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FENU: Élargir la couverture des services financiersThe UN Capital Le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU), administré par le PNUD, s’emploie avec les pays les moins avancés à mettre en œuvre des programmes pour améliorer le développement local, notamment en assurant l’accès aux services financiers de base. Quelque deux milliards d’habitants de notre planète n’ont actuellement pas accès aux produits et services financiers du secteur formel, ce qui fait obstacle aux progrès dans de multiples domaines, depuis la construction des logements jusqu’à l’éducation. La situation est particulièrement grave en Afrique subsaharienne où plus de 90 % des gens ne peuvent pas faire d’emprunt ni utiliser les services bancaires. |
Au Lesotho, par exemple, le PNUD a apporté son concours à un processus de consultation qui a réuni des responsables du secteur public et des groupes de la société civile lors de la formulation de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, notamment pour les questions de la prise en compte des droits et de l’autonomisation des femmes. La stratégie prévoit maintenant des mesures visant à réduire la vulnérabilité des femmes au VIH/sida et à remédier aux disparités entre les sexes dans le domaine de l’éducation.
Au Malawi, la baisse de fertilité des sols, la sujétion à l’agriculture pluviale et la survenue de sécheresses et d’inondations liées au réchauffement mondial contribuent à accroître la pauvreté. Elles portent également atteinte à la sécurité alimentaire et aggravent la malnutrition chronique. En 2005, les pouvoirs publics ont proposé un programme de subventions substantielles pour l’achat d’intrants agricoles, semences et engrais, en faveur des ménages pauvres en vue d’améliorer leurs moyens d’existence et leur alimentation. Le PNUD a appuyé le programme dès ses débuts et a aidé le Malawi à obtenir une assistance concertée de nombreux autres partenaires au développement internationaux. Il a apporté son concours à la mobilisation de ressources supplémentaires ainsi qu’à une campagne d’information nationale sur le programme à l’intention des agriculteurs, des dirigeants locaux et des fournisseurs du secteur privé. En 2006 et en 2007, grâce au subventionnement des intrants agricoles, ainsi qu’à des pluies abondantes, le Malawi a fait une récolte record de maïs, alors que les pays voisins continuaient d’enregistrer des déficits. Le PNUD s’emploie actuellement avec les pouvoirs publics et d’autres partenaires au développement à tirer parti de ces acquis en reliant la sécurité alimentaire à la croissance économique, à l’amélioration de la nutrition et à la réduction de la vulnérabilité du pays aux changements climatiques, au moyen notamment de techniques de récupération de l’eau et de diversification des cultures.
En 2006, une initiative régionale mise en œuvre en Europe de l’Est et dans la Communauté des États indépendants a aidé les pays à partager leurs connaissances sur les stratégies de transition économique. En Géorgie, le PNUD a aidé le gouvernement à élaborer des politiques reliant expressément la croissance économique et le développement des entreprises à la création d’emplois. Il a également aidé le Service des statistiques à renforcer ses capacités pour mesurer les activités de l’important secteur informel du pays en vue de son intégration dans la planification économique générale. Un partenariat avec le ministère de l’Éducation s’est attaché à apparier la formation professionnelle aux besoins du secteur privé. D’autres interventions ont contribué à la réforme de l’administration publique par une actualisation des pratiques de gestion, des mesures de lutte contre la corruption et une amélioration des communications avec le public.
Afin d’appuyer la décentralisation politique et économique en cours dans de nombreux pays, le PNUD collabore aussi directement avec des entités sous-nationales et des collectivités locales en vue de l’adoption de stratégies de développement économique ayant fait leurs preuves ou de la mise en œuvre à titre pilote de nouvelles approches susceptibles d’être reproduites ailleurs. Il œuvre depuis près d’une décennie au Tadjikistan, où il aide à établir des fonds de microfinance. Dans une centaine de municipalités rurales, ces fonds se sont avérés d’une utilité vitale pour les gens qui, depuis l’effondrement de l’Union soviétique et au lendemain d’une guerre civile aux conséquences catastrophiques sur le plan économique et social, s’efforcent de s’assurer ainsi qu’à leur famille une existence décente. Près de 80 000 ménages sont ainsi parvenus à s’extirper de la pauvreté grâce à des prêts qui leur permettent d’élever du bétail, de cultiver des légumes et d’exploiter de petits ateliers de couture. Les bénéfices réalisés par les fonds de microfinance servent à appuyer des initiatives de développement communautaire prioritaires, tels que des projets d’adduction d’eau potable et de rénovation d’établissement scolaires ou hospitaliers. Un projet analogue entrepris au Kirghizistan voisin a appuyé la formation de 2 000 groupes d’entraide locaux qui mettent en commun leurs économies et octroient des prêts à leurs membres.
Le PNUD poursuit ses efforts visant à associer le secteur privé aux initiatives de développement en tant que moteur essentiel d’une économie dynamique et inclusive. En 2006, il a œuvré avec ce secteur dans quelque 103 pays, soit 50 % de plus qu’il y a trois ans. Il joue un rôle clé en amenant les entreprises à participer au Pacte mondial, lancé par les Nations Unies en 2000 pour tirer partie des forces du secteur privé afin de relever les défis de la mondialisation. Plus de 3 000 entreprises de 100 pays participent aujourd’hui à cette initiative, ce qui fait d’elle le plus grand programme volontaire de citoyenneté des entreprises au monde. Dans les divers pays, le PNUD réunit différents organismes des Nations Unies, les chefs d’entreprises et les dirigeants politiques pour envisager l’adoption de pratiques commerciales novatrices bénéfiques pour le développement économique ainsi que pour le développement humain.
En Moldova, suite à l’adhésion au Pacte mondial, un groupe de grandes sociétés a formé en 2006 un réseau en faveur de la responsabilité sociale des entreprises, qui encourage notamment l’adoption de principes protégeant les droits au travail et l’environnement. Les signataires du Pacte mondial de la Trinité-et-Tobago collaborent pour coordonner diverses initiatives de citoyenneté des entreprises, en particulier en les reliant de façon plus concrète aux objectifs de développement nationaux.
Le PNUD œuvre aussi directement avec les entreprises nationales et les multinationales pour réduire la pauvreté et fournir des services aux régions sous-desservies. Au Kenya, sous l’égide de son programme mondial intitulé Encourager les entreprises viables, il a établi 10 projets de partenariat visant à améliorer les entreprises et les moyens d’existence. L’un de ces projets est mis en œuvre avec Kevian, entreprise de production de jus de fruits, qui jusqu’à une date récente, importait tout son concentré de jus de mangues de l’étranger. Le Kenya est gros producteur de mangues mais du fait de carences des techniques culturales et des réseaux de commercialisation, les pertes de récolte sont considérables. L’initiative Encourager les entreprises viables a aidé les producteurs locaux à améliorer les techniques de récolte, de commercialisation et de gestion des nuisibles; il les a également mis en rapport avec Kevian, ce qui leur permet d’améliorer leurs moyens d’existence et ce qui offre à l’entreprise une souplesse accrue en matière d’approvisionnement et une protection contre les fluctuations des taux de change. Globalement, les 10 projets de l’initiative Encourager les entreprises viables du Kenya devraient dégager plus de 70 millions de dollars EU de revenus supplémentaires et créer des milliers d’emplois, atteignant ainsi, estime-t-on, 42 000 bénéficiaires.
À Fidji, un partenariat avec l’ANZ Bank a apporté les premiers services bancaires modernes aux régions rurales. Selon certaines estimations, 70 % de la population de la région du Pacifique n’ont pas accès aux banques. Au moyen d’unités mobiles qui desservent 250 villages ruraux, plus de 60 000 comptes en banque avaient été ouverts à la fin 2006, après deux ans d’exécution du projet. Les clients peuvent ouvrir des comptes chèques et des comptes d’épargne et, après avoir économisé pendant six mois, ont accès aux services de crédit. Le PNUD a maintenant reproduit ce programme dans les Îles Salomon et à Tonga.
Les rapports du PNUD, dont la renommée n’est plus à faire, sur le développement humain aux niveaux sous-national, national, régional et mondial ont continué d’innover en 2006. Étant donné qu’ils soulignent l’importance de larges consultations pour recueillir divers points de vue, ils mettent souvent en évidence des lacunes en matière de développement ou des points parfois mal compris ou négligés. Un rapport sur la région Asie-Pacifique, Trade on Human Terms: Transforming Trade for Human Development in Asia and the Pacific [Le commerce dans des conditions humaines : transformation du commerce pour le développement humain en Asie et dans le Pacifique], a signalé le fait que la libéralisation du commerce en Asie n’avait pas eu pour effet automatique de créer suffisamment d’emplois pour les pauvres, ce phénomène étant dit « croissance sans emplois ». Il a émis huit recommandations, en faveur notamment de régimes fiscaux plus équitables, d’un réétalonnage des taux d’intérêt pour lutter contre la croissance sans emplois, et de négociations commerciales plus lentes mais plus productives sur les accords commerciaux multilatéraux. Ce rapport a bénéficié d’une couverture médiatique considérable dans toute la région et au-delà, suscité des débats publics et retenu l’attention des décideurs nationaux qui ont demandé des traductions dans les langues locales afin de pouvoir s’en servir comme instrument d’information et guide de l’élaboration de politiques.
Au Nigéria, le PNUD a fait équipe avec la Shell Petroleum Development Company pour produire un rapport sur le delta du Niger, région riche en hydrocarbures mais troublée. Élaboré au moyen de vastes consultations régionales et lancé par le président du Nigéria Olusegun Obasanjo lors d’un forum consacré à un examen de l’avenir de la région, le rapport a évalué sans complaisance les importants déficits développementaux de celle-ci. Il propose un programme d’action en sept points insistant sur la paix et la réconciliation, l’amélioration de la gouvernance et le développement durable. Le PNUD fait actuellement usage du rapport en tant que base de travaux supplémentaires avec Shell et le programme norvégien Pétrole pour le développement. Ces travaux comprennent des initiatives de création d’emplois pour les jeunes et d’appui aux administrations locales afin de les aider à mieux gérer les revenus du pétrole pour le développement local.
Le rapport national sur le développement humain du Chili de 2006 a conclu que l’emploi généralisé des technologies modernes n’induirait pas une amélioration du développement humain s’il n’était pas doublé d’encouragements à l’inclusion sociale et de mesures favorisant un accès équitable aux technologies. Le gouvernement a reformulé sa stratégie de développement d’une société de l’information pour renforcer les programmes d’éducation informatique et encourager les petites entreprises à s’informatiser. SUBTEL, l’Office des télécommunications de l’État, a intégré les conclusions du rapport dans ses programmes de travail à court et à long terme. Il a notamment pris la décision stratégique de réduire l’ouverture de nouveaux télécentres publics et de s’attacher davantage à améliorer les centres existants en renforçant leurs relations avec les collectivités où ils sont situés. Les municipalités ont fait usage du rapport pour élaborer des stratégies numériques locales qui visent à étendre la portée des services de télécommunications et à accroître la participation du public au moyen de nouveaux sites web municipaux.
Dans le cadre de son appui à la recherche en matière de politiques publiques, le PNUD soutient notamment le Centre international de lutte contre la pauvreté au Brésil qui est une co-entreprise avec l’Institut de recherche économique appliquée, grande organisation d’économie politique affiliée au Gouvernement brésilien. Plate-forme d’échanges et de création d’idées novatrices concernant les politiquas et pratiques relatives à la pauvreté, tout particulièrement de la part de pays en développement, le centre offre des conférences et des bourses et publie des études effectuées par des praticiens et des théoriciens du développement de haut niveau.
Pour les pays dont les capacités de recherche présentent des lacunes, l’appui du PNUD avec ses cartographies et ses analyses détaillées apporte une solution provisoire cruciale. Dans certains cas, pour les rapports nationaux sur le développement humain par exemple, le PNUD favorise la formation de partenariats nationaux qui, par le processus d’élaboration des rapports et grâce au travail collectif et aux échanges de connaissances auquel il donne lieu, contribue à accroître les capacités des pays. En dernière analyse, tous les travaux de recherche du PNUD ne visent qu’à un seul but, celui du renforcement des capacités à instaurer un développement inclusif qui élargit les options des gens et améliore leurs conditions de vie.
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