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Le rôle du PNUD dans le système des Nations Unies pour le développement

UNDP MDG Monitor

Lancé aux Nations Unies le 1er novembre 2007, le Moniteur des OMD, partenariat entre les Nations Unies, Cisco et Google, est un site web novateur qui permet de suivre les progrès accomplis en vue de la réalisation des OMD. Les visiteurs peuvent accéder à des informations sur quelque 130 pays du monde entier. Le Moniteur fournit des informations essentielles aux décideurs politiques et aux praticiens du développement pour réduire la pauvreté extrême d’ici 2015. L’une des fonctionnalités du site est Google Earth, qui permet de visualiser les profils des pays en trois dimensions.
Pour de plus amples informations, voir : www.mdgmonitor.org
(Photo:Eskinder Debebe/ ONU)

Lorsque le nouveau Secrétaire général a pris ses fonctions le 1er janvier 2007, il a retenu certaines actions prioritaires à mettre en œuvre pendant la durée de son mandat. Il a résolu notamment de poursuivre le processus de réforme pour harmoniser davantage l’Organisation ainsi que de mobiliser la volonté politique des États Membres et de s’assurer qu’ils tiennent leurs engagements de réaliser les OMD en veillant à ce que des ressources suffisantes soient allouées au développement.

Des progrès ont été accomplis sur ces deux fronts. Faisant fond sur les efforts déjà en cours visant à renforcer la cohérence et l’efficacité du système des Nations Unies dans leurs interventions en faveur du développement au niveau national, le PNUD œuvre avec ses partenaires onusiens pour effectuer une contribution dans ce sens à la fois en qualité de gestionnaire du système des coordonnateurs résidents ainsi que d’acteur du développement fournissant des appuis aux programmes et des conseils techniques et politiques aux partenaires nationaux. En 2007, l’Assemblée générale a adopté le rapport du dernier Examen triennal complet, qui guide les activités du système des Nations Unies dans le domaine du développement. Cet examen reconnaît le rôle central joué par les coordonnateurs résidents dans la coordination des activités opérationnelles pour le développement, en vue de l’amélioration des interventions de l’Organisation pour répondre aux priorités nationales. Il reconnaît également que le système des coordonnateurs résidents joue un rôle clé en tant qu’instrument de coordination des activités de développement des Nations Unies au niveau des pays. Le PNUD s’emploie à renforcer sa gestion du système des coordonnateurs résidents de manière à ce que cette fonction soit exercée par le système des Nations Unies pour le développement de manière collégiale, participative et transparente. Dans de nombreux pays, le PNUD a créé un poste de directeur de pays chargé exclusivement de gérer le programme du PNUD, pour permettre au coordonnateur résident de se concentrer davantage sur le renforcement de la cohérence de l’équipe de pays des Nations Unies pour répondre aux priorités nationales de développement. Le PNUD s’acquitte aussi de son rôle de membre du Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD) et s’assure que les activités de l’Organisation soient bien intégrées et alignées sur les objectifs de développement nationaux.

PNUD et ONUAu début 2007, avec les autorités gouvernementales de huit pays qui avaient décidé d’appuyer les efforts de l’Organisation visant à l’accroissement de la cohérence et de l’efficacité, les Nations Unies ont lancé des projets pilotes dans le cadre de l’initiative « Unis dans l’action »; les pays participants étaient l’Albanie, le Cap-Vert, le Mozambique, le Pakistan, le Rwanda, la Tanzanie, l’Uruguay et le Viet Nam. Ces projets, où les partenaires nationaux œuvrent en collaboration avec les équipes de pays des Nations Unies, ont pour objet d’accroître la cohérence et l’efficacité des opérations de développement des Nations Unies, de tirer parti de l’expertise et de l’expérience disponibles au sein de tout le système onusien, de réduire les coûts de transaction et de forger des synergies pour aider les pays à mettre en application leurs plans nationaux de développement. Les retours d’information initiaux des huit pays pilotes et des équipes de pays des Nations Unies indiquent, sur la base des résultats obtenus en 2007, que grâce aux quatre principes de l’unification (un programme unique, un responsable unique, un budget unique et un bureau unique), les équipes de pays alignent plus étroitement l’aide au développement de l’Organisation sur les plans et priorités nationaux pour assurer une appropriation nationale accrue et pour offrir une plate-forme solide permettant aux Nations Unies de maximiser l’impact de leurs opérations de développement par une programmation et une planification conjointes. Les activités en cours dans les pays pilotes contribuent également à définir la répartition des responsabilités au sein de l’équipe de pays en vue de l’obtention de résultats concrets en matière de développement, s’assurant ainsi que tous les membres du système des Nations Unies appuient un programme et un apport de ressources cohérents et alignés sur les priorités nationales. Elles rappellent par ailleurs qu’il n’y a pas de formule magique et que les modalités selon lesquelles le système des Nations Unies exécute ses activités de développement varient d’un pays à l’autre en fonction du contexte et des priorités de la nation.

Au Rwanda, grâce à l’initiative «Unis dans l’action», les priorités retenues au titre du cadre d’aide au développement existant, gouvernance, santé, VIH/sida, nutrition et population, éducation, environnement, croissance durable et protection sociale, relèvent à présent d’un document opérationnel commun. Les portefeuilles de programmes ont été répartis entre les organismes des Nations Unies selon les avantages comparatifs de chacun de ceux-ci. Un comité de pilotage, réunissant des représentants des ministères techniques, des organismes onusiens, des organisations de développement bilatérales, des donateurs et d’autres parties prenantes, surveille les progrès accomplis tout au long du cycle de programmation dans chacun des domaines thématiques. D’après les retours d’information des instances gouvernementales, la planification conjointe a abouti à une approche stratégique plus cohérente, à une maximisation de l’impact des interventions des entités collaborant sur le terrain et au strict alignement des opérations de développement menées par les Nations Unies sur les plans officiels de développement national.

En Tanzanie, l’exécution des trois composantes du programme unique (programmes conjoints, services communs et communications communes) est en cours. Les activités des programmes conjoints sont mises en œuvre depuis la fin 2007 et, en mars 2008, 75 % des ressources nécessaires pour combler les manques de financement des divers programmes conjoints avaient été décaissés sur le fonds unique. Les bureaux des Nations Unies de Dar es Salam et deux grands bureaux auxiliaires de Zanzibar et de Kigoma sont gérés indépendamment par des organismes onusiens, chaque organisme administrant ses propres activités de programme au moyen de structures administratives – généralement ressources humaines, technologie des communications, achats et finances – qui tendent à fournir des services analogues. Le plan de bureau unique pour 2008-2009, adopté par l’équipe de pays des Nations Unies, vise à réduire les structures et les pratiques parallèles.

« Si je devais résumer ma vision des Nations Unies et de ses travaux à l’heure actuelle, je dirais que l’Organisation se caractérise par un pragmatisme fondé sur des principes éthiques. En vertu de leur charte et de leur vocation, les Nations Unies se doivent d’être la voix de la conscience morale du monde. Un élément de cette composante morale est le devoir de répondre aux espoirs et aux attentes placés en nous, de fournir des résultats. »

- Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, The Economist : The World in 2008

Au Viet Nam, 16 membres résidents de l’équipe de pays des Nations Unies participent au moins à l’un des quatre principes de l’unification. En août 2007, le gouvernement vietnamien et six organismes des Nations Unies ont signé le premier plan unique, qui guidera leurs activités de programmation jusqu’à la fin 2010. Un autre plan unique associant tous les autres membres de l’équipe de pays des Nations Unies est déjà en vigueur. Un budget unique est en place, avec un fonds spécial unique pour appuyer les efforts harmonisés de mobilisation et d’allocation des ressources. Le rôle du coordonnateur résident a été élargi afin de renforcer la cohérence politique et programmatique. Une équipe de gestion des opérations réduit les coûts par des mesures de mise en commun des activités opérationnelles telles que les déplacements, la sécurité et les achats, au titre d’un plan d’action pour les services communs. Et il est prévu d’établir une Maison des Nations Unies écologique pour faire des activités de l’Organisation au Viet Nam un modèle de pratiques respectueuses de l’environnement.

Dans le cadre de l’intensification des efforts visant à augmenter la cohérence et l’efficacité du système des Nations Unies au niveau des pays et à accroître les activités conjointes des Nations Unies, le PNUD est souvent appelé à faire fonction d’agent administratif de fonds d’affectation spéciale multi-donateurs. Ces fonds sont des instruments de financement par le biais desquels les donateurs mettent en commun leurs apports pour appuyer la réalisation des priorités nationales et pour faciliter la collaboration et la coordination des activités des organismes des Nations Unies. Depuis 2004, le rôle d’agent administratif du PNUD s’est développé pour inclure la gestion de plus de 3 milliards de dollars au nom du système des Nations Unies et des donateurs. Le plus important des fonds ainsi gérés est le Fonds d’affectation spéciale pour l’Iraq, aujourd’hui d’un montant de plus de 1 milliard de dollars.

Reconnaissant la nécessité d’accélérer les progrès dans la réalisation des OMD, gouvernements et donateurs refocalisent leur attention et leurs ressources pour relever les défis de cette entreprise. C’est ainsi qu’en 2007, le Secrétaire général a instauré spécifiquement à ces fins un Groupe de pilotage pour la réalisation des OMD en Afrique, groupe qu’il préside et qui réunit un ensemble sans précédent de responsables des principaux partenaires au développement actifs en Afrique : la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, l' Organisation de coopération et de développement économiques, la Banque Mondiale, la Commission européenne, la Commission de l’Union africaine et le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD) représenté par son président, l’Administrateur du PNUD.

Trois grands objectifs guident les travaux du Groupe de pilotage. Le premier est de renforcer l’appui dans les pays en vue de la réalisation des OMD. Au nombre des priorités, figurent ici le lancement d’une Révolution verte africaine, au moyen d’un accroissement de l’aide publique au développement (APD) pour doubler la production vivrière. Le Groupe de pilotage vise également à accroître les investissements dans l’enseignement, les systèmes et les ressources humaines dans le domaine de la santé et l’infrastructure publique, et d’appuyer la réalisation d’un recensement de population en 2010. Le second objectif concerne les engagements de financement de l’APD. Soixante-dix pour cent de l’augmentation totale de l’APD promise à l’Afrique d’ici 2010 restent à programmer. En conséquence, le Groupe de pilotage a recommandé que les partenaires au développement publient pour chaque pays des tableaux de l’exécution de leurs engagements mondiaux en matière d’APD et qu’ils fournissent aux pays africains des échéanciers annuels indiquant l’APD qui leur serait allouée. Le troisième objectif est de renforcer la collaboration au sein des pays, pour amplifier les efforts visant à la réalisation des OMD. Le Groupe de pilotage travaille avec le Bénin, le Ghana, le Libéria, le Niger, la République centrafricaine, le Rwanda, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Togo et la Zambie pour mener des études de cas et identifier les projets et programmes non financés qu’un appui international permettrait d’amplifier immédiatement. Ces études de cas seront présentées à la réunion du G-8 de Hokkaido et au Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide d’Accra  pour appuyer le plaidoyer en faveur de flux d’APD accrus et plus prévisibles.

Dans tous ces efforts, le PNUD est guidé par la conviction constante qu’une véritable cohérence et une efficacité renforcée du système des Nations Unies pour le développement aboutiront à terme à un impact accru sur l’amélioration des conditions d’existence des populations dans les pays qu’il dessert.

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