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42. Dans l’essentiel, la démarche politique et technique de la gendérisation de la gestion budgétaire peut se résumer par deux mouvements simultanés : trouver les clefs d’entrée dans le cadre conceptuel, analytique et dans la pratique du système de gestion des ressources, en même que montrer les limites de ce cadre.
Le Niveau 1 de la discipline budgétaire :
43. Le Niveau 1 a trait aux conditions de l’équilibre macro-économique qui exige une adéquation entre recettes et dépenses publiques. Les efforts en vue de rétablir cet équilibre dans les générations antérieures de politiques d’ajustement structurel [PAS] dans le souci de ne pas entraver le dynamisme du marché comme vecteur de croissance, ont eu des conséquences négatives pour le Niveau 2.
44. De la perspective genre,
Ces coûts cachés sont à l’origine du plaidoyer pour la gendérisation du budget.
45. Ce qui est remis en question n’est pas le souci des équilibres macro-économiques mais de la façon d’en arriver d’une part, les facteurs structurels à en tenir compte dans une optique genre[10] . C'est-à-dire l’interaction entre niveau micro-méso et macro
46. Il est question de l’impact des recettes et des dépenses publiques non seulement sur l’équilibre macro-économique mais sur le développement économique et social, la pauvreté et sur l’inégalité, selon une optique genre.
47. Il est question de porter une plus grande attention sur les conditions micro-économiques d’une performance macro-économique en analysant l’intermédiation des institutions au niveau méso-économique, à travers le budget et le marché.
Le niveau 2 :la répartition des ressources en fonction des priorités stratégiques.
48. Le fondement principal des réformes budgétaires est de recentrer le rôle de l’état par rapport au marché privé. Ainsi, pour évaluer la performance budgétaire, il est question, de justifier l’intervention publique par rapport aux dysfonctionnements de marché, dans la mesure où le marché ne peut assurer une allocation efficace de ressources.
49. Elle peut se justifier par rapport aux
50. Les deux grandes catégories de raisons sont ces dysfonctionnements au niveau de l’allocation des ressources, à savoir l’existence des biens publics, des externalités [11] positives et négatives.
51. Les marchés peuvent être aussi incomplets parce que les services, comme l’éducation et les soins de santé sont sous-estimés et évalués par les consommateurs.
52. Les inégalités peuvent aussi légitimer l’intervention publique si elles vont à l’encontre des valeurs de la société ou si elles sont sources de mauvaise allocation des ressources (comme dans les exemples tirés des recherches sur le lien entre l’inégalité entre hommes et femmes et la croissance et le développement économique )[12]
53. Cette justification de l’action publique ouvre la principale porte d’entrée pour une approche genre dans le chantier de réforme de dépenses publiques
[10] Voir les articles dans la section 4 du Numéro Spécial de la publication World Development,July 2000, volume 28 Numéro 7 sur Bringing Gender Analysis into Economic Policy Institutions dont, D.Elson et N. Cagatay, The Social Content of Macroeconomic policies, Debbie Budlender, The Political Economy of Women’s Budgets in the South et Gita Sen, Gender Mainstreaming in Finance Ministries.
[11] Quand une action d’un individu –citoyen, entreprise, organisation- a un effet négatif ou bénéfique sur un autre ou d’autres sans que l’individu en question ne paie ou ne reçoive une compensation.
[12] Voir Engendering Development- Through Gender Equality in Rights, Resources and Voice, World Bank Policy Research Report, 2001 New York, Oxford University press.
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3.3 Comment définir les priorités politiques et budgétiser selon l’approche genre ?
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3.3.3 L’analyse genre de la gestion des ressources.
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