Promouvoir le développement humain


Au Brésil, comme dans d’autres pays du monde en développement, l’accès à l’eau potable propre présente des difficultés quotidiennes. Le Rapport mondial sur le développement humain 2006, qui concentre son attention sur la crise de l’accès à l’eau qui s’aggrave, proposera des solutions pour faire en sorte que les intérêts des pauvres figurent en bonne place dans la gestion des ressources en eau.

Au cours de la décennie écoulée, l’économie mondiale a connu des taux de croissance particulièrement élevés, dus en partie à une progression sans précédent des échanges commerciaux. Durant cette période, l’expansion du commerce mondial de marchandises a été de près du double de celle de la production mondiale. En 2005, pour la première fois, la valeur des exportations mondiales de marchandises a atteint les 10 billions de dollars. Toutefois, tous n’ont pas bénéficié de ces progrès. L’inégalité s’accentue au niveau mondial comme au niveau national. Dans de nombreux pays en développement qui connaissent une croissance économique soutenue, les écarts des revenus se creusent. En Afrique du Sud, par exemple, dont le taux de croissance moyen des trois dernières années s’établit à 3,9 %, les 10 % les plus pauvres de la population ne disposent que de 1,4 % du revenu national et les 10 % les plus riches de 44 %.

La croissance économique est, certes, un important moteur du développement, mais les taux élevés de croissance de produit intérieur brut (PIB), les excédents budgétaires et les réserves de devises sont d’une valeur limitée s’ils ne s’accompagnent pas d’une répartition plus équitable des ressources, d’un accès amélioré aux soins de santé et à l’éducation et de politiques environnementales rationnelles. Cette approche du développement humain se situe au cœur des travaux du PNUD depuis plus de 15 ans. En mettant les gens au centre du processus du développement, le PNUD aide les pays à élaborer des politiques qui prennent en considération les besoins des pauvres.

Le PNUD soutient également le développement axé sur les gens par la production du Rapport mondial sur le développement humain. Depuis son lancement en 1990, ce rapport annuel est devenu une source de connaissances et d’information faisant autorité et des plus respectées concernant le développement mondial. Commandité par le PNUD, il est produit indépendamment par une équipe choisie de chercheurs et de praticiens du développement de premier plan. Chaque rapport se concentre sur l’un des grands thèmes actuels du débat du développement, sur lequel il propose des analyses novatrices et des recommandations de politique. La série des Rapports mondiaux sur le développement humain plaide en faveur d’une réorientation du débat du développement où la croissance économique n’est plus la seule préoccupation mais où il est fait une place équilibrée à l’équité, à la durabilité, à la productivité et à l’habilitation. L’Indicateur du développement humain (IDH), élément caractéristique du Rapport, offre une alternative reconnue au PIB en tant que mesure du développement.

Depuis son lancement en 1990, ce rapport annuel est devenu une source de connaissances et d’information faisant autorité et des plus respectées concernant le développement mondial.

Outre le Rapport mondial sur le développement humain, le PNUD appuie aussi la publication de rapports régionaux, qui plaident en faveur de partenariats et de stratégies de développement humain spécifiques aux régions, de même que de rapports nationaux qui offrent une plate-forme de débat politique et des instruments pour mesurer les progrès au niveau des pays. À ce jour, plus de 550 rapports nationaux et sous-nationaux sur le développement humain ont été produits par 135 pays, ainsi que 30 rapports régionaux.

Ces rapports sont bien plus que de simples publications. Ce sont des instruments de plaidoyer dynamiques issus d’un processus de large participation et d’engagement actif au sein des pays, avec les instances gouvernementales, le monde académique, les organisations de la société civile et d’autres partenaires, et dans toutes les régions.

En raison de leur souplesse et du fait qu’ils reposent sur les perspectives nationales et régionales, les rapports sur le développement humain s’avèrent particulièrement opérants par leurs impacts sur les politiques et les pratiques. Les groupes non gouvernementaux s’y réfèrent pour suivre les progrès accomplis et pour tenir les pouvoirs publics responsables de leurs actes, tandis que les journalistes s’en servent en tant que ressources dans leurs reportages. Au fil des ans, ils ont abouti à la formation de communautés nationales et internationales dynamiques qui font preuve d’un attachement croissant au développement humain.

On trouvera ci-dessous quelques exemples concrets de l’impact des rapports sur le développement humain :

Rapport mondial sur le développement humain 2005

La coopération internationale à la croisée des chemins Lancé au cours des derniers préparatifs du Sommet mondial 2005, ce rapport a dressé le bilan du développement humain au niveau mondial. Il s’est penché sur les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des OMD, a mis en évidence le coût humain des cibles manquées et a signalé l’importance de l’inégalité en tant qu’obstacle majeur au développement humain. Il a lancé un appel à l’action aux pays signataires de la Déclaration du Millénaire. Le gouvernement de l’Inde, par exemple, a décidé de réviser ses dépenses publiques de santé aux fins de s’attaquer au problème de la persistance du taux élevé de mortalité des moins de cinq ans, sur lequel le RMDH 2005 avait attiré l’attention.

États arabes : le pouvoir de la connaissance

L’édition 2003 du Rapport arabe sur le développement humain a analysé les effets des déficits de connaissance sur le développement humain dans les pays arabes. Il a présenté la vision d’une future société fondée sur la connaissance et élaborée sur les libertés politiques, l’éducation de qualité et l’innovation. Sa publication a eu pour résultats d’inciter plusieurs États arabes à renforcer les connaissances technologiques du personnel de l’enseignement primaire en mathématiques et en sciences et à évaluer les écarts entre l’enseignement supérieur et le marché du travail. Au nombre des nouvelles initiatives régionales figurent la création d’un nouvel Organisme d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur dans le monde arabe et l’établissement du premier Institut d’e-gouvernement régional arabe à Amman (Jordanie), ainsi que la formation de partenariats visant à renforcer la recherche dans les sciences sociales et la politique des sciences dans la région.

Kosovo : cartographie de la participation

Produit au cours d’une année électorale, le Rapport sur le développement humain du Kosovo de 2004 a identifié les larges variations du développement humain entre différentes communautés. Il a préconisé l’application de mesures visant à approfondir la démocratie et à relever le niveau de vie, notamment des réformes en matière de gouvernance, la réduction des écarts qui se creusent entre divers groupes sociaux et la mobilisation de la société civile. À la suite de sa publication, il a été décidé de procéder à une enquête sur la population et le logement. Le rapport a également contribué à l’adoption d’une loi sur la décentralisation. En outre, le cabinet du Premier ministre s’est doté d’un Bureau de la sûreté publique en vue d’assurer à terme une supervision démocratique du secteur de la sécurité.