Avant-propos : réforme, renouveau, résultats


L’Administrateur du PNUD Kemal Dervis (à dr.) rencontre Victor Mena (à g.), président d’une association de défense des droits des peuples autochtones, dans une plantation de caféiers du Costa Rica.

L’examen des activités du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au cours de l’année écoulée met clairement en évidence le double défi auquel nous faisons face. Il y a tout d’abord l’effort de cohérence générale et le programme « Unis dans l’action » qui sont d’une importance primordiale pour l’ensemble du système de développement des Nations Unies. En tant que président du Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD), l’Administrateur du PNUD a, de concert avec ses collègues des Nations Unies, un rôle tout particulier à jouer dans la réforme de l’Organisation. Dans la mise en place des mesures requises pour accroître l’efficience et l’efficacité de celle-ci au niveau des pays, nous ne visons pas à amalgamer les divers mandats ou organismes, mais bien plutôt à faire fond sur les compétences et l’expertise de ces organismes de manière à ce que les Nations Unies agissent de manière plus harmonieuse et élaborent de façon plus efficace les liens qui existent entre les activités au niveau des pays et le débat mondial des politiques. 

Le second défi que nous avons à relever est un défi qui nous est propre. Le PNUD est un partenaire clé dans les activités de renforcement des capacités axées sur quatre domaines : réduction de la pauvreté, gouvernance démocratique, environnement et énergie, prévention des crises et relèvement. Comme il est énoncé dans notre Plan stratégique 2008-2011, nous devons continuer d’agir sur le terrain dans ces domaines, en apportant aux pays bénéficiaires de nos programmes des connaissances, des conseils de politiques, des appuis de plaidoyer et une assistance technique, sur la base des bonnes pratiques accumulées et de notre avantage comparatif. Ce faisant toutefois, il faut également que nous nous désengagions des activités sectorielles et sous-sectorielles relevant du mandat spécifique d’autres entités. Ainsi, loin de perpétuer une situation pouvant être perçue comme un conflit d’intérêts, nos actions en tant qu’organisation stratégique axée sur les politiques et focalisée sur son mandat fondamental et sur les activités d’un système des coordonnateurs résidents englobant l’ensemble des Nations Unies seront pleinement complémentaires et permettront à l’Organisation de jouer son rôle de principal partenaire des pays en matière de développement. Un PNUD rénové, judicieusement géré et bien doté en ressources, ainsi que l’a reconnu le Groupe de haut niveau sur la cohérence de l’action du système des Nations Unies, apportera un appui indispensable au système des coordonnateurs résidents de même qu’à l’ensemble du système de développement des Nations Unies.

La force profonde du PNUD réside dans ce double rôle. Nos travaux seront en conséquence de plus en plus stratégiques, intégrateurs, orientés vers les relations intersectorielles et consacrés à l’exécution de notre mandat fondamental, qui est d’œuvrer avec les pays en développement pour appuyer un processus de renforcement des capacités visant à établir des institutions nationales fortes et un cadre de gouvernance qui accélère le développement et qui bénéficie à toute la population.

En cette année qui marque le point médian de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), fixée à 2015, le PNUD a un rôle crucial à jouer au sein du système des Nations Unies pour le développement, par sa coopération avec les pays à l’appui des efforts qu’ils déploient pour lutter contre la pauvreté en vue de l’instauration d’une croissance pro-pauvres inclusive et d’un développement humain pour tous.

 

Kemal Derviş
Administrateur du PNUD