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Forger des partenariats pour le développementLe développement humain est un processus complexe qui exige la participation d’un grand nombre d’acteurs divers et qui dépasse les aptitudes de toute organisation, quelle qu’elle soit, agissant isolément. Le renforcement des capacités des pays à bâtir une société solide et prospère exige la coopération d’un vaste ensemble de partenaires, comprenant les pays donateurs, le secteur privé, la société civile, les institutions financières internationales et les organismes régionaux. Le PNUD intervient en tant qu’intermédiaire impartial et catalyseur pour réunir les gens et les organisations qui contribuent aux progrès du développement humain.
Le PNUD élargit ses partenariats avec les organisations de la société civile (OSC) qui jouent un rôle de premier plan dans la formulation des politiques de réduction de la pauvreté ainsi que dans l’exécution des projets sur le terrain. Le dialogue et la coopération avec ces organisations ont bénéficié des efforts du Comité consultatif sur les OSC qui fournit au PNUD des conseils stratégiques sur toute une gamme de questions relatives au développement humain. En 2005, la contribution significative des OSC aux dialogues de politiques a été accrue par plusieurs activités parrainées par le PNUD, notamment par le Dialogue sur les biens communs communautaires qui a eu lieu à l’université Fordham à New York. En avril 2006, le Comité consultatif sur les OSC s’est réuni avec la haute direction du PNUD pour examiner une série de questions, notamment le processus de réforme des Nations Unies, le renforcement des capacités commerciales et la prévention des conflits. Au titre d’un programme de 2 millions de dollars financé par l’organisation de développement néerlandaise SNV, des groupes de la société civile de 15 pays ont bénéficié de dons pour accroître leur participation à l’élaboration de stratégies de réduction de la pauvreté axées sur les OMD. En outre, un programme de microfinancements visant à aider les organisations communautaires à appuyer les activités de prévention des crises et de relèvement a été mis en œuvre avec succès à titre pilote en Colombie, au Libéria et à Sri Lanka. Le PNUD tire également parti des forces du secteur privé en intervenant pour établir des partenariats entre des grandes entreprises, des gouvernements, des ONG et des entrepreneurs locaux. Par son Initiative de développement d’entreprises durables (GSB - Growing Sustainable Business), par exemple, le PNUD œuvre avec le secteur privé pour identifier et réaliser des investissements commerciaux qui répondent à la demande locale, stimulent l’entreprenariat local et contribuent à réduire la pauvreté. Le but visé est d’encourager les entreprises qui ciblent les marchés des pays en développement et d’améliorer les relations entre les grandes entreprises et les PME locales. En recherchant des solutions innovantes de type public-privé qui emploient les ressources que les grandes entreprises possèdent déjà, l’initiative fait converger les intérêts des entreprises et les priorités des pays et fait intervenir les partenaires au développement appropriés.
Dans la ligne du Pacte mondial, initiative internationale novatrice du Secrétaire général des Nations Unies visant à combattre la corruption et à promouvoir les droits de l’homme, le travail et la protection de l’environnement, la GSB repose sur le principe de l’importance fondamentale du développement économique des pays les plus pauvres qui va dans le sens des intérêts à long terme de la communauté mondiale. Il en découle que les entreprises doivent être encouragées à participer au développement pro-pauvres qui débouche sur une expansion à long terme des marchés. L’initiative GSB reconnaît également la nécessité urgente d’attirer des investissements accrus et des entreprises dans les PMA, groupe de pays qui rassemble 12,5 % de la population du monde en développement mais qui ne recueille que 1,5 % des flux bruts d’investissements étrangers directs. Les projets d’investissement de la GSB se situent dans des secteurs très divers, depuis les télécommunications rurales jusqu’aux circuits d’approvisionnement agricoles et au financement des PME. Lancée en 2002, elle a obtenu la participation de toute une gamme d’entreprises, notamment Ericsson, la Société Générale, Total et Unilever. Avec un portefeuille d’investissements allant de 200 000 dollars à 23 millions de dollars, elle a été introduite en El Salvador, en Éthiopie, au Kenya, à Madagascar, en Serbie-et-Monténégro, en Tanzanie et en Zambie. C’est ainsi qu’en Tanzanie, Unilever collabore avec l’Union mondiale pour la nature, l’organisation de développement néerlandaise SNV et le Centre mondial d’agroforesterie pour encourager les communautés et les petites entreprises locale à cultiver des arbres de l’espèce Allanblackia, commune dans l’Ouest, le centre et l’Est de l’Afrique, qui produit des graines utilisées dans la fabrication de savon et de margarine. Le but est de générer des revenus aux agriculteurs locaux tout en bénéficiant à l’entreprise dans le long terme, à mesure que le marché de l’huile d’Allanblackia de développe. Forte de ces réalisations, la GSB pourra recueillir le soutien d’autres entreprises et apporter des possibilités de croissance significatives aux pays en développement. L’intégration toujours croissante de l’économie
mondiale ouvre de nouvelles possibilités de coopération
entre les pays en développement. Dans le domaine du commerce, plus
de 40 % des exportations de ces pays sont destinées à d’autres
pays en développement et les échanges commerciaux Sud-Sud
augmentent à un taux annuel de 11 %, soit près de deux fois
plus rapidement que les échanges commerciaux mondiaux. Le renforcement
de la collaboration entre les pays en développement peut aussi
accélérer la réalisation des OMD : depuis la fourniture
de soins de santé contre le VIH/sida jusqu’aux centres de
recherche de classe mondiale, ces pays possèdent des réserves
significatives de connaissance et d’excellence auxquelles on peut
recourir pour appuyer les efforts de développement humain. C’est
pourquoi le PNUD, par l’entremise de son Groupe spécial pour
la coopération Sud-Sud, aide les pays en développement à
collaborer pour formuler des politiques, partager des informations et
convenir de priorités communes afin d’élaborer eux-mêmes
des solutions aux problèmes auxquels ils font face. Nous avons,
par exemple, aidé des organisations de la société
civile de Sri Lanka à bénéficier de l’expérience
acquise par l’Inde dans le domaine du renforcement des capacités
institutionnelles des ONG. Nous encourageons également les initiatives
Sud-Sud visant à maîtriser la propagation du VIH/sida. Au
titre d’un projet parrainé par le PNUD, la Thaïlande
fait don de 50 000 préservatifs à sept pays africains :
Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Mali, Nigéria et Ouganda; le
projet est financé par le gouvernement thaïlandais et le PNUD
facilite l’expédition et la distribution des préservatifs.
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