Table des matièresLes accomplissements |
Soutien du programme de réforme des Nations Unies![]() Le 19 janvier 2005, le Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan et le Président Olusegun Obasanjo du Nigéria ont inauguré la Maison des Nations Unies à Abuja. Le PNUD est à la tête des efforts visant à créer des bureaux communs réunissant les organismes des Nations Unies afin d’accroître la cohérence des travaux des équipes de pays. Parmi les défis auxquels le monde fait face, nombreux sont ceux qu’aucun pays agissant seul ne saurait relever efficacement. La résolution des problèmes de la dégradation de l’environnement, des crises mondiales de la santé, de la prolifération nucléaire ou de la volatilité financière exige de toute évidence des interventions concertées au niveau international. C’est ce qui fait que les Nations Unies, organisation véritablement mondiale, ont une importance aussi cruciale. Mais pour s’attaquer de manière efficace aux défis urgents de l’heure, l’Organisation doit mettre en œuvre un processus de réforme et de renouveau, ainsi qu’il a été reconnu lors du Sommet du Millénaire en 2000 et derechef lors du Sommet mondial en 2005. L’obtention d’une cohérence accrue au sein des Nations Unies est également l’objectif d’un nouveau groupe d’experts de haut niveau institué par le Secrétaire général au début 2006. Le PNUD, au cœur du système de développement des Nations Unies, a un rôle clé à jouer pour appuyer ce programme genéral de réforme. Élaboration de l’ONU de demain : le rôle du
PNUD
Le PNUD prend actuellement la direction des initiatives de renforcement du rôle du coordonnateur résident. En particulier, il anime des efforts visant à mettre en place un nouveau système d’évaluation des coordonnateurs résidents ainsi qu’à conférer à ceux-ci une autorité accrue pour s’exprimer au nom des Nations Unies, promouvoir de nouvelles stratégies de développement et forger des partenariats qui amplifieront l’impact des programmes sur le terrain. Vu les fonctions et les responsabilités supplémentaires qui sont confiées aux représentants résidents, il est urgent de leur apporter aussi un appui renforcé, notamment dans les pays où l’équipe des Nations Unies est nombreuse ainsi que dans ceux où le PNUD met en œuvre des programmes complexes. Le PNUD a déjà commencé à nommer des directeurs de pays chargés de la gestion quotidienne de ses opérations dans certains de ces pays. Il a dégagé des fonds pour financer 15 de ces postes et mobilise actuellement des ressources pour en financer 24 autres. Par ailleurs, il s’emploie à renforcer la direction du GNUD au niveau régional et s’oriente vers l’établissement d’équipes de pays des Nations Unies unifiées selon le concept du programme « une ONU unique », qui contribuera à rationaliser les activités de l’Organisation au niveau des pays. En réponse à l’appel lancé dans le Document final du Sommet mondial des Nations Unies de 2005 en faveur d’une amélioration de la coordination des activités de l’Organisation, le Secrétaire général a établi un Groupe d’experts de haut niveau sur la cohérence du système des Nations Unies en matière de développement, d’aide humanitaire et d’environnement, dont l’Administrateur du PNUD est membre d’office. Le PNUD appuie les travaux de ce groupe, qui examinera toute une gamme d’options en vue d’un renforcement optimal de la coordination des activités des Nations Unies de par le monde. Une cohérence accrue est également nécessaire pour assurer l’exécution de programmes de développement dans les pays qui ont connu des conflits. La création de la Commission de consolidation de la paix, l’un des principaux résultats du Sommet mondial de 2005, aidera les Nations Unies et leurs organismes à adopter une approche plus intégrée du relèvement au lendemain des conflits. Le PNUD soutient la commission et fera fonction d’administrateur du Fonds pour la consolidation de la paix qui lui est associé. Il s’emploie également avec le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et d’autres parties à améliorer le processus de planification des missions intégrées de l’Organisation et à assurer une transition sans heurts de la phase de l’aide humanitaire à celle du relèvement, en collaboration avec le GNUD et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.
L’un des principaux défis auxquels le PNUD fait face consiste à aider les pays en développement à remédier aux insuffisances sous-jacentes en matière de capacités multisectorielles. En 2005, le Conseil d’administration du PNUD a convenu d’allouer des ressources de base aux efforts déployés en vue du renforcement des capacités nationales. Pour la période 2006-2007, quelque 210 millions de dollars (montant estimatif) seront disponibles pour financer des initiatives de renforcement des capacités menées sous la direction du PNUD, dont il est escompté qu’elles appuieront les activités de l’ensemble du système des Nations Unies et d’autres partenaires au développement dans leurs domaines sectoriels respectifs. De manière générale, ces initiatives devraient soutenir le travail de la communauté internationale du développement, pour faire en sorte que l’aide publique au développement soit utilisée de manière rationnelle, efficace et efficiente, ce qui aura pour effet de seconder les efforts des pays en développement visant à la réalisation des OMD. Les mécanismes que le PNUD a élaborés pour faciliter le partage d’information et de connaissances entre les membres de son personnel peuvent également bénéficier au système des Nations Unies et favoriser sa transformation en une organisation fondée sur la connaissance. Il y a une décennie, le PNUD a entrepris de créer des réseaux de connaissance réunissant le personnel autour de centres d’intérêts professionnels. Il y a aujourd’hui 22 communautés de connaissance, dont 3 réseaux ouverts à d’autres organismes des Nations Unies et à des partenaires extérieurs. Avec un total de plus de 14 000 participants, ces groupes d’expertise dynamiques opèrent 24 heures sur 24. L’aptitude du PNUD à fournir des connaissances pratiques aux pays se trouve accrue par son réseau de centres de politiques : le Centre international de lutte contre la pauvreté, établi à Brasilia, le Centre de développement des terres sèches de Nairobi et le Centre d’Oslo pour la gouvernance. Ces foyers de connaissance contribuent à améliorer l’impact de nos activités sur le terrain en apportant à nos bureaux de pays des idées à la pointe de l’actualité dans toute une gamme de domaines du développement. Les succès remportés par le PNUD avec ses réseaux de connaissance le positionnent de manière idéale pour appuyer la mise en place de mécanismes analogues au sein des Nations Unies et pour favoriser un resserrement de la coopération au sein de l’Organisation. Le modèle innovant des communautés de connaissance du PNUD est d’ores et déjà appliqué dans plusieurs domaines, notamment ceux des droits de l’homme, de la gestion de la dette et de la prévention des crises, et l’on compte aujourd’hui 10 organismes des Nations Unies qui collaborent avec le PNUD pour élaborer diverses approches de la gestion des connaissances. Sous l’égide du GNUD, le PNUD dirige actuellement les activités d’un nouveau réseau de politiques, qui fournit un appui technique à 18 équipes de pays des Nations Unies. Pertinence de l’expérience du PNUD en matière
de réforme Les réformes du PNUD en ont fait une organisation plus responsable et plus transparente. En 1999, il a introduit le Plan de financement pluriannuel (PFP) en tant que mécanisme d’annonce de contributions qui permet aux donateurs de lier leur concours financier aux résultats, aux performances des programmes et à l’efficacité de l’aide. Le PFP réunit les objectifs, les ressources et les effets des programmes dans le cadre d’un document stratégique unique. Outre sa valeur pour la gestion interne, il permet également aux donateurs et aux parties prenantes de surveiller les prestations de l’organisation et de mesurer ses accomplissements par rapport aux objectifs du développement humain. L’adoption du PFP, auquel des améliorations continuent d’être apportées sur la base des enseignements tirés depuis six ans, a transformé le PNUD en une organisation axée sur les résultats. Le PNUD a également, autre progrès significatif, rapproché ses opérations des gens qu’il dessert. Par l’entremise de ses bureaux régionaux de Bangkok, Bratislava, Colombo et Johannesburg, il est aujourd’hui en mesure de fournir un appui plus efficace aux bureaux de pays. En créant une masse critique de capacités en matière de fourniture de conseils, de programmation et d’opérations au niveau régional, le PNUD peut réaliser des économies d’échelle et améliorer son rendement par la mise en commun de certaines de ses ressources. La rationalisation des activités du PNUD a bénéficié
de la création d’un Groupe de gestion des risques, qui signale
à l’Administrateur les possibilités d’amélioration
qui rendraient le PNUD plus souple et plus adaptable au changement. Un
cadre de responsabilisation global est également en voie d’achèvement.
Un nouveau Comité de direction et d’application des principes
de l’égalité des sexes, présidé par
l’Administrateur, fait fond sur les efforts de prise en compte systématique
des sexospécificités pour veiller à ce que ces efforts
portent sur tous les aspects des travaux de l’organisation.
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