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Protéger notre planète pour le bénéfice des pauvres![]() Dans un village thaïlandais, les familles bénéficient d’une station de pompage à énergie solaire établie grâce à un projet du FENU. Les revenus qu’elles se procurent ainsi leur permettent de payer les études de leurs enfants, de se nourrir et d’effectuer les réparations essentielles à leur maison. Beaucoup de problèmes environnementaux ne peuvent être traités que dans le cadre d’une coopération internationale. L’atténuation des effets des changements climatiques, l’accès à des sources durables d’énergie, la protection des cours d’eau, lacs et régions côtières de diverses formes de pollution sont des défis qui exigent une approche multilatérale. Le PNUD appuie les efforts des pays visant à protéger l’environnement et à gérer efficacement leurs ressources, et il promeut la coopération entre les pays pour relever les défis environnementaux communs. L’un des principaux objectifs du PNUD est d’aider les pays à concevoir des politiques environnementales et énergétiques qui prennent en considération les besoins des pauvres. L’inefficacité et l’inégalité de la gestion des ressources naturelles opposent des obstacles majeurs à la transformation des communautés du monde en développement. Quand les ressources naturelles s’épuisent, quand la pollution menace le bien-être de la population, ce sont généralement les plus vulnérables qui sont le plus durement touchés. Les ménages pauvres dépendent souvent de l’accès à diverses ressources naturelles pour vivre; ils sont souvent les plus gravement affectés par l’exposition à l’eau insalubre, à la pollution atmosphérique intérieure, aux produits chimiques toxiques et à d’autres dangers pour la santé. L’eau est une ressource naturelle fondamentale pour le développement humain. Aujourd’hui, plus d’un milliard d’habitants de notre planète n’ont pas accès à l’eau propre et 2,4 milliards ne disposent pas d’installations d’assainissement élémentaires. La consommation et l’usage abusif de ressources en eau chaque jour plus précieuses se sont intensifiés ces dernières décennies; nous en sommes au point où les pénuries d’eau, la dégradation de la qualité de l’eau et la destruction des écosystèmes aquatiques menacent le développement humain et la stabilité politique. Avec la raréfaction de l’eau, de nouvelles formes de tensions peuvent survenir entre les pays à cours d’eau et lacs partagés. Pour parer aux risques de conflit et tirer parti des possibilités de coopération, le PNUD a établi l’Initiative pour les bassins fluviaux transfrontières, plate-forme favorisant le dialogue et le consensus pour les pays à ressources en eau partagées. Nous appuyons dans ce cadre les efforts de 36 pays visant à conclure des accords sur la gestion de ces ressources, en partenariat avec des organisations régionales et nationales, notamment la Commission du Mékong, l’Initiative du bassin du Nil et l’Autorité du bassin du Niger. Faisant fond sur ces succès, le PNUD étend actuellement son initiative relative aux eaux partagées pour couvrir l’Asie centrale où, en collaboration avec d’autres organismes des Nations Unies, il mène un processus qui permettra aux gouvernements de la région de coopérer à la gestion de leurs ressources en eau communes.
La gestion rationnelle et équitable des ressources naturelles est essentielle pour assurer une réduction durable de la pauvreté et la réalisation des OMD. L’un des moyens les plus efficaces de faire en sorte que les besoins environnementaux des pauvres ne soient pas ignorés consiste à les inclure dans les politiques nationales. Toutefois, dans la plupart des pays, l’intégration de perspectives pro-pauvres sur l’environnement dans les stratégies de développement nationales constitue un défi majeur. Le PNUD, en partenariat avec le PNUE, appuie l’adoption de telles stratégies au Cambodge, au Kenya, au Nicaragua, au Rwanda, en Tanzanie et au Viet Nam. Dans le cadre de l’Initiative pauvreté et environnement, nous avons aidé le gouvernement tanzanien à intégrer l’environnement dans le processus stratégique de réduction de la pauvreté. Cette initiative favorise le dialogue entre les décideurs politiques, les ONG et les groupes communautaires sur les relations entre pauvreté et environnement, ainsi que l’emploi d’indicateurs environnementaux dans la planification locale et nationale. En conséquence, la nouvelle stratégie tanzanienne de réduction de la pauvreté comprend des mesures de gestion des ressources naturelles visant à atténuer la pauvreté, à autonomiser les femmes et à responsabiliser les instances gouvernementales. L’accès à des sources d’énergie d’un coût abordable est essentiel pour atténuer la pauvreté. Au Kenya, la cherté de l’énergie accroît les coûts de production et affecte la compétitivité des produits kényens sur les marchés locaux et internationaux. Pour y remédier, le PNUD aide les petites et moyennes entreprises à réduire leurs coûts de production par une amélioration de l’efficacité énergétique. Il a dispensé en particulier une formation aux gestionnaires et aux ingénieurs en matière de techniques de production à bon rendement énergétique, ce qui a permis à de nombreuses entreprises de réaliser des économies substantielles de carburant. Cette initiative accroît également l’accès des projets rentables au financement et offre des possibilités intéressantes pour les autres pays d’Afrique de l’Est. En Inde, le PNUD appuie les efforts des pouvoirs publics visant à autonomiser les collectivités pauvres et défavorisées et à renforcer leurs moyens d’existence par une gestion améliorée des ressources naturelles. En collaboration avec les autorités fédérales et le gouvernement des États du Jharkhand, de l’Orissa et du Rajasthan, le projet a pour objet d’encourager la participation effective des pauvres, et notamment des femmes, à la gestion et au développement des ressources naturelles. En collaboration avec quelque 5 000 groupements féminins et 17 partenaires de la société civile, il aide les femmes défavorisées à s’unir pour élaborer des pratiques culturales durables, gérer des projets de conservation et favoriser la régénération de pâtures et de terres incultes. Ces réseaux relient également les femmes à des institutions financières et leur confèrent le pouvoir et l’influence dont elles ont besoin pour négocier de manière efficace avec les administrations locales.
Nombre des problèmes environnementaux auxquels le monde fait face aujourd’hui, depuis les changements climatiques jusqu’à l’épuisement de l’ozone, sont de nature mondiale. Grâce au financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le PNUD soutient la coopération internationale en faveur de l’instauration d’un développement durable. Le FEM, dont les agents d’exécution sont la Banque mondiale, le PNUD et le PNUE, est un mécanisme de financement qui appuie les initiatives visant à réduire les grandes menaces qui pèsent sur l’environnement mondial, notamment la perte de biodiversité, la dégradation des sols et des eaux internationales, et les polluants organiques persistants. Le PNUD-FEM exécute 1 750 projets dans plus de 155 pays en développement. En 2005, pour financer ces projets, le PNUD a obtenu 284,5 millions de dollars du FEM et mobilisé 1,02 milliard de dollars de cofinancements octroyés par des gouvernements et divers donateurs. Dans le cadre des projets du FEM, le PNUD aide les pays à améliorer
leur rendement énergétique et à réduire leurs
émissions de gaz à effet
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