région de la Mer Baltique ont déjà choisi d’en être membres. Un nombre considérable
de motions portant sur tous les sujets, allant de la légalisation de la prostitution
à l’annulation du Jeu-Concours de la Chanson Européenne y ont été introduites.
Les discussions ont été très animées.
Voici des faits portant sur le e-parlement dans la région Baltique :
2.2 Autres initiatives
Le Forum mondial sur la démocratie électronique constitue une autre initiative qui mérite d’être mentionnée, qui se tient régulièrement dans différentes villes afin de discuter des progrès réalisés sur des questions telles que le vote électronique et les initiatives publiques électroniques de par le monde. Les membres participants doivent partager la conviction que les NTIC finiront par modifier les relations entre les politiciens et leurs électeurs. A l’une de ces rencontres tenue à Issy les Moulineaux, France, le ‘’Dialogue Mondial entre les Villes”[4] a été introduit aussi bien que le programme e-Europe qui ont tous mis un accent sur le fait que le développement technologique doit être accompagné de celui de l’amélioration des rapports à tous les niveaux de la prise de décision aussi bien au niveau national que régional.
Le CYBERVOTE, un des projets auxquels la ville de Issy-les-Moulineaux participe tend à démontrer la faisabilité du vote en ligne. En effet, le vote électronique devient de plus en plus populaire ainsi qu’il a été prouvé par un sondage réalisé au Royaume Uni où 35% des personnes ayant répondu à un questionnaire on indiqué qu’ils préfèreraient voter par téléphone, pendant que le même pourcentage de gens aimeraient voter en ligne.
L’EVE (Evaluation et Validation des pratiques et des technologies dans le domaine de la E-démocratie), constitue une autre initiative de l’Union Européenne qui vise à fédérer la plupart des initiatives nationales autour de la e-démocratie.
En ce qui concerne la démocratie locale et participative, le Panel Citoyen[5] mis en place par la ville de Issy – les-Moulineaux est une preuve supplémentaire de la faisabilité d’un agora électronique.
Aux Etats-Unis, le Congress Online Project (Projet de Congrès en Ligne) financé sur subvention de Pew Charitable Trusts et conduit par la George Washington University et la Congressional Management Foundation évalue le Congrès dans l’optique d’améliorer ses rapports avec le commun des citoyens. Le programme a déjà commis deux grands rapports dont l’un porte sur ‘’la Surcharge des e-mails au sein du Congrès : Gérer une Crise des Communications’’ et l’autre, sur ‘’l’Evaluation et l’Amélioration des Sites Web de Capitol Hill’’.
Les NTIC sont utilisées au sein des Parlements dans le but de moderniser la gestion générale dans l’Hémicycle d’une part, et de communiquer avec le monde entier, d’autre part. Tandis que certains utilisent des logiciels pour gérer les grandes quantités de courrier électronique qui envahissent leur Parlement, d’autres n’ont fait qu’informatiser leurs fonctions budgétaires.
C’est ainsi qu’au Royaume-Uni, FaxYourMP.com permet aux individus d’envoyer un fax à leur député local en détaillant leurs doléances à travers l’utilisation de l’Internet. Ukonline.gov.uk pour sa part permet aux individus de contribuer à l’élaboration de politiques gouvernementales à travers des consultations officielles, et de discuter des points de vue avec d’autres citoyens. Les citoyens peuvent également se procurer des informations concernant leurs représentants élus et les élections, ou sur la manière de voter et de formuler des plaintes à propos des services publics.
Le Parlement du Bangladesh[6] dispose d’un site Web qui comprend plusieurs pages sur des sujets tels que les informations générales, le centre d’information sur la législature, les réformes parlementaires, les activités de l’Hémicycle, et l’Institut des Etudes Parlementaires. Deux langues sont parlées sur le site Web, à savoir l’anglais et le bangla.
Le Gouvernement du Royaume Uni a récemment publié un document sur la e-démocratie intitulé "Au service de la démocratie" (http://www.edemocracy.gov.uk), avec la possibilité d’une consultation en ligne qui engendrera probablement des projets similaires de développement de politique et de e-démocracie dans d’autres pays.
L’ UIP[7] est l’organisation internationale des Parlements des Etats souverains (Article 1er des Statuts de l’Union Inter-Parlementaire). Elle a été mise en place en 1889. L’ Union constitue le point focal du dialogue parlementaire à travers le monde et œuvre pour la paix et la coopération entre les peuples et pour le ferme enracinement de la démocratie représentative. L’UIP constitue une ressource d’informations en ligne sur les parlements, avec des renseignements sur chaque parlement membre, une description du système électoral, les résultats des élections les plus récentes et des informations actualisées à propos des mandats et statuts des députés. L’UIP offre un ensemble de base de données dont PARLINE, désignant « Parlements en ligne », et PARLIT, qui signifie « Parlement et Littérature ».
En Afrique, des efforts sont actuellement déployés en vue d’utiliser les NTIC pour faciliter le travail au sein des parlements et fournir au public des services efficaces. C’est ainsi qu’en 2001, l’Assemblée Nationale du Botswana a fait le premier pas dans l’utilisation des technologies de l’information pour promouvoir la bonne gouvernance. Avec l’assistance du PNUD, le bureau administratif de l’Assemblée a mis en place un système d’information informatisé pour intégrer la gestion documentaire en vue d’un meilleur accès du public aux informations concernant l’Assemblée Nationale et la House of Chiefs (Chambre des Chefs). Le projet comprend deux éléments : un intranet pour le bureau administratif et un système de management des ressources humaines au sein de l’Assemblée et de la Chambre des Chefs. Ainsi que l’a souligné l’Administrateur de l’Assemblée Nationale, “le projet répond à l’une des priorités majeures du Bureau : -rendre disponible l’information – jeter les bonnes bases devant permettre au Bureau de devenir un prestataire de service plus efficace”.
4.1 L’environnement global des NTIC
Un atelier récemment tenu à Nairobi, Kenya sur le développement de l’Internet en Afrique, a énuméré 11 domaines prioritaires qui doivent êtres visés par les gouvernements africains, le secteur privé et la société civile si le continent doit jamais combler la fracture numérique. Ce sont :
·Les zones rurales continuent d’être un défi en dépit de l’essor rapide enregistré dans les télécommunications en Afrique
·Accès aux équipements/terminaux à coût réduit sur les plates-formes de télécommunication existantes en milieu rural
·Transition de technologies et résistance au changement de la part des opérateurs
·Réduction du coût d’extension des infrastructures
·Encourager l’entreprenariat local
·Economies d’échelle pour améliorer le pouvoir de négociation
·Investir dans le e-commerce en Afrique
·Permettre l’acquisition des compétences et de la formation
·Permettre l’accès aux services du gouvernement
·Faire avancer la démocratisation en Afrique
·Promouvoir la participation de l’Afrique dans les rencontres internationales de prise de décision
4.2 Utilisation actuelle des NTIC par les parlements africains
D’après l’Union Inter-Parlementaire (UIP), près de 31 parlements africains ont un site Web. Moins de 20 d’entre eux opèrent le site à partir de leurs propres installations et à peine 10 ont développé un mécanisme interactif qui permette aux citoyens d’interfacer avec les parlements. L’observation des parlements africains révèle qu’à l’heure actuelle, les technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont utilisées pour les raisons suivantes :
·Travaux de secrétariat : en général 2 à 4 PC, non connectés pour assurer les travaux quotidiens de secrétariat au sein du parlement. En pratique, aucune Commission n’a d’équipement qui lui soit propre et les groupes ou sous-groupes parlementaires ne se servent pas encore des NTIC pour leurs travaux. La connectivité Internet est rare et les plans existants pour la mise en réseau de toutes les fonctions parlementaires attendent toujours un financement.
·Budget : L’ordinateur et les feuilles de calculs sont surtout utilisés pour suivre le budget du parlement, mais cela n’a pas de rapport avec le contrôle budgétaire qui est une fonction primordiale des parlements.
·Des bases de données locales sont en cours d’élaboration mais sont pour l’instant déconnectées des ressources de management globales. En particulier, les dossiers de la documentation et de la bibliothèque sont déconnectés du gros des ressources. L’archivage se fait selon la manière traditionnelle. Pratiquement aucune donnée statistique n’est stockée et rendue accessible aux Parlementaires et aux Média.
La conservation des traces des textes de lois et des amendements a été un sérieux problème d’ordre logistique dans la plupart des parlements. Dans bien des endroits dans le passé, il y a eu des controverses sur la question de savoir quelle version exacte des projets et propositions de loi a été votée. Un simple Intranet pourrait rendre disponibles à tous les élus les textes actuels de tous les projets et propositions de lois ainsi que les lois déjà votées. Et la disponibilité de ce même système sur l’Internet pourrait servir à informer les populations – à la lettre – de ce que leur Assemblée est en train de faire.
L’envergure d’utilisation des e-mails et leur portée dans la fonction des députés et du Parlement lui-même restent à évaluer. Ce n’est que dans de rares cas que le système d’information parlementaire est intégré dans un intranet national
Nous avons quelques bons exemples de pages Web de parlements africains qui cherchent réellement à fournir de l’information sur l’activité parlementaire, d’une part, et à promouvoir l’interactivité avec les citoyens, d’autre part. le Parlement de la Namibie par exemple a clairement formulé des messages édifiants tels que « Voici votre chance de participer aux processus du Parlement, aux discussions et débats et une opportunité pour être au parfum des événements qui se produisent au sein du Parlement Namibien et au sein de vos représentants élus. » ou « Soyez impliqué au processus afin que le Parlement soit une vraie représentation du peuple namibien. »
C’est par rapport à cet environnement de faible accès et utilisation de l’Internet et aux profonds besoins d’un renforcement ou d’une mise en œuvre d’intranets locaux que l’on doit considérer le concept de la mise en pratique d’un e-parlement africain. C’est aussi dans un environnement d’efforts accrus des régions et sous-régions – le forum des Parlements du SADC à un plan d’activités ambitieux pour 2001-2005-; et une importance renouvelée de l’implication des parlementaires dans le développement du continent africain que l’on doit se servir des NTIC comme l’un des facteurs facilitant la nécessaire convergence des efforts des gouvernements, des parlements, de la société civile et des bailleurs de fonds.
En examinant de façon globale la nécessité pour les Parlementaires de mieux communiquer entre eux, de même que la nécessité pour eux d’assurer le suivi et de contribuer au contrôle du processus du Nepad, l’on s’aperçoit à l’évidence que si elles sont bien utilisées, les NTIC peuvent être un merveilleux outil à rendre accessible dans tous les parlements. D’où la nécessité d’initier le processus de création d’un e-parlement qui s’occupera fondamentalement des fonctions suivantes :
·Assurer une communication en ligne entre les parlementaires africains et les ACP d’une part, et avec leurs homologues européens, d’autre part ;
·Favoriser l’interaction avec les citoyens vivant dans différentes régions africaines et qui trouvent quelque intérêt dans le déploiement du Nepad;
·Rendre accessible des données et des informations actuelles sur le développement de l’Afrique ;
·Produire des rapports d’évaluation et toute documentation jugée utile pour l’information continue des citoyens ;
·Susciter un consensus sur des questions brûlantes et aider à parfaire le Nepad et/ou à le maintenir sur la voie.
D’où deux indicateurs pré-requis pour la conception d’un tel e-parlement :
1-Transformer les parlements africains en des usines de la connaissance en vue d’une participation accrue et une meilleure démocratie. Ceci suppose des réformes institutionnelles et l’élaboration d’un programme.
2-Contribuer à une meilleure connaissance du fonctionnement des institutions de représentation et au renforcement et développement de leurs moyens d’action. Ceci nécessite un renforcement institutionnel et des capacités.
Du nombre des outils à utiliser, l’e-mail a le potentiel de produire un impact profond et positif sur le système démocratique. Si on l’utilise efficacement, le public – et même les groupements d’intérêts – pourra se lancer dans un dialogue d’information plus ouverte avec leurs élus, améliorant la communication, et réduisant potentiellement le cynisme et les mal compréhensions courantes qui font s’effriter la confiance du peuple envers le gouvernement. Les sites Web et les forums électroniques constituent un autre groupe d’outils à la disposition d’un tel parlement électronique, dont l’objectif primordial doit être de servir de soutien à un réseau des parlementaires. Un modèle de e-parlement en Afrique doit encourager chaque parlement national à évoluer de la situation statique d’une présence sur le Web et d’une automation interne (création de bases de données systèmes statistiques et financiers) vers des systèmes d’informations interactifs qui accroissent la participation des citoyens.
Des stratégies doivent être mises en place pour accroître l’interaction de la société civile, du secteur privé et du gouvernement dans la planification et la mise en œuvre des projets. Quelques-uns des défis à relever vont de la sécurité du réseau et des questions de confiance au choix du bon équilibre entre la liberté et la sécurité personnelles et les questions du manque d’infrastructures et de ressources humaines adéquates.
Un e-parlement africain doit donc mettre l’accent sur les cinq principales actions stratégiques suivantes :
·Assurer une meilleure prise de conscience des objectifs, protocoles et procédures du NEPAD (Renforcement des capacités institutionnelles). Ceci requiert que soient facilités le partage de l’information et l’élaboration d’une base de connaissances des parlementaires et leur staff.
·Faciliter la mise en œuvre du NEPAD à travers le plaidoyer et les campagnes de sensibilisation au sein des citoyens de la région : ceci suppose l’adoption de stratégies de communications afin de mobiliser des groupements spécifiques de la société civile tels que les femmes, les jeunes, le secteur non lucratif et le secteur privé.
·Encourager et soutenir la coopération inter-parlementaire dans la poursuite de l’intégration régionale ; le e-parlement viendra en appui au réseau des parlementaires.
·Renforcer les capacités en vue d’une formation des parlementaires et leur personnel : les Parlements devront concevoir des programmes de formation spécifiques y compris l’utilisation des outils NTIC tels que le e-mail, les e-forums, les sites Web, le vote en ligne.
Au cours d’une rencontre parallèle des législateurs tenue lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesburg, Mark Malloch Brown, Administrateur du PNUD a affirmé : "La question de savoir si le monde peut atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire est largement fonction de la politique et de l’économie. Il s’agit de savoir si nous sommes en mesure de susciter et de soutenir la volonté politique au sein des gouvernements du Sud à mettre un accent clair sur leurs propres défis de développement et de susciter la volonté politique des pays du Nord à appuyer ces efforts de bonne foi à travers le soutien au commerce et à la technologie. Dans tous ces efforts, les parlementaires on un rôle prépondérant à jouer – ce sont les parlementaires démocratiquement élus qui sont les avant-gardes politiques, ce sont eux qui sont directement responsables devant leurs électeurs sur ces questions, et enfin, ce sont eux qui peuvent le mieux orienter leurs gouvernements vers des actions concrètes – et contrôler ces actions afin de s’assurer qu’elles conduisent à des résultants probants." Et la déclaration de Kofi Anan à l’ouverture de la conférence des Nations Unies sur le NEPAD retentit tel un écho lorsqu’il a insisté que “le NEPAD est avant tout un partenariat entre les dirigeants africains et leur peuple”.
Armer les parlementaires afin qu’ils soient en mesure de mieux comprendre la nouvelle vision que promeut le NEPAD, d’une part, cependant qu’ensemble ils remplissent leurs fonctions de représentants des citoyens, et légitiment la mise en œuvre du NEPAD, d’autre part, est de ce fait d’une importance primordiale. Les NTIC serviront sans doute de facilitateur pour les réformes nécessaires et un parlement électronique, lorsqu’il sera convenablement conçu et mis en œuvre, promouvra les réformes parlementaires, ouvrira de nouvelles voies pour un réseau de communication des parlementaires et pour la large participation des citoyens de par l’Afrique.
Le schéma proposé pour un e-parlement africain – qui sera à terme connecté au e-parlement mondial – devra nécessiter d’autres études de terrain et susciter le consensus, mais gagnera davantage à démarrer par les noyaux sous-régionaux.
www.parliamentof bangladesh.org
developmentgateway.org/node/130619
www.parliament.uk/commons/selcom/infohome.htm
PROJET : E_PARLEMENT (Les NTIC au Service de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE
Les Parlementaires africains face au NEPAD
I.CONTEXTE
Née d'un désir commun de rapprocher les représentants élus de la Communauté européenne, députés au Parlement européen et les représentants et élus des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ("pays ACP") signataires de la convention de Lomé, l'Assemblée Paritaire ACP-UE est devenue une institution unique au monde.
C'est la seule assemblée internationale dans laquelle les représentants des différents pays siègent ensemble, régulièrement avec pour objectif la promotion de l'interdépendance Nord-Sud.
Son rôle s'est renforcé depuis l'entrée en vigueur du Traité sur l'Union européenne et l'élargissement de celle-ci. L'Assemblée Paritaire consacre une partie importante de ses travaux à la promotion des droits de l'homme et de la démocratie et aux valeurs communes à l'humanité qui ont fait l'objet d'engagements communs dans le cadre des conférences des Nations Unies.
Ces objectifs d’interdépendance et de promotion peuvent être améliorés ou renforcés si un espace de dialogue virtuel convenablement modéré se crée à l’aide des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Le présent projet vise à instaurer ce cadre et surtout permettre une meilleure implication des parlementaires ACP-UE dans le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
II. OBJECTIFS GLOBAUXLe présent projet vise à créer un cadre d’échanges, de concertation et d’action pour l’intégration des parlementaires à divers niveaux et des gouvernements et institutions qui à un titre quelconque pourraient être amenés à intervenir dans ces échanges.
III. OBJECTIFS SPECIFIQUESa. Objectif n° 1
Mettre en place les infrastructures adéquates de dialogues et d’échanges
Produit n° 1.1 : Un serveur internet et trois stations de travail acquis et rendus opérationnels
Il s’agira d’acquérir un matériel serveur pouvant héberger les foras de discussion, jouer le rôle de serveur de mail DNS et web.
Produit 1.2 : Mettre en place une option de connectivité Internet zéro tolérance de panne.
Il s’agira, à la suite d’une analyse comparative des options technologiques, de sélectionner l’accès par fibre optique ou par VSAT au réseau Internet selon le site qui sera identifié pour abriter les espaces de dialogue et d’échanges.
b. Objectif n°2
Mettre en place une Banque de données d’informations parlementaires ACP-UE.
Produit 2.1 : Création de liens vers les textes existants sur les sites déjà développés.
Produit 2.2 : Développer un site web de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE
Ce site permettra de présenter les synthèses des divers échanges, va jouer le rôle d’annuaire des Assemblées, et surtout faire ressortir les diverses initiatives de l’Assemblée Paritaire ; il devra offrir un interface web mail permettant au parlementaire d’avoir accès à la messagerie quelque soit l’endroit où il se situe ; présenter selon le cas l’historique des débats qui ont conduit à l’adoption de certaines lois jugées comme des références.
Ce site devra également autoriser l’enregistrement d’interrogations de la part des parlementaires, des gouvernements et même des administrés ; un espace de suggestions et de conseils de spécialistes pourra ainsi être constitué pour appuyer les débats et les prises de décision.
c. Objectif n° 3 : Initier périodiquement des foras entre membres
Produit 3. 1 : Création de plusieurs foras de discussion sur le NEPAD ; Foras ouverts ou restreints.
Des thèmes relatifs aux objectifs de NEPAD, sélectionnés par des comités intellectuels, ou des points focaux devront être publiés sur des listes de discussion crées au niveau du serveur.
Un modérateur recruté devra faire des synthèses à la suite des débats. Ces synthèse devront constituer des inputs au Comité national de NEPAD.
Ces thèmes devront porter sur :
-La bonne gouvernance publique
-La bonne gouvernance de l’économie privée
-Les infrastructures,
-L’éducation,
-La santé
-Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, leur appropriation et surtout par rapport aux grands projets de NEPAD,
-L’Agriculture,
-L’Environnement,
-L’Energie,
-L’Accès aux marchés des pays développés
d. Objectif n° 4 : Mettre en place un cadre institutionnel adéquat
Produit 4.1 : identification des points focaux au niveau de chaque parlement
L’accès de ces points focaux à l’espace de dialogue se fera par l’intermédiaire de l’interface web ; il suffira d’avoir un abonnement internet par modem commuté pour mettre à jour les données, pour participer aux foras ou pour utiliser l’espace de messagerie Web-Mail.
Produit 4.2 : Mise en place au niveau de chacune des Assemblées, de Comités Intellectuels Parlementaires.
Désigner 3 à 5 personnes au niveau des parlementaires, qui d’une manière rotative, devront faire la synthèse des thèmes à proposer pour les débats, la synthèse de l’historique des débats de référence, sur les serveurs de discussion et à travers les points focaux.
Produit 4.3 : Recruter deux administrateurs (un pour hard et un pour soft) et un modérateur au niveau du site central
PLANNING D’EXECUTION
BUDGET
·Augmenter la connaissance sur les objectifs, protocoles et procédures du NEPAD (Renforcement des capacités institutionnelles
·Faciliter la mise en oeuvre du NEPAD à travers le plaidoyer et la sensibilisation des citoyens de la région
·Encourager et appuyer la coopération inter-parlementaire poursuivant l’intégration régional
·Develop capacity for training of parliamentarians and their staff
[1] Pierre Dandjinou : occupe actuellement le poste de Spécialiste en Politique des Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) pour le Développement en Afrique de l’Ouest, Facilité des Ressources Sous-Régionales (SURF) du PNUD à Dakar. Je souhaite exprimer ma gratitude à mes collègues du PNUD, notamment Magdy Martinez –Soliman, conseiller en politique de gouvernance et Thierry Amoussougbo pour avoir enrichi les discussions sur la faisabilité d’un e-parlement africain. Veuillez noter que les points de vue émis dans ce document sont strictement ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement ceux du PNUD
[2] Aare Kasemets est le Directeur du Département d’Economie et de l’Information Sociale, Riigikogu Chancellery, Estonie ; il est l’auteur d’un document sur ‘Planification de la communication entre le parlement, le gouvernement local et différents groupes sociaux : problèmes et solution’, présenté à la conférence internationale sur la Gouvernance Electronique pour le compte du Nord-Ouest de la Russie : l’expérience Occidentale et les Tendances Russes, fév. 5-6, St Petersbourg.
[3] Les promoteurs de l’initiative du e-parlement sont : Nicholas Dunlop, Directeur Exécutif, Initiative e-Parlement. Email: wye@earthaction.org.uk<et Jesper Grolin, Directeur Associé, Initiative e-Parlement. Email: grolin.ioa@cbs.dk
[4] Global Cities Dialogue : réseau international de maires engagés à promouvoir une Société de l’Information pour tous, regroupant aujourd’hui 105 membres de tous les continents. Pour plus d’informations : www.globalcitiesdialogue.org
[5] Un cyberpanel a été mis en place en 2001 avec un échantillon de 700 habitants qui ont été questionnés tous les trois mois via l’Internet. Ils peuvent ainsi constituer un mécanisme clé for une prise de décision saine sur les affaires de la cité.
[6] www.parliamentofbangladesh.org
[7] www.ipu.org