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Le Rwanda détiente le record mondial du nombre de femmes parlementaires avec prés de 50%. Partisan de longue date de la participation des femmes à la politique et dans la cadre de sa contribution aux travaux de l'equipe de pays des Nations Unies au Rwanda, le PNUD aide les femmes parlementaires à se doter des capacités requises pour élaborer des lois favorables aux droits des femmes et pour plaider en leur faveur. |
Dans le contexte de la réforme des Nations Unies en cours, le PNUD s’est employé activement à resserrer la coordination en raison des possibilités qui en résultent de réduire le fardeau administratif pesant sur les pays en développement, tout particulièrement pour ceux dont les capacités suffisent difficilement à faire face aux multiples tâches qui leur incombent.
Les pays en phase de post-conflit ont tout particulièrement besoin de coordination, étant donné la faiblesse de leur capacité à absorber et à gérer un volume parfois considérable de nouvelles ressources. Un récent examen des fonds de la Banque mondiale et de plusieurs donateurs bilatéraux a conclu qu’un mécanisme unique de gestion des ressources permettait une mise en œuvre plus rapide des activités, un recueil d’informations sur les interventions qui s’avèrent les plus efficaces, et la communication aux donateurs de rapports financiers harmonisés et complets. Dans certains pays, notamment en République démocratique du Congo, en Iraq et au Soudan, le PNUD est chargé de l’administration de fonds d’affectation spéciale multidonateurs qui rassemblent des milliards de dollars de contributions pour les secours humanitaires et le développement. Un audit de l’administration du Fonds d’affectation spéciale pour l'Iraq mené par PricewaterhouseCoopers a conclu que le PNUD était allé bien au-delà des exigences relatives à la transparence et à la production de rapports.
À la fin 2006, le PNUD a commencé à administrer le nouveau Fonds pour la consolidation de la paix, fonds mondial qui possède la souplesse requise pour offrir des ressources à divers pays lorsqu’il n’est pas possible de recourir à d’autres mécanismes de financement. Ayant pour objet de renforcer les capacités et les services essentiels pour maintenir la paix au lendemain de conflits, ce fonds avait déjà, au début 2007, recueilli les apports de 28 pays donateurs d’un montant total de 136 millions de dollars EU et commencé à octroyer des appuis en faveur de l’amélioration de l’administration publique, de l’état de droit et de l’emploi des jeunes au Burundi et en Sierra Leone.
Les pays qui ne connaissent pas de conflits peuvent eux aussi bénéficier d’un renforcement de la coordination des activités des Nations Unies. Les équipes de pays des Nations Unies peuvent, par des interventions collectives, les aider à orchestrer toute la gamme de politiques et de programmes, sociaux, politiques, économiques et environnementaux, dont ils ont besoin pour favoriser l’instauration d’un développement inclusif et réaliser leurs OMD. Le PNUD possède déjà dans de nombreux pays une longue expérience de la coopération avec les pouvoirs publics dans le cadre d’activités qui relient différents secteurs sociaux et économiques : conception de politiques de développement nationales, mesure des OMD et entretien des capacités dans les domaines de l’économie et de la gouvernance. Par son travail de coordination, et grâce à l’ampleur de ses capacités et à l’audience qu’il possède en tant que plus grand organisme de développement des Nations Unies, il peut faire fonction de pont pour relier les stratégies du système des Nations Unies et les stratégies générales de développement nationales, notamment en attirant l’attention sur les capacités éprouvées d’autres organismes.
C’est ainsi qu’au Yémen, par exemple, le gouvernement a sollicité l’appui du PNUD pour produire une évaluation des progrès en matière de réalisation des OMD. Sous la direction du coordonnateur résident, les organismes de l’ONU présents dans le pays ont œuvré de concert pour formuler et appliquer un programme d’appui complet. Les Nations Unies et les autres partenaires au développement ont guidé le processus par l’entremise de groupes de travail thématiques, dont certains avaient été formés pour la production du document de stratégie du Yémen pour la réduction de la pauvreté. Chaque organisme onusien a apporté ses compétences spécialisées : le PNUD avec l’OIT sur la croissance économique, le PNUD sur l’environnement, la décentralisation et l’égalité des sexes, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la santé et la population, et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) sur la sécurité alimentaire. La stratégie de développement la plus récente du Yémen, mise en application en 2006, s’appuie largement sur les résultats de cette évaluation Elle intègre toutes les questions clés relatives à la réalisation des OMD et définit des cibles précises et des mesures d’action spécifiques dans divers domaines prioritaires tels que la croissance économique, l’accès à l’eau potable et l’éducation des filles. Le Yémen s’appuie actuellement sur ce rapport d’évaluation dans les pourparlers en vue de son adhésion au Conseil de coopération du Golfe. Avec un plan d’investissement public soutenu par le PNUD, l’évaluation a également constitué la base d’une conférence des donateurs parrainée par le Conseil réunie à fin 2006, qui a mobilisé près de 5 milliards de dollars EU à l’appui de la stratégie nationale de développement du Yémen.
D’autres formes de collaboration concernent des questions spécifiques liées au développement. En 2006, des équipes communes des Nations Unies pour lutter contre le sida, dirigées par le coordonnateur résident, avaient été établies dans une soixante de pays. Au Lesotho, l’un des pays les plus durement touchés par le VIH/sida, une de ces équipes a réuni des ressources techniques et financières pour aider le gouvernement à créer une Commission nationale sur le sida et à formuler un Plan stratégique national de lutte contre le sida comprenant notamment un volet axé sur l’éducation et un autre concernant l’accès aux antirétroviraux. Des indicateurs normalisés permettent de mesurer les progrès et un système de bases de données harmonisé suit l’évolution des taux de prévalence ainsi que d’autres données essentielles. Cet instrument autorise un partage régulier et systématique de l’information entre la Commission, le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale et les partenaires au développement tels que la Banque mondiale, les Nations Unies et le Gouvernement des États-Unis. Le système des Nations Unies a aligné son propre portefeuille de programmes communs sur la stratégie nationale.
Au début 2007, le PNUD s’est joint au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) pour lancer le Centre pour la pauvreté et l’environnement à Nairobi. Sur la base d’une initiative commune antérieure qui a fait les preuves de son efficacité, les deux organismes aideront ainsi les pays en développement à intégrer une gestion rationnelle de l’environnement dans les politiques de réduction de la pauvreté et de croissance. Le Partenariat sur le climat, autre entreprise conjointe, aidera sept pays d’Afrique à protéger leur économie des impacts climatiques, notamment en améliorant l’emploi du système international de crédits d’émissions. Ces pays sont l’Éthiopie, le Kenya, Maurice, le Mozambique, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et la Zambie.
Dans des pays tels que le Rwanda, le PNUD et le PNUE aident déjà à renforcer les capacités nationales en matière d’évaluation des liens entre l’économie et l’environnement et à en tenir compte dans les stratégies nationales de réduction de la pauvreté. Les deux organismes ont réuni des représentants officiels des domaines des finances, de l’agriculture, de l’environnement, de l’infrastructure et de la gouvernance locale en vue d’un renforcement et d’une harmonisation des politiques. Un appui commun fourni en 2006 au ministère des Finances et de la Planification économique lui a permis d’évoluer dans ce sens en calculant pour la première fois les coûts économiques de la dégradation de l’environnement. La diminution des ressources en eau, par exemple, s’est traduite par des pénuries d’énergie qui, à leur tour, affectent la disponibilité de moyens d’existence.
Pour renforcer les partenariats entre les Nations Unies et la société civile, vu les apports essentiels que celle-ci peut effectuer aux programmes, le PNUD a continué en 2006 à nommer des points focaux de la société civile dans plusieurs équipes de pays des Nations Unies. En 2007, au sein du GNUD, il a joué un rôle directeur dans l’établissement d’un Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour la société civile. Ce fonds (institué conformément à la décision du Secrétaire général en réponse au rapport de 2004 du Groupe de personnalités éminentes sur les relations entre l’ONU et la société civile, dirigé par l’ancien Président du Brésil Fernando Henrique Cardoso) facilitera la coordination des activités des Nations Unies en accordant des capitaux de démarrage aux équipes de pays qui lancent des initiatives novatrices avec les organisations de la société civile.
Conformément aux recommandations de l’Assemblée générale, le PNUD continue d’œuvrer avec d’autres organismes des Nations Unies, ainsi que dans le cadre de ses propres programmes, en faveur d’une concentration à l’échelle de l’Organisation sur le renforcement des capacités nationales, mesure clé pour permettre aux pays de gérer eux-mêmes leurs progrès sur la voie d’un développement durable et équitable notamment au moyen de la coopération Sud-Sud. Il s’emploie également à assurer une meilleure mise en réseau des vastes connaissances des Nations Unies en matière de politique du développement. Ceci devrait faciliter l’apport de ces connaissances pour appuyer les partenariats au développement, ainsi que le PNUD peut en attester sur la base de sa propre expérience, sur le plan interne, des réseaux de partage des connaissances qui ont fait la preuve de leur valeur. Sur de nombreux points, le PNUD a fait usage de ses propres activités, marquées ces dernières années par des changements rapides, pour démontrer ce que l’on peut accomplir par l’actualisation et la transformation innovante des pratiques des Nations Unies pour répondre aux besoins en évolution.
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